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MÉMOIRE, IMAGINATION ET OPÉRATIONS INTELLECTUELLES

place honorable, pour une doctrine moyenae et plus coropréhensive, qui accorderait simplement quelque chose à la perception. Montrant tour à tour la part do vérité et la part d'erreur du perccptionoisme, de rillusîounisme, de la théorie de Tinférence» il rise à établir une a synthèse explicatÎTC » de 0C5 théories.

Dans CCS deux premiers articles, D. donne la critique do la théorie îllusionoiste. s'allachant à montrer qu'elle est impuissante k rendre compte de l'idée d'existence distincte en général, de l'idée de nou-moi. d'objet ; car elle suppose toujours de toutes laçons (soit par la construction do l'objet, à l'aide d'associatioas, soit par la tendance naturelle de toutes les représentations sensibles à s'objectiver) la notion môme dont elle veut éclaircir l'origine, ta notion d'objet. Dans cotte discussion, quelques pages sont consacrées au rôle de TimaginaLion dans la perception, dont D. ne songe pas à contester toute l'importance. Il donne d'intéressant» exemples de ce que quelques auteurs ont appelé la n continuité imaginative ■>, c'est-à-dire du rail que n notre perception est, en maintes circonstances, discontinue et fragmentaire, qu'il y reste des vides, des blancs, et que c'est l'imagination (reproductive surtout) qui les remplit, u Ainsi, dans la lecture rapide d'un texte fautif, spontanément et inconsciemment on a supplée Imaginativement n des lettres qui manquent ou on corrige les coquilles ; de même, en pays étranger, on comprend d'autant mieux les réponses aux questions posées, qu'elles peuvent plus aisément être conjecturées; c'est que « les mots imaginés du dedans, ^'appliquant aux mots entendus au dehors, les rendent plus intelligibles. » Et D. rappelle qu'on a même cru pouvoirdélerminer « au moins, pour une part, pour les sensations de la vue, la condi* tion physiologique de ce fait général de la continuité imaginative, plus exactement du caractère discontinu de la perception qui y donne lieu. » (lacunes constatées par Wicudl dans la mosaïque des cônes et des bâ-tonnets de la rétine, lacunes qui devraient se traduire par des blancs dans nos sensations visuelles, A si précisément l'imagination n'achevait à leur égard la représentation de l'objet 0. Kn outre, la petite tacbc de la rétine bien connue sous le nom de pu ud Mm c^cum, entièrement dépourvue de biUonnets et de cônes, insensible à toute action lumineuse, sons qu'il y ait pourtant B dos trous dans nos perceptions »}.

H. UODUINIÉ.

73. — De l'analyse de la mémoire consciente : étude des images mentales et du souvenir des formes visuelles sans signification. (On ihe analysis of Ihe meniory con&ciousuuss : a study iu tlie mental imagery and niemory of meaniugtess visual rornis); par F. Kilhmann. The Vsychological Hewiev, t. XIIU a? &, p. 316, septembre 1906 (32 pages].

Celte étude n un double but : l" déterminer la nature des images dans le rappel d'un objel donné; 2^ déterminer la nature des erreurs de la Knémuire et des causes qui la produisent. Elle diffère des travaux précé-

JOVRSAl DE PSYCROKOGW

dents sur la mémoire en ce qn'ïl n'y est pas question du poinl de vue quantilaiir. Dans les expériences instituées en Tue de résoudre ce problême les sujets devaient regarder une seule fois un certain nombre de formes Tisuellcs et les reproduire par le dessin immédiatement après, puis à différents iatervalies de temps, et les décrire verbalement ensuite. L'auteur met ainsi en lumière le râle de l'association, des impulsions motrices, de la forme, [de la fréquence des rappels, etc. dans la formation de ces souvenirs.

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