‹ Journal de psychologie normale et pathologiqueChapitre 33 sur 161 · Les Jardina de la Médecine, Vigot, 1907, p · texte numérisé non relu

Les Jardina de la Médecine, Vigot, 1907, p

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générales anatomiiues, toal porte à croire qo^il en est d'histo logiques : à certaîDs groupes cellulaires seuls de la corticalilé est dévolu lo rôle de percevoir les sensalions génil&les cl de rêaf>ir aux vibralicos du dehors.

Le mécanisme de l'acte sexuel peut donc se ramener aux rénezes d'ordre supérieur. Ccpeadant la castration ncsupprimepas complètement l'orgaanae &nériea. • Dans les harems diiencore Ilclmc, les eunuques, ne sonlpas aussi 'privés qn'il semble du dessert d'amour. D'un autre côté, le besoin sexuel •l l'amour peuveut exister avant la formaliun dûlluitivc des organes gcnil^itx, comme après leur régression ou leur ablation.

C*e&t qu'il y a lieu de dissocier tes éléments composants du substratam organiqu« périphérique d'où proviennent tes incitations ccnlripèles d'ordre génital. Nous verrons ainsi subsister ou préexister parliellemenl des élémenls variés et de cet ordre.

Toutes les fois que \t% organes génitaux essentiels sont arrêtés dans leur développement ou extirpés artinciellement, il survient un arrêt semblable

Idans leséaractères sexuels sscondaires.

I Dans les Mémoires de la Société Médicale d'Emulation de Paris, Hord- Ide-Uiez rapporte qu'il a observé un jeune homme appelé Pierre Lariche, Agé de vingt-lroisans, ayant les organes génitaux atrophiés. Dans le scrotum, à peine représenté par un pli de la peau, les testicules manquaient ; le pénis, incapable d'érection, atteignait à peine la IloDgueur d'un pouce. Le jeune homme, de taille moyenne, ayant une peau Une, était sujet à de Trcquents saignements de nez, il avait une voix rauque passant facilement au ton de fausset. Le menton était imberbe, le système musculaire peu prononcé et ' sans énergie. La cage thoracique et le bassin se rapprochaieul de ceux de la Temme. Cet individu était hébété, paresseux, taciturne et sans appé- 1 lits vénériens. J'ai publié l'obscrvalion d'un idiot gyuècomasle à bassin élargi, sans scrotum, à verge minuscule et bypospadias périnéale^ qui I imitait le cri du coq pour tout laDga9:e et présentait des mairormalions du cr&ne et de la Tace, avec colobome oculaire double.

Marro rapporte deux casanalogues. Dans lepremierlls'agild'un individu de

^^lrente-troi.4 ans, ayant les organes génitaux pareillemeut atrophiés. Les

^^lesticnles étaient réduits à la grosseur d'une noisette. Le pénis était très

petit, le crâne petit, sans barbe snr le visage, la voix gréic. Il entra ii

. l'asile des aliénés, atteint de manie, et après trois années de séjour il y

mourut tuberculeux.

Dans un autre cas, il s'agit d'un individu entièrement dépourvu de poils au pubis et aux aisselles, tout à fait imberbe et n'ayant aucun poil sur toute la surrace du corps si ce n'est sur le cuir chevelu, les cils et sourcils. Les testicules ainsi que son pénis sont atrophiés; la voix est en Tausset. Il est aO'ecté d'excitation maniaque ; l'aclivilc viiile fait défaut, il est pourtaat obscène dans ses paroles. J'ai, dans un travail publié dans les Archives

lie

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d'antropûtogie ciimineUc, cité toute une série de cai de dégénères mentaux microphales ou insuffisanls sexueh.

La relation intime exislanl entre l'appareil génital et les organes respiratoires, déjà eutreviies par les connaissances populaires, est chaque jour conUrmée davantage par la science. Sans parler du nopud hysiériqne il est recoDQu que les jeunes filles, au moment de l'apparilion des menstruations, outre le changement produit dans le timbre de leur voix, peuvent encore être atteintes d'aphonie et même de spasmes ti^^ophagiens avec toux et hoquet. L'influence prépoudérante de l'appareil génital sur l'organisme de la femme fait que de nombreuses lésions des organes génitaux donnent lieu à des phénomènes réRexés sur le larvnx. Cher, la femme la voix chantée est généralement altérée au moment de la menftruation. Les irrégularités dans la menstrualion, la neurasthénie sexuelle, la grossesse, les varîatious de statique de l'uténis déterminent des troubles de sensibilité et de mouvement dans le larynx. On a publié des cas d'aphonie coïncidant avec Tinversion utérine oloù l'organe remis en place rendit la voix aux malodes. En faisant reprendre k l'ulérus sa position anormale, cerlaities malades redevenaient aphones <.

