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Études sur la Pathogénie des troubles ubntaux

ET SDH L'AxATOMIK PATHOLOrtlODK

i05. — Sur la valeur des lésions anatomiques en patliolog:ie mentale, par Kliim'el et Antukai'ms, dans L'Encéphale. Journal de Pêffchologie^ janvier 1906, Delarue et C^. Paris.

Pour réduire les psychoses fonctionnelles aux organiques, hypothèse indiquée par l'orientation actuelle de la psychologie expérimentale, il faut admettre qu'entre autres vêsanies a la démence et le délire sont le résultat des lésions les plus Hues et qu'un agent pathogène peut les provoquer parfois bien avant d'avoir eu pbur conséquence l'ensemble des lésions dont il est capable ».

Un malade est atteint à trente-sept ans d'un délire à évoiotion systématique, à quarante-neuf ans d'une hémiplégie cérébrale avec dégénérescence des pyramides. Il meurt à cinquante-cinq ans d'hémorragie méningée. L'autopsie accuse un processus d'artérite chronique hypertrophiqoe dans l'encéphale et sans cctasies. Il importail de Oxer la valeur de ces lésions. Elles prè-euieal les modalités des arlcrltes acquises A la suite de maladies infectieuses et ne peuvent rentrer dans le groupe des altérations artérielles fréquentes à un certain âge. 11 n'y a pas là lésions consécutives et termina-

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les à côlé de lésions qui dénniraienl la maladie mentale. Au moment de l'hémorragie : nipture arlt'rielle au niveau des méninges, à quarante-neuf ans ischémie avec hémiplégie et dégéDérescence secondaire, à trente-sept ans un délire évùluaul de plus en plus. « S'il est certain que deux de ces trois phases sont juKtinées par la lésion artérielle arrivée à son plus haut degré il parait très vraisemblable de pouvoir attribuer le délire lui-m&me & la première période de la même maladie alors en action sur l'encéphale entier... Les éléments nerveux étant à la fois les plus différenciés et les plus firaeiles parmi les tissus qui composent Tencéphale on s'explique facilement pourquoi leurs altérations se traduisent tout d'abord par des troubles dont le délire est la conséquence, «

Emile GARTBAon.

106. — Un cas de tameur du lobe temporal, par V. Deroutb, ButUtin de ta Sociéié de Médecine mentale de Betyiqw, février 1906, n* 125.

Chez un malade atteint d'un délire mélancolique et hypocondriaque, mort d'un néoplasme de l'intestin, on trouve k l'autopsie une tumeur cérébraJe occupant, du côté gauche, une région limitée en haut par le bord supérieur de la scissure de Sylvius, les circonvolutions frontales inférieures et ascendantes, la pariétale ascendante et le gyrus supra*marginal ; en arrière par legyrus supra marginal, les restes postérieurs des temporales moyenne et inférieure et de Toccipito temporale externe ; en dedans par le pédoncule cérébral et la bandelette optique.

Celte tumeur, qui occupait ainsi le centre auditif verbal, ne se serait traduite que par une certaine dureté de l'ouïe et non par de U surdité verbale, bien que le malade fût droitier.

L'observation de Dcroitte bien que fort intéressante nous parait par trop incomplète au point de vue clinique, pour pouvoir servir d'argument contre l'opinion classique de la localisation du centre auditif verbal dans la première temporale gauche.

D' Roger Higkot.

107. — Otite clironique puralente ; abcès cérébelleux ; épilepsie,

par V. Deroitte, BtilUlin de la Sociélé de Médecine mentale de Belgiquej juin 1»06. n<* 127.

Chez le sujet qui fait l'objet de cette observation, l'épilcpsie s'est développée à Tégc de neuf ans, alors qu'existait depuis une époque iodélerminée un écoulement purulent de roreille. Au début les accès présentaient le type du vertige décrit par Oppcnhcim et étaient suivis de stupeur et surtout d'anxiété. Pendant trois ans il y eut une véritable rémission, puis les cinq dernières années, apparurent des accùs d'épilepsic typique.

