C. Dos
40. — L«a psychose manlaque-dépressiTe, par Franco da Rocha (HrésilJ. Annales médicoiisycholoipi/Hi'Sj I.V" série, t. IV, n* 2, p. 250, septembreoctobre {906 (i3 pages).
La conception clinique de Kriopelin, créateur de l'expression « folie maniaque-dépressive v, a eu un grand succès parmi les médecins compatriotes de H. Ce dernier expose ici ses motifs pour ne pas suivre en tous points cette innovation. C'est d'abord l'existence dans la clinique de la taaoie isolée et de la manie intermittente, comme types purs quoique p«n fréquents; l'auteur en donne des exemptes observés par lui. Certes il y a une psychose mixte à laquelle s'applique bien le nom do « maniaqnC' ■lépressive », mais l'auteur de celle expression Ini donne pciil-élrc une trop i^rande généralité : R estime qu'il faudrait plutôt, h l'inverse de Krœpelin , l^re de la folie roaniaque-dépressive l'espèce qui rentrerait sons le genre à fl^igoatioa plus vague de « folie périodique d . Krœpelin considère la manie
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et la mélaocoUe comme les maoïfeslations diverses d'un mémephénomèoe foadameDl&l. ta dyscéneslbèsie : II. voit là une pélilion de principe et trou?e que des manilestalioiis inverses ne sauraient être produites par un mécanisme unique. Ce mécanisme (l'éial organique) nous élant acluetlemeot inconnu, il est plus logique de le supposer lUnTércnt dans les deux formes. A ceux qui soutiendraient que c'est là une distinction inutile, l'auteur objecte son importance médico-légale. L.-C. ilBRBBBr.
41. — X>es symptômes psychologiques qui accompa^ent l'apople^e
(A neview uC llie mental symploms accompauyiug apoplexy), par Chajiles HiCKSUKS. The American Journal of Insanity, l. L.MU, w l, juillet, p. Sj. 1906 (11 pages).
D'une façon générale dans l'apoplexie on ne fait attention qu'aux signes physiques, négligeant presque complètement les symptômes d'ordre psychopathique, pourtant nombreux et variés. Ces prodromes sont le plus souvent inlcrmilteuls et très variables. L'amnésie, la distraclion, les erreurs de calcul, se remarquent presque toujours quelques mois avant l'attaque. Le jugement est diminué; le caractère changé; ces malades devienaenl soupçonneux, irritables, agiles, puis déprimés et apalhiques. L'émotivilé est exagérée, et il se forme quelquefois de véritables idées délirantes. L'attaque elle-même peut parfois se manirestcr uniquement par l'obnubilalion momentanée de la conscience, l'iucapacilc de penser, etc. Une fois guéri do l'attaque, le malade peut encore présenter difTérenls pbéuomèues morbides, soit ensemble, soit successivement. C'est dans la plupart des cas l'exciiation maniaque, plus rarement un étal mélancolique, souvent le confusion mentale. Ces états alternent chez quelques hémiplégiques. L'intelligence est affaiblie, il y a des défauts de ta mémoire et de l'attention; l'émotivité est exagérée, la volonté diminuée. Des états délirants suivent généralement de près Tattaqoe d'apoplexie. Le plus souvent polymorphes, rarement sysicmatisés, ils ont un caractère démentiel, et s'accompagnent presque toujours d'hallucinations de la vue, de l'ouïe ou de la sensibilité générale. L.-C. Uerbbbt.