Les excès sexuels ne sont pas étrangers à l'altération de la voix chez les prostilnées.

Chez les femmes Tablation des ovaires produit l'efTcl contraire, c'est-èdtre que celles-ci perdent les caractères du sexe féminin pour scrapprocher du type masculin. Le flnx menalruel cesse, la barbe apparaît sur la lèvre supérieure et sur te menton. On sait la présence de ce stigmate dans les asiles, chez les aliénés dont rafTcction est liée a des perturbations des glandes génitales (pucrpéralitê. ménopause, puberté, etc.). (Cas de Oupré.) La voix des femmes castrées devient rauque et mâle, les mamelles se flétrissent, le tempérament moral acquiert plus de force et de brutalité, les appélils véoèrieus diminuent et souvent survient l'inversion sexuelle.

Dans l'animalité on peut observer les castrations parasitaires avec leur» retentissements morphologiques el psychophysiologiques. C'e<>t ainsi que chez certains crabes, des succulînes détruisent tes organes m&Ies ; l'abdomcD de la liéle s'effîle alors comme celui de la femelle et il se développe une sorte d'amour matemei vis-à-vis du para^iite lui-même.

Le docteur G. ftoberl, chargé d'une missioo scicntillque dans l'Asie Centrale, rapporte, que dans certains pays on a la coutume d'arracher les ovaires des femmes, pour se servir de celles-ci comme d'eunuques. Il en rCDContraun certain nombre dans les environs de Bombay, où elles sont désignées sous le nom de « Hedjeras v. Ces malheureuses perdent bientôt tous les attraits de leur sexe, leurs seins s'atrophient an poiut qu'il n'en restequedes vestiges; leurs hanches deviennent grêles comme celles des

1 . Krmfft-Ebing. Pgychopathig nexuelU, 8* éditioa. p. £65. et Ferrari {Areh. Uat. fTotoiog , D* 1. p. 140),

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hommes ; les fesses s'aplatissent et le pubis se découvre. Le tissu celliil&irc qui donne de la grâce et de la rotondité aux formes, disparaît, pour donner Heu & l'angulosilé désagréable d'un squelette décharné. Elles sont mal réglées et dénoleui quelque ohuâc de viril dans leur altitude et daas leur VOIX. (Raciborski.) Dans l'auimaUtc, la destruction ou l'atrophie des organes sexuelles peut détermiuer au<$&i des goûts mfties (iusliacts belifqneux.cris et plumage mâle des vieilles femelles qui cessent de pondre).

Zola, dans Fécondité, a étudié la castration moderne occidentale par abus opératoire.

— Gande, lui encore, eit an chirurgien de premier ordre, et je veux croire qu'il c6de X l'unique pusion de ton art. Mais ai vous saviez les pratiques courantes où en arrÎTent les autres, ceux qui s'autorisent de son exemple, et quel effroyable mol ils sont en train de faire i la patrie!... Cb&trer une l'cmme est simplement un crime. lorsqu'il n'y a pas nécessité absolue Tl faut qu'il y ait danger de mort, il faut que toute inlervention médicale tioit reconnue inaufllHanie. Sur ringt femmes qu'on opâre aujourd'hui, quinze au moins pourraient Jtro guérie» par des soins intelligenifl. lU en eonl, â essayer de la castration sur les folles furieuses, pour les calmer... Que touIgs-tous? c'est la démence du jour, démence qui s'accommode jlmagine, avec l'appéiit des gros honorairei. Du haut on bas, du grand au petit,, on bftt monnaie avec celle affreuse industrie qui fait des infécondes. Voilib une femme mariée qu'on éTenlre, dont on arrache la grappe de vie, en pleine ponte. VoilA une vierge mutilée, cbes qui on supprime la maternité en boulon, avant mSme qu'elle ait fleuri. On coupe, on coupe, on coupe toujours et partout. Pour le moindre bobo, pour ta moindre tare soupçonnée, on coupe, quitte à jeter l'organe saÎD au baquet, si l'on s'est trompé. Souvent, la femme n'est pas prévenue, ni le mari, ni la famille, et elle n'apprend ce qu'on a fait d'elle qu'en lisant la feuille d'observaliotts. Baste ! ça n'a pas d'importince. une femme de moins, une épouse et une mère de moins [... Et tous savez où nous en sommes. Dans les hépitaox. on en ch&tre de deux h txols mille par an. Le chiffre est au moins du double dans les cliniques particulières, où il n'j a ni témoins gênants, ni cootrûle d'aucune sort«. Kiea qu'4 Paris, depuis quinze ans. le nombre des opérations a dû être de irenle ^quarante mille- Enfin on estime k cinq cent mille, k un demi-million les femmes de France dont on a fauché, arraché la fleur de maternité, comme une herbe mauvaise... Un demi-million, grand Dieu I on demi-million d'inutiles et de monstres I

