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U. — Etude de quelques rapports d'accommodation et de convergence avec restimation do la troisième dimension (A sludy of certain relations ul accummodatiou and convergence to ibe jugment of Lhe Journal de psychologie. 5
JOURNAL DE PSYCBOtOGlB
third tlimeosiou] ; par lUhVKV Caiui et Jk86ie B. Alls:^ (Chicago). The Pitjehotogical Review, t. XIU, n^ 4, p. 25B. juUlet J906 (14 pages}.
Au cours d'expériences faites par C. sur la LroUiûme dimension M"« A. déclara pouvoir localiser à volonté daos la profondeur l'image d'un objet. La convergence des yeux n'est pour rîea dans ce phénomène qui dêpood d'une accommodation volontaire du cristallin. Le sujelpeulainsi rapprocher fit éloigner l'imai^e des objets sans qu'il y ail dechaugemeul dans la convergence dcsyeuic ; de plus ce mouvement lui parait réel et se constate objectivement par la dilatation et le rétrécisse meut de la pupille. Inversement, le sujet peut lixer l'image à une certaine distance : Paccommodation demeure immobile tandis que l'on fait varier la convergence. Ou cuusiate cependant que ce n'est pas le champ visuel entier qui est placé tantôt plus prés, tantôt plus loin, mais seulement l'objet sur lequel l'attention est fixée, d'où il résulte que la localisation volontaire en profondeur se borne aux images sur lesquelles se porte l'attention : celle puissance de la volonté se perd dans la fatigue ; le champ visuel semble s'éloigner et ne peut cire ramené A la position normale que par un effort. 11 semble donc qu''il n'y ait pas d'association naturelle fixe entre la convergence et l'accommodation, ctque ces procédés ne sont qu'indirectement associés par l'innervation.
La vue de M"*" A. est autrement normale, mais chez une personne atteinte d'astigmatisme on a constaté quelque chose d'assez analogue. Chez celle-ci l'accommodation varie involontairement, des objets immobiles semblent tantôt s'iiloigncr, tantôt se rapprocher d'elle, de sorte qu'il lui est impossible de juger de la dislance par la vue. Ici encore les images s'éloignent dans la fallgue et il faut un eirort de la volonté pour les rapprocher.
Le fait de la dissociation de la convergence de l'accommodation n'est pas inconnu; les expériences de Ilyslop {Psych. liev. 1.) montrent dans son cas une dissociation tout a fait opposée à celle qui est décrite ici. puisque chez lui c'est la convergence qui est sous le contrôle de lavolonlé. La conclusion à laquelle aboutit cet article est que les procédés d'accommodation et de convergence ne sont reliés l'uu à l'autre que par l'innervalion qui leur est commune, et que la localisation en profondeur dépend de celui des deux qai est davantage sous l'influeuce de la volonté. Nous l'avons vu. celle influence peut n'exister que pour l'un d'eux et y être très forte, mais le plus souvent elle se fait plus ou moins également scnlir dans les deux de ffti^on que la perception visuelle de la profondeur semble résulter de l'action combinée de l'accommodaliou et de la convergence.