‹ Journal de psychologie normale et pathologiqueChapitre 64 sur 161 · C. R. d'Allonmbs · texte numérisé non relu

C. R. d'Allonmbs

115. — Los aliénés dissimulateurs, par ub Muuh et Duciutbau, Bulletin ^ de ta Société dt Médecine mentale de Belgique, octobre 1906, n^* 129.

Il ne faut s'attendre à observer la dissimulation que dans les états psychopalhiques compatibles avec l'intégrité relative du jugement el de la volonté ou dans les périodes de rémission des diverses psychoses. ■ La dissimulation a été observée surtout chez les mélancoliques, les para- SoTaques el dans la dégénérescence mentale. Les mélancoliques dissimulent pour réaliser plus facilement leurs idées de suicide (deux observations). Les persécutés persécuteurs savent cacher leur délire pour se livrer à des attentats et attirer ainsi l'altcntion du public et des tribunaux. Les paranoïaques hallucinés sont de tous les plus habiles à cacher leurs troubles mentaux; parmi eux se recrutent le plus grand nombre de ces malades qui roDt l'objet de campagnes de presse comme étant les victimes de séquestrations arbitraires, l^s dégénérés k obsessions sexuelles et les pyromanes dissimulent par honle les raisons morbides qui les ont fait agir cl préfèrent Mre condamnés que d'avouer leurs troubles mentaux (trois observations). ■La dissimulation s'observe habiiuellemenl chez les malades internés qui ^sirent leur sortie (une observation] ; elle est plus rare chez les prisonniers, mais il faut compter avec la possibilité de son existence (une observation). ■Le diagnostic de la dissimulation nécessite une observation prolongée de ^^férence dans un asile d'aliénés ou bien encore dans un hôpital. Il ne 'aat croire qu'avec réserve aux rémissions dans la paranoïa chronique. La i^econnaissance par le malade de l'existence de troubles mentaux dans le Dasaé n'est pas une preuve suflisaule de la guérison de la maladie mentale. "Zhez les mélancoliques ayant eu antérieurement des idées de suicide ou aoc hérédité chargée à ce point de vue, il faudra toujours redouter la

liaaimulation.

D' Roger Migmot.

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JOVRSAl DB PSYCUOLOGIE

416. — Expertise médico-légale au sujet de l'état mental de la femme de IL..., prévenue d'empoisonnement, par de Bibck el de Rude, Bulletin de ta Société de Médecine mentale de Belgique, avrU 1906, n» 126.

Cette expertise se rapporte à une femme qui arait empoisonné ses trois enraals avec de l'arseoic. De K .. était déprimée par des peines morales vives, afTaiblie par trois grossesses successives très pénibles dont la dernière ne remontait qu'à quatre mois. L'obsession morbide se manifesta après plusieurs semaines de dispositions mélancoliques et hypocondriaques.

Après avoir acheté de l'arsenic, cette femme résiste encore trois semaines  l'impulsiou homicide. L'acte accompli elle s'en étonne el fait des aveux immédiats tout en soignant ses enfants. Elles les a lues pour qu'ils ne voient pas malheureux comme elle ; si elle ne s'est pas suicidée c'est parce qu'elle aurait été damnée et séparée d'eux au ciel ; elle espère qu'on va la laisser mourir

Pendant les quime premiers jours que cette femme est en observation, on ne découvre pas autre chose qu'un fond de débilité mentale sur lequel était venu se développer un état mélancolique avec impulsion homicide. Brusquement éclate un accès d'agitation de plus en plus vive avec hallucination qui nécessite le transfert dans un asile d'aliénés.

En somme, Timpulsion homicide a été la première manifestation appréciable pour l'entourage d'un étal vésanique qui n'est devenu patent que plusieurs semaines plus tard. D** Boger Uicnot.

117. — Considérations sur quelques degrés de la responsabilité, par LuciKN LAiJRirFB Atinaleê médico-psychologiques, IX*> série, t. 111, n" S. p. 229, mars-avril 1906 (13 pages).

En principe tout le monde connaît la loi, mais eu réalité il y a beaucoup de personnes qui non seulcmenl ne la connaissent pas, mais qui sont même incapables de la comprendre. En dehors des aliénés, irresponsables parce qu'ils sont malades, il y a des individus peu on pas responsables parce que ce sont des retardataires, des arriérés intellectuels. On peut les diviser en deux catégories :

1" Ceux qui ne sont aptes à concevoir aucune loi, naturelle ni civile.

V Ceux qui ne sont aptes à concevoir que les lois naturelles.

De tels individus ne relèvent que de très loin de la médecine légale et pas du tout de la psychiatrie; ou ne peut qu'essayer de pruportioiiucr les sanctions de la justice moins à la nature du crime ou délit qu'à rinielleclualité de celui qui s'en est rendu coupable. L.-C. Hirbert.

Le propriétaire gérant : Feux Alcax

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