Toute cette mode de la catastration est ainsi basée sur une vaste tromperie, car il ne s'agit pas de savoir si ropéraiion réussit en elle-m^me, il faudrait suivre ensuite les opérées, étudier ce qu'elles deviennent, quels sont les résultats définitifs, »ox points de rue individuels ei sociaux. Et quels terribles mécomptes alors, dans quels enfers on tombe, effroyables de douleurs, de déchéances et de désastres t On OA guérit pas un organe en supprimant une fonction, on fait des monstres, je la répète, et les monstres sont la négation de toute santé, de tout bonheur. .'Vu bout, il a*j' a qu'un déchet immense, de la vie gichée, anéantie, de l'humanité assasainéa. En dix ans, le couteau des chltreurs de femmes nous a fait plus do mal que les bollat prussiennes, pendant l'année terrible.

Après aToir établi le bilan de la castration de la Tcmmc et ses méfaits il parle de ce qu'on pourrait appeler le demi-eunuchisme, c'est-à-dire la slé* rililé youlue des ménages, tout au moins les restrictions à la fécondité.

— On fait grand bruit de notre névrose moderne, de notre dégénérescence, de nos enfants de plus en plus chéiifs, mis au monde par dei femmes malades, détrsr (joées, affolées. Mais, avant bien d'autres causes, moins graves, la fraude est I* première, la grande cause, celle qui empoï-sonne la vie À sa source! Mais c'est la fraude, la fraude univerteUe, prcmêdticfi, obaUnée, vantée, qui nous jette à cette

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docrâpitudfi précoce et qui nooi achiTer» I . . . Songez dooe I on no trompe pu impanèmenl; un organe. Imaginez tous un estomac qu'on nourrirait d'un continuel leurre, dont d«i corps indigestes appelleraient sans cesse le sang, en ne donnant jamais rien i la digestion t Toute fonction, qui ne s'uccooipUt pas dans l'ordre Dormal. devient un danger permanent de troubles.

B Vous énervez la femme, tous ne contenter chez elle que le spasme, tous en restes à la saLisfâclinn du désir, qui est simplomunt l'appAt générateur, sans consentir i U fécondation, qui est le but, l'acte nécessaire et indispensable. Et vous ne Toolex pas que. dans cet organisme dupé, bousculé, détourné de son usage, se déclarent de terribles désordres, les déchéances, les perversions! Ajoutée que, ai le mari a fraudé, l'amant fraude de plus belle. C'est un assaut de toules les heures. Dés que la peur do l'enfant ne modère plus les appétits, l'organe est mis au régime du plaisir facile, répété, oiténuant. J'ai tu des cas d'un acharnement, d'une brutalité incroyables. Sans doute, je n'ose demander aui hommes la sagesse des aaimaux, qui ont leur saison. Mais encore faudrait-il que l'eorant ne fât pas proscrit d'une façon impitovable, qu'on en laissât pousser un de temps k autre, pour rétablir la fonction abolie. Que de femmes malades. Irritées, brisées, par des praliqaei frauduleuses, j'ai vues se remettre, grice k une grossesse ! El que d'autres sonl retombées aux mémos souffrances, dès qu'elles se sont refusées de nouTeau i nvre U vie comme elle doit être vécue I...

« La nature trompée sq révolte. Plus on fraude, plos on pervertit, plus la popolaùon s'affaiblit et se dégrade. On en arrive à notre fameux nervosisme moderne, à notre prochaine banqueroute physique et morale. Voyez nos femmes, compareslesBUxfortes commères d'autrefois. Nos femmes désoiuées, frémissantes, éperdues, c'est nous qui les faisons, par nos pratiques, pir noire art et notre littérature, par notre idéal de U famille restreinte, immolée aux furieuses ambitions d'argent et de pouvoir. Mort â l'enfant, et par là même mort à ia femme, mort l nous-mêmes, i tout ce qui est la joie, la eantà. la force t.. .

Prenant ensuite l'une des héroïaes du roman, qui a subi la castration

par diieltantismc, Zola a éludiéla psycho-physiologie spéciale et révolution psychologique posl opératoire.

