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COMPTES REINDUS

Études û&MïfiAUEs, TukoniKs, Mktiiodbs, Appakkils

98. — Le caractère empiriquQ et la personne, Du rôle de la volonté en psychologie et en morale, par Louis Pnxr, Alcao, 1005.

Pour comprendre l'hûmmc, le philosopha doit se placer h. deux points de vue successir».

Toal d'abord, il y a en nous un être empirique constitue par Tnction des choses sur nous. El les diderenles fonclioiiA (|tii, .tous l'action des choses, abnuiisseul k Turmernotrc caraclcrc empirique sont : la mémoire, qui nous permet de nous reconnaUre dans notre passé; rimai^lnaiion, qui Tait de nous 1res suuvenl le Jeu de$cho9e:t, maïs i)ui, lorsqu'on la suburdonne & la raison, sert à prujeler daus l'aveiur notre véritable idéal; les passions et les dé^r?, qui, une fois fixés, lunt la marque propre du carautêre; la ^ulunté eulin qui aboutit à l'action au dehors.

Mais l'être humain n'est pas uniquement constitué par un caractère empirique : 11 y a aussi eu lui un être capable de rai^ton.

Or, pour pouvoir être lui-même, il faut que l'homme réagisse contre les choses- Et précisément Pénergie propre qui lui permet de résister à la réalité, c'est le n vouloir ne pas u ou volonté. Au.ssi cst-cece pouvoir qui fonda 'Viotre liberté : ce n'est pa<i quand je cède aux motits, même après réncxion, ^ue Je suis libre, mais c'est quand je résiste & mon caractère qui me vient ^es choses. L'acte libre est essentiellement un acte de volonté.

Maintenant l'homme découvre en lui, gricc aux « noergies » de la raison,

'min idéal de vëiité. de Justice et de beauté. Cet idéal, sans doute, il doit clu'r-

'^:::Uer h le réaliser, mais seulement dans la mesure où sa raison est capable

^de inodiller les hommes et les choses. En réalité, l'homme sait mieux ce

^Ciju'il doit ne pas faire que ce qu'il doit faire. 11 dépend de lui de ne pas

^^aire, car â'il conçoit diriicilemeul la vérité, la beauté, la justice, la souf-

^F^raiice lui révèle clairement l'erreur, la laideur, l'injustice qui la causent.

Th. Creubr.

9. — Ueber 'WiUens freilieit, par W. Wlndf.luano 2" édition. Mohr, Tubingue, 190'j. Prix : 3 m. 00

Ce qni importe avani tout, dans l'étude de la liberté, c*est de commencer Journal de psychologie. 16

JOVRSAL DE PSYCtJOLOCIE

par déflnir nettement les concepts fondamentaux, o La volonté est-elle libre? » Tel est renoncé classique du problème qui nous occupe. Uiis qu'entend-on par ■ libre »? qu'cnlcnd-on par i volonté • 7 C'est c« qu'il s'agit de déterminer tout d'abord.

On ne tanlcra pa5 â s'apercevoir que ces termes peuTent être pris dans des acceptions assez diiTcrcates. Etparconscqaentuncfimpic afflrroatioa on une simple n/:ga(ion ne snfllsenl pas pour résoudre le problème de la liberté. H faut s'appliquer à séparer les difTereatcs questions qu'il embrasse, dans sa formule générale et rien ne dit que nous soyons amenésà répondre d'une façon uniforme ù chacune d'elles.

Si Ton passe en revue les divers emplois dont est susceptible le mot s libre «, (par exemple : chute libre des corps dans le vide, cheval en liberté) on verra qu'il indique toujours l'iJce d'une fonction non erapcchce. Ce n'est donc pas une détermination absolue, mais un concept relatif, se rapportant à la suppression d'un obstacle précis, dont on sous-entend ordinairement l'idée. Ainsi dire d'un cheval qu'il est en liberté, ce n'est pas supposer qu'il est afiranchi de tout délerminisme, par exemple de la nécessité des lois biologiques, mais cela veut dire qu'il est soustrait à la domination de l'homme. — Si maintenant on applique ce concept de liberté à la volonté humaine, on verra que là non plus elle ne prend pas un sens absolu, mais que sa signiOcation change suivant laraanière dont on envisage la volonté.