L^otite a persisté jusqu'à la mort, ii trente-deux ans ; elle se traduisait par de l'hjperacousie douloureuse du côté sain, de la surdité du côté malade et de l'otorrhée.

Ces deux af!ections, l'otite et répilepsîe, ont érolué simultanément ; le malade avait des migraines intenses quand le pus se collectait ; si l'écoolement se produisait assez vite, pas d'accès épileptique ; s'il j avait réteotien purulente, crises en série.

Deroitte admet que t'aOection chroniqnede l'oreille a fait naître une zone épileptogènc et que l'écoulement, par cessation de rhyperlension ou par un autre processus, faisait aTorter l'accès an même titre que la ligature d'un membre.

A l'autopsie : cerveau normal ainsi que ses enveloppes ; rocher ganche formant une saillie très prononcée, son périoste de teinte jaune paille ; nerf acoustique gauche atleiul de névrite interstitielle avec atrophie parenchymatcuse ; une incision horizontale du cervelet vers le milieu du lobe quadrangulaire passe par un foyer de ramolissement jaune englobant sortout le lobe gauche (substance blanche et noyau dentelé), et terminé par nn orifice à bords brunis, laissant sourdre une goutte de pus, entre le lobule du pneumogastrique gauche et la face antérieure du lobule quadrangulaire.

D' Roger Mignot.

108. — Des symptômes médullaires de la démence précoce, par DRHorBAix, Bulletin de la Société de Médecine mentale de Belgigtte, août I90G. n° 128.

Deroubaii a étudié, au point de vue des manifestations spinales, soixante-et-un déments précoces dont la maladie étaitencore en évolution ; il a de parti pris éliminé tes cas éteints, c'est-à-dire arrivés & une démence par trop profonde.

Dans quinze observations, il n'y avait rien d'anormal. I<e signe de Romberg et d'Argyll-Robertson n'ont Jamais été constatés. Par contre Deroubaix a observé le myosis, la mydriase, l'inégalité ainsi que la lenteur des réactions des pupilles. L'exagération fréquente des réflexes tendineux, le clonns du pied. Tabnlition relativement fréquente des réflexes cutanés abdominaux, le tiabiuski. sembleraient dire qu'il y a des lésions de la voie pyramidale. L'acrocyanose a été rencontrée dans treize des cas. 11 n'a pas été possible de recueillir de renseignements bien exacts sur l'élat de la sensibilité.

Deroubaix aboutit aux conclusions suivantes : > 1^ les symptômes médullaires sont très fréquents dans la démence précoce (environ dans les trois quarts des cas) ; 2*" ces troubles spinaux sont le plos souvent un indice de lésions de la voie scnsitive, mais pas d'une façon absolue, exclusive ; les lésions de la voie motrice, pyramidale sont aussi fréquentes ; 3^ ni la forme de raflfeclion, ni Tàge des malades, ni la durée de la maladie ne semblent avoir d'innueuce itur l'apparitiou de ces symptômes, ni sur leur syslémattsatioo quand ils surviennent. »

D' Roger BJioxoT.

TT

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109.— Pathologie des neuroflbrilles. parD" Ckuletti et Samdalisg. Tht Journal of Mental Patkolosv, vol. VII, n* 3, pages 113-119.

D'après cet article, il semble que même si la pertection de la lechniqae nous permettait prochaiaemcnl d'obleoir des résultats constants dans l'étude des neuroflbrilles, dans les états pathologiques, nous ne serions cependant pas capable d'en tirer éventuellement des conclusions vitales en ce qui concerne l'hisloloijie pathologique. Ceci pour deux raisons :

1*> La pathologie des neuroflbrilles n'est qu'une partie delà pathologie des cellules nerveuses. Aussi avant de déterminer le type de raltération cellulaire est-il essentiel de reconnaître non seulement les modifications du travail endocellulaire mais aussi les modifications du complexus morphologtque des éléments cellulaires. Or ces modifications ne peuvent être vuesquepar deux méthodes spéciales.

2*^ Nos méthodes actuelles appliquées à l étude des neuroll brilles ne pourront nous éclairer sur tes modifications des éléments cellulaires que dans un temps relativement éloiguè.

