‹ Journal de psychologie normale et pathologiqueChapitre 57 sur 161 · I. — ÊTVDSâ CLIMOUES SUIt LES MALADIES HBNTALKS · texte numérisé non relu

I. — ÊTVDSâ CLIMOUES SUIt LES MALADIES HBNTALKS

— lie traitement des déments et l'étude de la psychiatrie en Allemagne [The care of ihc iiisaoe and the sludy of psyohiatry iu Germany) ; par Stewart Paton. Tke Journ.ofnerv. ond mental lUsease, avril

Les Allemands sont très optimistes dans toutes tes questions relatives à la démence; il est vrai que la psychiatrie est une science privilégiée en Allemagne et pour les progrès de laquelle rien n'est négligé. Les cliniques d'Erlangen et de Wurzbourg sont des modèles, l'hâpilal de Miinicfi est le mieux aménagé dans le monde entier. Mais surtout une conviction est générale et stimule les efforts : c'est qu'on peut faire beaucoup plus pour les déments que ce qu'on a fait jusqu'ici. Les Allemands ont compris ïaetion moraU des cliniques et c'est pourquoi ils les ont multipliées : ils ont constaté que la présence d'une clinique dans une région modifie sensiblement la nature des délires chez les individus de celte région qui entrent dans les asiles. Dans les pays allemands 06 il n'y a pas de clinique, les asiles d'aliénés doivent être construits et aménagés tout différemment de ce qu'ils sont ailleurs.

L'auteur loue également le rapport qui existe en Allemagne entre les cliniques de maladies mentales et les universités, auxquelles elles sont êtroilement rattachées : l'alicniste est un professeur, membre de l'Université et comme tel il est obligé de consarer cinq ou six heures par jour à son travail d'hôpital. De même, le fait qu'une clinique soit dirigée par un seul homme et ne comprenne pas une diversité de « services », constitue un immense avantage en permettant de poursuivre les recherches pendant un temps indéfini. C'est euDu une très bonne chose que, lorsqu'un professeur quitte son poste il soit remplace par un autre venu, la plupart du temps, d'une UDiTersilé différente : cela entretient un échange d'idées et une stimulation & travers toute TAlIemagne.

La création de nombreuses cliuiques de maladies mentales serait un bien dans tous les pays; autre autres avantages sociaux, cela aurait celui d'instruire les étudiants et les praticiens qui seraient alors moins aptes à préserver les prédisposés et à discerner les délires en temps opportun.

JOURSAl DIS PSYCIIOLOGJB

92. — De la grande importance psychique des maladies de l'oreille (The great psychical importauce of car discase}; par le D' G. Grtast. The Journ. ofnerv. 8 mental disease, septembre 1906, o*> 9.

L'attenlioD de l'auteur a été attii-ée par qu&lre cas où rhallucinatioo audilive s'accompagDait de catarrhe chronique de l'oreille raoyenne — et disparaissait en même temps que celte aCTection. Ces faits couduisent B. a rechercher tes rapports eutre les maladies de t'oreilie et les halluciaalions auditives, sujet peu étudié (sauf par Schwartze). On avait déjà DOié le rapport de certaines psychoses avec les iuflammations purulentes de roreille moyeaue, mais les formes sèches d'olile, en provoquant le tintemeol, sont plus souvent encore des causes de troubles psychiques. La relation entre les deux phénomènes était pressentie depuis Uonat, Uodin et Dom Calmet.

Quant au tintement, on en peut distinguer trois formes : l*> le plus souvent, les malades n'y font pas attention ; 2"* il provcque une inquiétude mcntaIe(hypochundrie, neurasthénie] ; 3^* il amène des hallucinations auditives, pouvant aller jusqu'aux délires systématisés. Chez les malades qui rentrent dans ce cas. I appareil auditif aune sensibilité exagérée & l'excitation électrique. Le tintemeut, — qui parfois alterne avec l'hallucination, — est la cause excitante qui provoque les halluciit&lious; celles-ci peuvent être produites par la stimulation du trijumeau. Péré cite même un c^a où elles ont été amenées par suite d'herpès facial. L'état du naso-pharj'ux est un facteur important dans la production du tintement et, par suite, de l'hallucination. L'homme normal peut se reudre compte de ce qu'éprouve le malade, parce qu'il ressent lui-mfime sur les hauts sommets ou dans le* souterrains où tl perçoit des sensations internes de son, très désagréables.

Les hallucinations auditives s'annoncent d'autant plu<t graves qu'elles

s'accompagnent d'une plus grande surdité ; c'est pourquoi la vieillesse est

une mauvaise condition, car non seulement l'ouïe diminue, mais des modi*

fications circulatoires provoquent le tintement.

G. Bos.

93. — Un cas de narcolepsie, provenant d'une infection spécifique transmise à travers cinq générations (A case of narcolepsy frora a spécifie infeclion transmitted ihrough Hve générations) ; parN. BLooGcrr (Extrait de {'American Journal of the médical Sciences, août 1906] .

La narcolepsie, ainsi nommée par Gëlîneau, est liée suivant lui aune neurose. tandis que d'après Ballet elle résulterait de l'action d'une toxine dont la nature est d'ailleurs inconnue. Le sommeil surprend le malade d'une fa^on subite, au milieu de ses occupations, souvent pendant les repas. B. cite un cas intéressant par les antécédents héréditaires, c'est celui d'une femme dont le grand-père a été avarié; son pcrc avait de la chorée chronique et elle-même depuis l'&ge de vingt-deux ans, a des accès irrésistibles de sommeil.

Putzel classe la narcolepsie parmi les étais épileploldes, mais elle peut

ÉTVDSS CUSIQVBS SVB LES MALADIES MEyTAlES

aossi provenir d'ioreclions amcoant «les lésions du système nerveux (iova-

sion du corps par le (larasile tnjpanosomiasii). Cette lliéorie toxique est

coitlirmée par le Tait que l'état iiarcoleplique s'accompagne souvcul de

diabète ou d'obésité. Dans Le cas actuel, chez tous les descendants, au

nombre d'une trentaine, le mal s*cst transmis sous forme de quelque afTec*

lion du système nerveux; il n'est apparu d'ailleurs qu'à l'Age de la maturité

des sojets. Il est dinicile de déterminer le siège de la lésion à laquelle

serait due la norcolepsie, car elle n'entraîne pas la mort et l'aulopsïe oe

rèvclc rien. Le seul Iraileraenl indiqué concerne l'hygiène et le moral des

malades.

Page 1