KUe osa dire son triomphe, au lendemain de l'opération, lonqu'elle avait senti d'abord ses désirs croître, sous les blessures irritées du fer. C'était bien la nature battue, le spasme décuplé, l'accueil fait sans danger i tous les amants. Puis, la lente déchéance avait commencé, une sénilité précoce, dont les symptdmes, un i, un, se déclaraient- I£Ue n'était plus femme, il sombUiCque le sexe, amputé, emporlaitaTec lui tout ce qui faisait sa grlce. sa gloire de femme. Puisqu'elle ne pouvait plus être ni épouse, ni môre, à quoi l>on la beauté conrfuéranle des épouses et des niéros ? Ses cheTeux tomb&renl, elle vit ses dents jaunir et s'ébranler. Il survint aussi une faiblesse progressive de la vue. tandis que des bourdonnements d'oreille presque incessants, l'afToIaient. Mais ce dont elle s'épouvanta le plus, ce fut de cet amaigrissement qui la dossocbait. U décharnuit. balafrée de rides, la peau dure, jaunie, cassante comme un parchemin.

— Oh ! vous no voyez pas loot, mon ami... Tenez ! regardes I

El. des deux mains, elle ouvrit, elle arracha son corsage. Sa gorge, ses épaules apparurent, tout le désastre de sa beauté détruite, tout le deutl effroyable de sa chair, autrefois si chaude, si odorante, si éclatante, aujourd'hui crevassée, vidée, tel qu'un fruit trop mûr qui tombe et se ç&te. C'était le saccage de ■» nudité secrète, la défaite k jamais de l'amour et ses deux mains tremblèrent d'une honte enragée, quand elle se recouvrit peureusement, pour cacher cette vieillesse b&lJTe, ainsi qu'un ulcère immonde, qui l'aurait rongée.

— Alors, mon ami, que faire ? Mes mains elles-mêmes ne me semblent plus être à moi, je ne sais plus à quoi les occuper. U ne me reste qu'une envie, dormir tou-

Jours, dormir sans rêves. Mais, dès que js m'assoupis, j'ai des cauchemars aiTreux. e passe mes nuits comme mes jours, à me traîner de chaise en chaise, dans une exaspération de continuelle colère, qui aabéve de me rendre la vie iniolcrable... Et tout cela, ce n'est rien. La TieiUcsso, la ruine de mon corps, ja l'accepteraîs. si ce

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Oaade n'avut fait qae b&tcr me! rides, rinéviUblo flHrisaurc, je poorraia Inl pardonner, en me disant qu'il faut bien payer toute choin. Ce qui me rend folle, c'est qu'il a tué en moi la sensation, tuê le plaisir, la seule raison que j'aTAî* de TÎTre. Ktça. royez-vouj mon ami, c'est le crime, c'est la plu» abominable des tortures.

ËUe agonisait de la sensation morte, elle on qui te dt^ir irriliï, inassouvi, brûlait toujours, et qui n'arrirait plus k le contenter. S'imaginai(-on ce diabolique supplice, n'élreindre que do ncanl, mftcher  ride le plaisir, ne plus l'atteindre, quel que fût l'effort, l'enragement h le pooi-suirre! De la fati^e, des ctises nerveuses dont elle sortait brisée, oui I mais du plaisir, jamais, jamais plus! Kt c'était son besoin de plaisir sans fin, de plaisir libre, impuni, qui l'aTait décidoe à cette opé> ration imbécile, dont son plaisir était mort 1 L'atroce ironie de cela, ces rcprcsiulles vengeresses de la nature dupée, cette idée qu'elle arail assassiné la volupté en ampntant la femme, la jetait daos une fureur sombre.

Siérafina avait dit son rére un jour devant lui, dans sa rage d'avoir perdu, avec son SBZo, la volupté, sous le fer de l'opérateur : a Ah I si nous allions un soir toutes cbei lui, toutes crIIcs qu'il a chfttroes, et si nous le châtrions à notre tour ta KUes étaient des milliers et des milliers, oUo les voyait toutes avec elle, derrière eUe. une bunde, une armée, un peuple, une ruée du cent millo infécondes dont auraient craqaé les murs du cabinet de consultations, dans la sauvagerie de leur vengeance. Ce qui émotlonnait Mathieu, c'était qu'un des contes extraordinaires, circulant au sujet de la mort soudainede Oaude. voulait qu'on l'eûi trouvé, sur le divan, devéto. mutilé, sanglant Kt, lorsque Sêraftne vit qu'il la regard^ilt, comme •o un caucbomar. gagné par le friâson do cette veillée de deuil, elle reprit, avec son petit rictus de détraquée :

— n est mort, nous y étions tontes.

— Avant huit jours, elle sera folle i lier, enfermée dans un cabanon.

Huit jours après, la baronne de Lowicz avait la camisole de force aux épaules. Ghtz elle, la castration retentissait sur te cerveau; dans le ravage destructeur du désir qu'elle ne contentait plus, Elle fut isolée, on no pouvait pas métnn lu laisser voir, car elle disait des paroles immondes, elle faisait des gestes abominables, aux heures obscènes de ses crises.