Pour le moment, la méthode classique pour mettre eu lumière les plus légères altérations pathologiques des cellules nerveuses est La méthode de Missl qui est Tort sensible. Elle nous rend capables d'indiquer avec certitude la dégénérescence de l'axe deux ou trois juurs après la lésion. Avec les méthodes récentes au contraire ou ne peut l'indiquer avant dix ou douze Jours. La constance absolue des réactions de méthylène bleu dans difTéreiUs types cellulaires bien fixes rend de plus la méthode de Nissl seule capable acluellemeui de rendre des services immédiats.

Abel Rey.

lY. — Étudbs Médico-légales et Crih[nologiqi7bs

110. — Les devoirs et les droits delà Société vis-à-Tis des aliénés, par

J. Gbasskt. lirvue des Idéçs. 15 juillet 190G, p.p. ol3 à 537.

La législation sur les aliénés est actuellement tout a fait insuflGsante : le projet à l'étude appliquerait deux idées nouvelles : celle ^'assistance et celle de «oin«, tous deux obligatoires. Des soins pourraient être ionnés à domicile ou dans des familles dans des conditions fixées par la lui et les cas ordonnés par les médecins. Les internements tardifs beaucoup plus redoutables que les internements hâtifs seraient évités par des mesures administratives et ou prendrait des précautious pour que des sorties prématurées n*aroéneut plus d'accidents: un service d'observation serait créé dans chaque faculté de médecine où, gr&ce à une bonne direction et une sage administration, on éviterait les erreurs médicales et ordonnerait l'internement. Des sorties provisoires et des congés devraient pouvoir être accordés. Les expertises médico-légales se feraient hors de la prison dans un service spécial. Les accusés acquittés pour irrejc/)on«a6i7rf^ seraient, ipso farfo, déclarés allé-

JOVRSAL DE PSYCRÛLOniB

nés parrautorité judiciaire et traités médic&Ienienl comme tels; ils seraient surveillés spécialement & l'asile et à la sortie. Des établissements ou des quartien xpéciaujc seraient réservéâ aux épileptiqueê, alcoolique^', idioU et crétins. Enfin on multiplierait les établissemcots publics pour l'éducalion des enfants arriérés et idiots, On réglementerait aussi les internements volontaires et ainsi la société assisterait mieux et se protégerait plus efncace-

ment,

Clément GBAnPBmsa,

m. — La psychologie da témoignage (La psicologia di testimoni neî processi penali). par C. Lohbhoso. In : La Senda Positiva, Série 11. Vol V. — 15" année^ n^ 9-10 Home. Septembre-octobre 1905.

A propos de la récente et célèbre affaire Uurri, Lombroso indique les différentes causes d'erreurs qui, sans intention de tromper de la part du témoin faussent le témoignage. D'abord les erreurs sensorielles : illusions optico-géométriques, et illusions relatives à la couleur puis les déformations dues aux émotions, par exemple la peur ou la douleur qui détruisent ou faussent la perception. Les causes d'erreur augmentent encore quand il s'agit d'objets en mouvement. Le temps qn'il faut pour voir varier d'individu à individu. En outre, l'image d'un objet en mouvement est la somme d'une série d'images et mouvements partiels, dont certains seulement sont perçus par l'un, cerlains autres par l'autre. 11 suffit du reste de penser à la manière dont nos sens perçoivent la chose et nous les représentent pour nous convaincre que rarement nous les percerons avec tous les détails qui les caractérisent. Le meilleur exemple qu'on en puisse donner est celui des objets dont la forme typique ou très connue rend superflue l'analyse des parties. (Ainsi ce joueur de domino ne compte pas les points de chaque pièce pour la reconnaître.)

La fréquence des faux témoignages est d'ailleurs mise en lumière par des expériences précises et L. en cite quelques exemples d'après Lizt (sur 60 spectateurs, d'une haute culture intellectuelte, 10 témoignages senlement furent exacts) Weber; Stern (sur 282 dispositions 17 exactes).

