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SENSATIONS ET MOUVEMENTS

SOT le cri el uoe inlflrprétaliou parlielle des aspects les plus généraux du sujet ; la classincation des différentes formes du cri, le cri cbci les peuples primitirs, l'iulluence do l'4ge. le développement progressif, les causes et les symptômes physiques, et la description des états mentaux dans le cri.

D^uxiêmi: partie. — Analyse de l'acte du cri considéré comme une série d'érénements physiques, tels que les symptômes do circulalimi, les altitudes du corps, la vocalisation, élraaglemenl, sanglots, larmes, el tous les effets physiques.

La /i'oij;ierf.e/)ar/i'e offre un résumé généra) des théories actuelles sur le cri, et le développement de ta ihéorie que l'auteur dégage de son élude.

Voici ses principales conclusions :

Le cri <te produit dans plu^^îeurs conditions mentales et phyiiiques très différentes. Mais son élément essentiel, psychologiquement, est un sentiment d'abandon chez l'eufant el qui devient chez l'adulte un sentiment du désespoir et de renoncement à l'effort. La conclusion importante de ceci est que le cri en dernière analyse est une situation dons laquelle une réaction se produit A la Mn d'une période de détresse où a été donné un énergique effbrl, et oiïaété déployée de Ténergic nerveuse. C'e&lesscutietlement une rupture qui est de la nature d'une cessation d'adaptation aux conditions environnantes. Une analyse de l'acte du cri lui-même dans ses parties physiologiques constituantes, montre qne les traits les plus importants sont : troubles de la circulation, contractions musculaires, sanglots, larmes, étranglement et vocalisation.

11 y a nettement deux groupes de symptômes qui accompagnentles différentes phases de l'acte du cri. D'abord, les mouvements d'appel, — tels que les cris du jeune enfant.

Le deuxième groupe, l'expression faciale, sanglots, étranglement, larmes, est associé étroitement aux mouvements de l'appareil digestif, et suut inlerprêtés comme mouveraenls de <■ réjection », retournant k la forme primitive de la réjection de la nourriture. Les théories qui expliquent le cri comme un simple excès d'énergie, eu une habitude héréditaire semblent inexactes.

En comparant les actes du rire et du cri, et en étudiant leurs relations, on acquiert ta conviction de l'exactitude de la théorie de la ri'jection.

Ces mouvements sont, par suite, une forme primitive d'expression physique de l'état de déplaisir mental.

L'acte mental et l'acte physique n'ayant jamais été dissociés l'un de l'antre ces actions deviennent le corollaire de tous les étals du déplaisir. La forme particulière que prend par le cri l'expression de détresse a été conservée, avec son corollaire subjectit, la pitié, comme une situation psychosociale fondamentale.

Abel tUv.

00 JOURNAL DE PSYCHOIOGIB

V. — Les effets db la musique sur la respiration thoracique. par E. FoHSTER el Mko lÏAUBLE. Tft^ American Journal of PsyckQtojy, Juillet i906, p. 406-4U.

Les résultats des obserratlous faites par les auteurs sont les suirants :

1* Il est évident que l'audition de la musique rurlcuu douce, eu ton majeur ou ton mineur, tend u abréger U pause expiratuire, et â rendre le soufTIe plus rapide el plus supeHlciel.

i"" Le stimulî musical u'oflre aucune tendance marquée à rendre le souffle plus ou moins régulier qu'il ne l'est uormalement.

3° Ou ne relève aucune dilTérence sensible dans les effets produiU par une mumque forte ou douce, en ton majeur ou en ton mineur.

Il n'y â, dans ces cas que des différences très légère» et accidentelles probablement.

Il semble en général que les tons majeurs et la musique forte abrègeotla pause expiratuire et accélèrent le souffle; tandis que la musique douce et les tons mineurs tendent à faire accrottre la régularité de l'amplitude et à faire plutôt décroître la régularité de la pause expiratoire. Uais ces différences sont légères et n'ont pu être établies d'une façon absolument certaine par les obi^ervalions.

D'après ces observations, il est clair que dans Taudîtion de la musique le souffle tend à prendre deux des traits caractérisliqucsde toute application raeulate, la rapidité et la superticialilé, mais nun le troisième, la t-e^înlarité. Ceci est dû sans doute à ce que la musique attire l'attention sans I absorber fortemeut. L'irrégularité du soufHe peut être ainsi interprétée comme le sjrraplùme de la rêverie.

Abel R£V.

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