‹ Journal de psychologie normale et pathologiqueChapitre 55 sur 161 · V..H. FaiBoii · texte numérisé non relu

V..H. FaiBoii

JOUnSAL bE PSÏCtIOLOGlB

87. — L'attitude de l'enfant qui écrit, par Alfred Binrt, BulUtin de h société libre pour l élude ptyckologique (U l'enfani. Ami-mai 190G, p.p. t32 & 143.

Des photographies prises par le D' Tissié et H. Desnoyers sur les posi* fions correspondant aux écrilnres droites et penchées mènent à des conclusions contradictoires; il semble donc qu'elles n'exprïmeut qae la conviction de ceux qui les ont faites. Afin de déterminer la meilleure altitude» il faut observer : 1"* \& poU'Uion de la colonne verU'braU chez des enfants qui prennent spontanément une attitude libre; 2^ l'état de la circulation ; 3'> l'étal de la respiration ; 4® l'état du tube digestif. La fonction respiratoire est mise dans une mauvaise situation par le travail intellectuel, il faut donc éviter tout ce qui amène une aggravation. Les expériences personnelles par la méthode graphique établissent le mauvais effet de l'appui de la poitrine contre le rebord du pupitre qui diminue la profondeur respiratoire : l'eofant s'appuie contre une table quand il est fatigué en vertu d'une loi générale d'après laquelle l'homme fatigué cherche un appui : il faudrait avoir des tables qui, automatiquement, se refuseraient à cet appui de façon à ce qae l'apparence de soulagement qui apparaît dans cette position n'ait plus pour conséquence une perle plus grande par suite de la compression du thorax.

Clément CBABpEMTixn.

VU. — PsTCUeLOGIE DAMS SES RAPPORTS AVEC LA LoGIQUE ET l'E.STHÉTIQCK

88. — Raisons du peu de valeur esthétique des sens dits inférieurs (Reasona for the slight esthelic value of the « lower sensés >), par Wal- TEH U PiTKiN (Golumbia). The Psychological Review, t. Xlll, n*> 6, p. 303. novembre 1V06 (14 pages).

On est généralement d'avis que la vue et l'ouïe sont les seuls sens possédant un caractère esthétique qu'on est d'accord pour refuser au goût, a l'odorat et au toucher. Heaucoup de psychologues ont cherclié à expliquer cette distincLioD entre les sens, mais selon l'auteur de cet article ils n'y auraient guère réussi jusqu'ici. Aussi critique-t-il leurs explications tout en les ctlauit, On a soutenu que les données des sens inférieurs sont trop brusques, trop immédiates, pour qu'on puisse les considérer avec le désintéressement qui caractérise l'émotion esthétique. L'explication que préfère P, est celle de Marshall, qui voit dans le caractère esthétique moins les résultats d'une sensation immédiate que celui d'un Jugement dépendant de comparaisons et d'associations d'idées. Il ne l'adopte pas entièrement, car elle lui parait trop intellectualiste, mais il la modifie, montrant que les conditions essentielles dn caractère esthétique d'une sensation se trouvent dans sa persistance, dans sa reviviscence aussi bien affective que représentative, et dans la puissance et la durée des images qui peuvent renaître après elle-

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