C. Bos
94. — Dégradation mentale résultant de l'alcoolisme (Mental dégradation the resuit of alcohol) par Robert Junbs (Londres). The American Journal of Imanity, t. LXlll, a° 1, p. 39, juillet 1906(U pages).
n est toujours difficile de déterminer la cause d'une maladie, et surtout decesaGTectionsqui comptent parmi les plus terribles, les maladies mentales Cependant tout porte & croire que leur origine se trouve dans un grand nombre de cas dans l'alcoolisme, puisque la statistique nous montre que chez 16 à 17 p. 100 des aliénés inlernès la psychose ou névrose est nettement alcoolique, quoiqu'on puisse dire aussi que l'alcoolisme est souvent lui-même une indication de l'iustabilité du système nerveux. J. décrit l'inOuence de l'alcool sur le protopla&nia d'une façon générale, et parle de ses effets physiologiques ; mais il insiste surtout sur l'étal mental résultant de l'abus de l'alcuul. — ivrognerie ou alcoolisme. Le premier effet da l'alcool est une excitation apparente des fonctions intellectuelles, mais celle-ci provient uoiqueraenl de l'absence d'inhibition par les fonctions supérieures (jugement et raisonnement) qui, étant suspendues, laissent le champ libre à l'imagination etc. Mais bientôt il se produit une dissociation complète des fonctions mentales; la mémoire faiblit, les illusions apparaissent, puis les hallucinations, généralement terriflantes; le caractère change, l'alcoolique est violent et a des fureurs semblables aux attaques d'épilepsie. La sensibiliié est diminuée; le sens musculaire affaibli. L'absence d'inhibition par les fonctions supérieures rend l'individu la proie facile de toutes ses impulsions qui le conduisent souvent au délit et au crime. Enfin l'alcoolique transmet à ses enfants une tendance aux maladies mentales de forme convulsivc, telles que l'épilepsie, la chorèe el l'hystérie, ainsi qu'à l'idiotie, l'imbécillité et la démence.