Il serait importaol pour la psychologie, de reprendre scîentinqucmeal l'étude suivie des troubles nerveux, physiques et psychiques dus h la castration chez la femme. J'ai résumé dans Tétude précitée des Archives d" Antroiologxe crimincAe L'observalion d'une dégénérée privée congéoitalemeot d'ovaires et d'organes génitaux externes. On cite & Tétranger, une artiste remarquable opérée d'ovarioLomie double qui ne créa plus que des rolea d'hommes el y mit une passion réelle, poussée parfois jusqu'à l'homosexualité. A défaut de documents cHuiquessur ces points on en possède d'importants en ce qui concerne les Eunuques mâles.

Pour la majorité des anatomistes etphyslologues les vésicules séminales, par leur propre sccrélion, contribuent efTicacemeat & l'élaboration du sperme prolifique.

Les filaments spermatiques ont été souvent observés par Kotlikcr et par d'autres, dans les vésicules séminales II est certain que la sécrétion de ces Téaicales se mêle en partie aux filaments spermatiques et qu'une partie passe dans la prostate. C'est là ordinairement que se coDceolre Torgasme erotique. En cet endroit s'exerce la grande influence du système nerveux dont le plexus prostatique vient d'être renforcé par le réseau des vésicules et le plexus hypogastriquc. Le plexus des visicules siminaleê vient des parties les plus inFérieures des plexus bypogastriques ; il enlace les vésicules

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JOVHNAL DH PSYCIlOLOGtS

séiDinales par un grand nombre de filets grêles d'un volume inégal, leur en laisse quelques-uns, puis se porte de bas en haut et entoure les cauaux dérérents d'un riche réseau nerveux. Parvenu aux oriûcea supérieurs dea canaux inguinaux, il s'att^ocie aux plexus spermatiques supérieurs el moyens, émanés des plexus rénaux et du plexus lombo-aor tique.

A Chez les euiiuques, dit Abbate Pacha, l'ensemble des anastomoser formées des branches antérieures des Irois derniers nerfs sacrés, forme un tel groupement que quelques anatomîstesoot voulu l'appeler plexus honteux. Le développement considérable de ce groupement, doit nous le faire considérer comme tel avec ces anatomistes. Il est dû sans doute & l'effet de rhyperDulrilion des cellules nerveuses chez les eunuques. Je suppose qu'un tel développement doit être l'effet d'une action rétrograde, c'esl-à-dîre d'une fonction qui ne s'exerce pas, comme à l'ordinaire, dans le point d'émission extérieure, mais qui pourrait être comparée au ekoc en retour^ des physiciens. Ce déplacement continuel de fonclionneroent, loin de produire l'inanition du sens génésique, donnerait un plus grand travail el pins d'aclivtic aux cellules nerveuses.

Les vésicules séminaUi ont été jusqu'à présent, il faut le dire franchement, très peu étudiées bien qu'étant des organes accessibles à l'exploration même chez l'homme vivant.

« Leur fonctionnement est tout à fait antonome, et il est prouvé que, malgré l'absence congénitale du testicule et même après la castration, la vésicule est el peut rester complètement développée* ».

Après castration les vésieulefi sémitiaUs. qui peut-être contenaient une petite quantité de sperme, ont sufO aux mauireslatious vitales de la génération après commerce avec la femelle, chez quelques animaux et chex l'homme (De Graaf, Otto, Wilson). Déjà Hunier avait observé que chez les bœufs et les moutons châtrés, les véiiatU$ 9éminales étaient toujours très apparentes et gontlées tout comme chez les étalons.

a En général, dit encore Abbate Pacha il faut retenir que, quand il n'y a pas maladies des parties contiguës aux vaisseaux séminifères, ces vaisseaux suffisent aux désirs vénériens, quoique les parties essentielles à l'acte extérieur aient été enlevées. Il n'y aurait donc pas anaphrodisie réelle, car elle implique l'absence des désirs; il n'y aurait pas faute d'orga.sme, mais purement obstacle mécanique. Les excilalions sensorielles centripètes sont essentiellement dues aux centres spinaux dont l'activité peut être mise en jeu, soit par l'excitation directe des parties génitales extérieures, soit par des excitations psychiques v.

« La perte de la faculté de générer parce que fait défaut l'organe inler-

1. Bilharz {Zeilschr. Zoologie, X. 18601 a obs«rré au contraire un cas à'eunuehitme où la T^sicate étui tréa petite, presque atrophiée. Oo doit considérer cei cas rares d'atrophie (aussi celui qu'on obierre dans une préparation paihologiqua à Oottingue) comme surveDua i la suite de complications et de rinflammation qai ivivit la mutilaiion.