Ces résultats nous indiquent que même cette partie de la procédure où nous pouvions espérer trouver le plus de garanties devra subir une profonde modiÛcalion pour se mettre d'accord avec les faits les plus incontestables

révélés par la psychologie.

Jean Dagnajt.

lis. — Éléments de médecine mentale appliqués à létude da droit,

par le D' Legrain. Préface de M. Garçon. Paris 1 vol. in-8, 452 pages, nouveau 1906.

G. compare, dans sa préface, les desiderata du criminalisle, persuadé que e Droit pénal et la Science pénitentiaire ne peuvent laisser de côté les résultats scientifiques de la médecine mentale et de la psychologie expéri-

6TVDES MÉDICO-LÉGALES ET CBIMISOIOGIQVES

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leotale. — Leurs résultais sonl déj& assez nombreux pour Iroubler les iDcieanes croyances, mais pas assez TcrmeA pour s'imposer & la conscience Boiversclle. C'est ainsi que certains alicnislea ont imagine la théorie de la nespons&bilité limitée; ils ont pu la faire insérer dans plusieurs codes itrangers et la Taire admettre dans la pratique courante en France- — xtuellement cette théorie est virement critiquée non pas seulement par des SrimiDalislcs, mais aussi par des médecins qui comme L. avouent qu'elle l'est qu'un sublerfuffe fréquemment employé pour marquer son ignorance |t déterminer uu adoucissement de la peine. — Malgré les doutes et les ncerliludes de la science actuelle sur les questions de droit réprcssiT, il D*eQ est pas moins certain qu'elle a posé le phénomène social du crime sous ttn aspect nouveau : pour arriver h des solutions précises il ne Tant pas se Doutenter des résultats de statistiques incertaines, mais il est indispensable l'étudier les délinquants, de faire de nombreuses observations individuelles loDt OQ tirera des conclusious, qui permettront de connaître les causes ^casionnelles ou profondes du crime etdu délit et d'établir les moyens de les supprimer. — De telles éludes, strictement expérimentales ne sont pas lisées, mais dès maintenant on peut espérer de grauds résultats : tous ces ragabonds qui passent de la prison à l'asile et n'en sortent que pour se kire hospitaliser ailleurs pourraient être catalogués et leur traitemeut K)urrait être déterminé d'une façon plus rationnelle. — G. ajoute qu'il est Ddispensable que les juristes s'habituent À appliquer cette méthode expérimentale : familiarisés avec son emploi ils pourront plus aisément comirendre. interpréter et même discuter les résultats qu'apportent tes mêdeiins. — (r Personne n'a songé à refuser au philosophe le droit de puiser aux lonrces mêmes de sciences toutes médicales •; la psychologie pénétrée de ihynologic et de pathologie mentale abandonne chaque jour les vieilles dées métaphysiques : la criminalogie doit faire de même de nombreuses Dcursions dans tontes les sciences, puiser partout ce dont elle a besoin leur se constituer sur des bases scientifiques. — fi. concluten espérantque Mrmi les gens auxquels tl a fait enseigner la psychiatrie ro<dico-légalc se roueront au culte désintéressé d'une nouvelle criminalogie : il compte sur mx pour fonder cette science dont on voit l'objet, la méthode et la nêcesjlé, mais qui est à peine commencée.

L. ilodie en 14 leçons la personnalité humaine, k Qu'est-ce que la personiBlité? Est-elle simple comme on l'acru longtemps? Est-elle complexe, au ontr&ire, comme on l'admet de plus en plus aujourd'hui? Est-elle homoèoe, immuable, invariable, c'est-à-dire éternellement semblable à ellenéme? N'est-elle pas au contraire susceptible de se modifier et même de e transformer de fond en comble ? Et dans toutes les circonstances, quels DOt les éléments constitutifs delà personnalité humaine? Comment devieotm Sot? Qu'y a-t-il de permanent et de variable dans ce Moi? » Telles sont B5 questions auxquelles L. donne des solutions. Il étudie h l'aide de preuts cliniques l'hérédité, le monde des sens, les hallucinations, le délire de