SOatSTe DE PSYCHOLOUiB

médiaire conducteur el extérieur, ne doit pas être coDsidérée comme la

perte déliailive du seus erotique ainsi qu'il arrive dans des amucsios fréquentes ». {Carpenler. Menlalphysiol.) <i Les mouvemenls, les perturbations ou les excitatioas qui affectent le

sens sont dues â uue force appropriée qui lui apparlieuL ». (Arislute, de

Anima : Bain, les Sms).

« Le siège des impre'^sioas reveillées existe poteuliellemeat daas les nerfs

qui les dirigent ». (Wuudt, Kaui, Descartes). • Si les couches uptiques, véritables organes de la vision restent saines,

l'œil seul étantdètruit, Vitnaginatiott des couleurs etdes formes reste aussi vigoureuse que lorsque la vision était entière. » (llamilton. MétapK.^

H. Spencer, Psyckol.),

Ces vues sont comme l'indiquait déjà Mureau de Tours k propos des aniputés, transposable dans le domaine de la castration.

C'est donc comme le signalent Atibale Pacha et Helanie, après taut d'autrea vne erreur fatale de croire que tes eunuques soient prirést de désirs vénérieos et qu'ils voient les femmes avec indilTércncc. Mutilés après la puberté «t placés au contact des femmes, ils restent dévorés de désirs inassouvis. Témoin des plaisirs des autres, l'eunuque regrette sa mutilation ; son caractère s'aigrit el peut devenir méchant. « L'euuuchisme ne remplit pas le fcut qu^on se propose dans la société orientale, et il est même très dangereux pour la santé des femmes, lin grand nombre de maladies de la matrice et «jeft annexes résulte du contact intime de ces pauvres mutilés qui se rapf>rochent énergiquemenl de l'antre sexe avec grande exagération d'actes erotiques.

« Les etiDoques, Jolis et d'agréable prestance, commencent par servir «l'aniants et Unissent par servir de proxénètes. Pour celte raison le tt'iba- <iisme est presque totalement inconnu chez les femmes des harems, car il y «. des eunuques pour y suppléer » Abbate Pacha, /. c.

La castration des mMes avant l'époque de la puberté produit les mêmes «CFets que l'arrêt spontané du développement. Uupuylren, disséquant le corps d'un homme tait eunuque dans la plus tendre enfance, observa que le larynx était d'un tiers plus petit que celui des hommes non mutilés, de vnéme taille et du même Age.

La gloitc était beaucoup plus petite et les cartilages laryngés peu développés, comme chez l'enfant *. C'est pour ce motif que les eunuques conservent le ton u soprano « dans la voix, et une spéculation barbare faisait, «n Italie, mutiler les jeunes gens destinés à devenir chantres de la Chapelle Sixline. Cette odieuse pratique devait être relativement étendue en Italie, car dans le « Magasin pour les Médecins n de Belinghero, il est dit qu'à T^aples on pouvait voir des enseignes de barbiers portant rinscriplion :

m Ici l'on châtre des garçons à bon marché u. Ceux qui n'étaient pas aptes À chanter étaient embarqués pour l'Orient, pour y servir d'eunuques dans

les sérails. (Uarro, /, c.].

lîi

Depuis longtemps on chàlro des hommes.

Ea Orient la castration est très répanJae. En Egypte c'était «nciennement la peine des adultères. Maintenant c'est la jalousie qui Tait faire les eunuques pour garder les femmes. Dan» le royaume de Golcoade en 1057* selon Tarernier, on a fait jusqu'à vingt^deux mille eunuques, auxquels tantôt 00 enleva seulement les testicules et tantôt aussi la verge. AacîenDcmcnt on se contentait de détruire l'organisation des tesliculea en les pressant, après avoir tenu les enfants pendant quelques heures dans Teau chaude ou en des décoctions de certaines plantes. Ensuite on vint A couper les testicules et même chez quelques-uns aussi la verge.

La force musculaire suhit uu arrêt : il eu est de même pour le développement du moral. L'histoire n'enregistre que quelques rares eunuques a'ét&nt distingués par quelques qualités éminentes, tel est le cas du philosophe marseillais Phavorinus et d'Aristonicus, général de Pioléraée en Egypte, Narcès, général de Juslinien l''^ Salomon, un des lieutenants de Bétisaire, Aii, grand vizir de Soliman II. Mais ce sont là de férit&bles eioeptions : en général les eunuques se montrent peu intelligents, mauvais, envieux, tristes et pusillanimes. La faiblesse de la vue est fréquente chez eux. Chez les nègres ch&trcs, la couleur noire de la peau disparaît au bout d'un certain temps pour donner naissance à. une teinte cendrée.

La vieillesse est précoce chez les eunuques, el, s'il est vrai que ceux-ci paient un moindre tribut à la gouLie et aux lithiase» rénale et vésicale, les maladies sont fréquentes chez eux. Le pouls est d'habitude lent et faible, les varices sont fréquentes aux extrémités ainsi que les hémorragies périodiques des vaisseaux bémorroîdaux ; des maladies du foie et une forme particulière d'ictère, à guérison difTicile, se rencontrent souvent. La mort survient généralement de bonne heure, on ne cite pas d'eunuques ayant atteint l'Age de cent ans.

Même chez tes sujets ch&trés après l'époque de la puberté, les signes de la virililé tendent à disparaître; il leur reste pourtant, quelquefois, en même temps que le développement déjA atteint du pénii>, la faculté de l'érection cl l'aptitude h la copulation, naturellement inféconde. Juvenal reprochait déjà, dans la Satire VI, aux Romaines, leur libcrlinage avec les eunuques, du commerce desquels elles n'avaient à craindre aucune conséquence.

C'est pour cela que dans la Perse et la Turquie les eunuques, auxquels on a aussi coupé la verge, selon Tavernier coûtent dix fois plus que les autres qui manquent des seuls testicules. Les nègres qui viennent de l'Afrique sont les plus estimés parce qu'ils sont plus laids (Bulton).

Chez les animaux, on a recours à la castration dans le but de les rendre pins dociles au dressage, et aussi pour aider au dépôt de graisse dans les tissas.

Un effet semblable à celui de la castration est obtenu, par des pratiquée dénature spéciale, opérées par des Indiens de Pueblo daus le Nouveau-

SOCIf!Tii DR PSYCHOLOGlii

Mexique, sar quelques prisonniers, destinés à des services religieux el ^ des pratiques de pédcrastîe. qu'ils distinguent par le nom de « Mujorados ». Ils choisissent des hommes vigoureux, les m&sturbcnt ft l'excès et leur font f&ire des courses à cheval sans repos. Pelit & petit une telle faiblesse irritalivc se dèveloppedans les organes génitaux, que durant les courses Achevai d'abondantes perles séminales se produisent et causent l'impuissance paralytique. Le pénis et les testicules s'atrophient, les poil» de la barbe tombent, la voix perd l'ampleur el l'accent masculio, la force physique et Véuergie diminuent.

Ilammond en vit deux; l'un devenu lel depuis sept ans, quand il en complaiL trcDte-cinq cl l'autre h^ de trente ans et réduit h cet état depuis dix ans; ils avaient tous deux les organes génitaux atrophiés et des signes de fèminilé dans la démarche et dans le port des vêlements: te premier avait mt>me des mainetlcs s\ développéef, qu'elles donnaient du lait et il avait déjà allaité plusieurs enfants, orphelins de leur mère (!!).

Au cours d'une rccenie mission d*étude en Orieui, j'ai eu l'occasion d'observer, gr&ce & l'extrême obligeance de mon collègue M. le D'' Waruouk, un cas de psychose ft caractère erotique et hallucinatoire chez un eunuque de l'asile égyplien d'Abhassieh. J'ai cru pouvoir en raison de la rareté des faits publiés de ce genre, en apporter ici en terminant un court résumé avec quelques photographies.

Le malade S. -A. Allain, &gc d'environ quarante ans était Interné depuis mars 1903. Il l'avait été à la suite d'une alicrcalion et de mauvais traitemeols, vis-à-vis d'une femme rencontrée par lui dans la rue.

11 élail esclave d'un maître qui est mort depuis quelques années.

Il s'intoxiquait habituellement au haschisch (intoxication aphrodisiaque). Dés l'entrée, il manifesta des Idées de grandeur et de saiisfaclion en rapport avec des troubles de la sphère génitale. Il se disait possédé par une princesse invisible. Elle se livre sur lui à des attouchements et lui suscite des sensations voluptueuses fréquente». Il entend fréquemment sa voix. Elle veut l'épouser, et attend avec impatience ce moment. Interrogé sur la raison de ses voiesde faits vis-à-vis de la femme inconnue qu'il a rencontrée et frappée, il répond qu'elle voulait aussi de lui et voulait le violer pour se. faire épouser mais il a tenu à se défendre, pour rester fidèle à sa princesse. Il se dit drjà marié d'ailleurs selon le coran à d'autres femmes el en avoir J des enfants.

Des voix lui répètent qu'il doit maintenant épouser sa princesse.

11 a été castré dans le Kordofan étant tout enfant; malgré cela dit-il, beaucoup de femmes l'ont épousé et il a beaucoup de force sexuelle el des sensations fréquentes et intenses.

Quand la princesse le possède, dit-il, il en éprouveunejouissance extrême el éjacule. C'est elle qui pénètre dans son corps qu'elle habite el possède (idées de possession à base de troubles cénesthésiqucs probable combinées il'érotiame psychique).