JOVRNAL DE PSYCnOlOOm

la persécuUon, l'impulsioD, le subconscient, les actes stéréotypés încoascieata, les délires â éclipses et les a délits à éclipse v, il reprend ses travaux sur l'alcooliiimc et les iutoxications et donne des observations de sujets qui couuureat âuccessivement l'asile et la prison, il parle du récidivisme, du paracitisme, des aliénés criminels. Après avoir terminé l'étude du Fonctionnement de \a. personnalité par l'épilepsie et Tabsintliisme, L. étudie la dislocation et donne des observations de fous lucides, des abrêdes, d'impulsifs, de Taus moraux. Après avoir parlé de la suggestion, de la mentalité des foules el de l'bypnotisme, il termine par une leçon sur la responsabilité atténuée cl ne trouve pour déreodrc cette conception aucun argument

en dehors de ta tradition.

Clément CaARfBNTiER.

113. — Denoi-fous et demi-responsables, par J. Grasset. /?n'ue dM i>eujC' Mon'ies, 15 février 1906.

Les demi-rous fourmillent dans la littérature et dans la rie. A que Megré sont-ils responsables '?

Les demi-Fous sont ceux chez qui une partie seulement des centres psychiques et des centres les moins élevés est atteinte. Tout leur psychisme n'est donc pas atrophié. Aussi, tandis que le fou n'est jamais qu'un malade, nuisible ou au moins inutile k la société» le demi-fou est souvent un homme de génie éminemment mile. Auguste Comte, Saint-Simon, Dostoïewsky, Tolstoï, Maupassant, J.-J. Rousseau, Schuroann, Nieisschc, etc. en sont des exemples.

La demi-folie peut être décrite dans trois groupes de faits : 1^ il y a des symptômes de demi-folie ches certains fous internés dans les asiles ; 3^ les fous qui guérissent transitoirement et restent le plus souvent des demifous dans rintervalle de deux crises consécutives de folie ; 3'' il y a des sujets qui sans jamais présenter de folie restent demi-fous à l'état habituel toute leur vie. Celte dernière classe, la plus importante, comprend les désharmoniqucs, les originaux, les phobiques, les impulsifs, etc..

Les demi-fous sont assez responsables pour que la société les juge ; ra&is il faut que nous les empêchions de nous faire du mal, et pour cela : i" multiplier les établissements spéciaux de neuroihérapie pour traiter tes demi-fou? qui n'ont pas encore commis aucun acte délictueux ou criminel. 2^ de créer des asiles de sûreté spéciaux pour les demi-fous nuisibles ou dangereux qui ont commis el peuvent encore commettre de ces actes-

Uapbacl Coh.

114. — Sur les simulateurs, par Cl. Charpbstieh. br. in-8^ 34 pages. Turin, Bocca, 1906 (3 observations).

Observation I. — Jean, quarante ans, simule la folie avec succès pour passer l'hiver à l'asile, à l'abri de U misère. C'est un instable et un mal équilibré ; il a été dressé par un ami, qui sous le couvert d'une innocente

ÉTUDES MÊDtCQ- LÉGALES ST CBlMlSOLOGiQVES i91

monomaoie exerce une proTessioa cruniuelle. Il b simulé la folie des grandeurs et le mutisme.

Obseavatiun II. — Emile, cinquante ans, très intelligent, nombreuses condamnations, a été dressé à émuler l'aucsthcsie bystcrique, et, par Tapplication de cocaïne sur la langue, les troubles de la parole syraptomatiques de la paralysie générale.

Obsehvation ni. — Louise, vingt-deux ans, enl6leusc. D'après trois pages dcchirces dans un ouvrage sur les maladies mentales par uu complice. elle simule la kleptomanie hystérique, et, quand les questions rembarrassent, l'amnésie. Après avoir obtenu ainsi uu non-lieu, échappée à la justice, elle avoue sa simulation, puur obliger les médecins à lui rendre sa liberté.

Il faudrait étudier toutes les catégories de simulateurs délinquanla et

criminels, après quoi, a on pourrait examiner ceux qu'il faut punir el ceux

qu'on doit tenter de guérir. «

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