JOVHSAL DE l'SrCUOLOOW

Il ise plaiol parfois de douleurs el de crampes dans les membres elles sllHbue h des fatigues sexuelles causées par le souvenir de ses i indulgences excessives A l'égard des femmes » (sic).

Parle rolonliers de sa puissance sexuelle ainsi que de ses puissantes facultés intcllecLuelles, etc.

Après la phase d'excitation maximum contemporaine de l'entrée à l'asile ce malade est devenu moins cohérent et plus déprimé, mais cet état variait d'un jour à l'autre et rappelait un état de démence précoce p&ranoîde traversé de bouffées d'excitation ; après deux ans d'alternative, d'exilalîOD et de dépression il est entré dans une période de calme continu, a pu s'occuper régulièrement et a pu être porté sortaue eu 1905. La seule survivance des troubles mentaux observés* consistait dans la persistance de sensations génitales subjectives et dans la conviction de son état de mariage imaginaire princier. En somme, dégénérescence acquise et débilité congénitaie avec bouffée délirante confuse d'origine toxique surajoutée, avec dominante erotique et ambitieuse.

Le malade que nous avons pu observer à la phase où il présentait encore de t'hébétnde rappelant certains états cataloniqucs. était comme la plupart des eunuques d'une stature au-dessus de la moyenne malgré une légère incurvation de la colonne vertébrale dorsale et une déviation des membres inférieurs caractérisée par l'obliquité du fémur et le genu valgnm (i',8â) . Élargissement concomitant du bassin, légère gynécomasiie ei paquets adipeux sous-cutanés contribuant ii donner au corps l'aspect féminin. L'ai* longemcnt des membres inférieurs malgré leurs déviations est la cause principale de la stature élevée comme cela s'observe chez la plupart des eunuques castrés en bas-âge.

Pas de système pileux abondant, visage glabre, aisselles el pubis a poil rare. Pas de développement exagéré des extrémités des membres ni de prognalisme plus marqué que chez les autres nègres soudanais- Rien d'anormal dans les fonctions générales de circalalioo, respiratioo ou digestion. Pas d'anomalie des retlexes, force musculaire au*dessous de la moyenne à la pression des mains mais pas d'inégaliié apparente ni fai* blesse marquée ; marche normale, culture nulle et débilité mentale évidente reflétée dans son délire fruste- An point de vue génital, la cicatrice de castration n'a laissé aucune saillie de maigrion des corps caverneux ni repli scrolal, le méat urinaire s'ouvre A la peau entre deux surfaces planes.

Le toucher rectal montre une prostate normale avec saillie nette de la Tésicule spermatique non atrophiée.

Nous avons donc affaire à un eunuque par castration totale avant la puberté, chez lequel il n'y a pas eu infection ascendante propagée du cordon aux vésicules. On s'explique selon la théorie d'Abbate-Pacha la persistance possible d un organisme vénérien par éjaculalion dn contenu des sécrétions non spermatiques des glandes de la vésicule conservée.

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Cet orgasme et cette éjaculation sont afOrraés par le malade ; quant ft i'objectivatioD de sensations périphériques en l'absence d'organes elle peut s'expliquer par transposition d'excitations réelles dues & Tirritation de la muquease uréthrale (le méat béant des castrés nécessite l'emploi de tubes de plomb toujours malpropres, d'où la souillure parTurioe et la décomposition ammoniacale caractéristique par son odeur chez les eunuques).

D'autre part le foyer de cicatrice où sont compris les filets primiliTement distribués aux organes génitaux supprimés pourrait être le siège de dégénérescence centripète comme chez certains amputés et le phénomène du membre fantôme pourrait être invoqué en certain cas d'eunuthisrae bien que cette hypothèse semble plutôt invocable dans les cas de castration post-pubère. Dans le cas particulier d'ailleurs il faut faire des réserves quant & l'afQrmation du malade touchant le bas-Age auquel remonterait la castration; il faut aussi penser qu'au Soudan la puberté des nègres échoit à un &ge très précoce.

Quoi qu'il en soit, l'observation que nous résumono ici montre après bien d'autres l'indépendance possible de l'érotisme psychique par rapport aux aptitudes fonctionnelles périphériques. Elle vient & l'appui de la thèse que j*ai développée ailleurs, de la concordance fréquente des psycbopathies sexuelles sur un fond d'insuffisance génitale plus ou moins complet.

En fin de séance, et après dépouillement du scrutin, le résultat des dernières élections est proclamé. Sont élus membres de la Société : IIH. D'Allonnes. Bernard-Leroy, Bohn, Charpentier, Dupouy, Juquelier, Lahy, Kahn et Vurpas.

Le secrétaire : \y Domas,

COMPTES RENDUS

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