Quant à la volonté, elle se décompose en trois phases dislinclcs : d'abord la YolitioD particulière, le désir qui. s'il res'e isolé dans la conscience» engendrera immédiatement l'action : c'est le stade du vouloir; ensuite le choix, dont l'intervention occasionne la décision, lorsque des volitionscoDtraires s'opposent d la réalisation immédiate du désir primitif; eado. le passage h. Taclion du déiir non arrêté ou de la volilioo issue du choix.

Somme toute, il y a trois fonctions difTcrenles de la volonté, et à ces trois fonctions correspondent trois conceptiuns possibles de la liberté. W. va les passer successivement en revue, en suivaut. à cause de ta complexité croissante des problèmes, l'ordre inverse de la réalité. Il commence donc par la liberté dans l'action.

I. La liberté Je Caction. — L'action est un mouvement corporel provenant d'une volition (soit ua désir simple et irrésistible, soitle résultat d'un choix délibéré) et répondant au but poursuivi.

L'union et la correspondance de ces deux faits, mouvement corporel et volilion, constituent la liberté de l'action, qui peut par conséquent se formuler ainsi : faire ce qu'on veut. El celle-ci manque à la fuis U où l'un agit sans vouluir. comme c'est le cas dans le mouvement réflexe, et là où l'on veut sans agir, ce qui arrive lorsque l'organisme corporel s'oppose A la réalisation d'une vohiton.

Entre ces deux limites, mouvement involontaire et volition empêchée, il y a, et dans les deux sens, un grand nombre de degrés, en fonction desquels varie la liberté de l'action.

Au-dessus du réflexe sur lequel la volonté n'a aucune prise, il y a un certain nombre de mouvements physiologiques qui se laissent surmoaler 4 des degrés différents. — De plus certains mouvements, devenus îavolaii> taires gr&ce â l'habitude, entrent comme composants dons des ensenables.

r.llARPEXTIER — TEMPS HE ItÈACTION VHKZ LES AUÉN/iS 230

Dans un (obleau synoptique (flg. 16), cm trouvera ie résumé de nos expériences avec le temps de ropération^ le nombre de réactions obtenues et la courbe des moyennes générales depuis le normal juiïqu'au mélancolique confus.

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CoKCLOSiOH. — Quelle peut être l'utilité de ces mesures? Peut-on en tirer des conclusions pratiques ou théoriques?

Que l'attention des aliénés soit rudimentaire. qu'elle soîl nulle

^ans certaines maladies, cela n'est pas de nature k surprendre et,

^8t-il besoin de tant de chiffres, de lignes et de tableaux pour le

Remontrer?

Non, sans doute, mais les courbes ci-dessus difTërent sensiblement

JOVRSAL DE PSrcaOLOGlE

celle d'uD raécauisme, psychique, qui reçoit son expression dans Tassociatioo des idées.

Uainleoanl il faut ajouter que la volonté se trouve toujours prête à recUlier le niécani!imc, dans le ca$ où une raison apparaîtrait pour le choix.

Examinons mainleuant la nature des différents éléments qui entrent en jeu dans le choix.

Les raisons de la décision ne sont pas tous des « motifs rooraentanés «, dérivant des conditions où le sujet se trouve au moment du choix. 11 en est d'autres qui proviennent de la mémoire et qui consistent A présenter k l'individu la connaissance plus ou moins claire des conséquences qui résulteront de son acte. Au plus bas degré, celte connaissance est due A une simple liaison de ptiéuomùues résultaul d'une rencontre de h&sard, â un degré plus élevé celle-ci est renforcée par l'habitude, et présente déjà plus de garanties, enlin, sous sa furme la plus haute, elle devient laclaJre représentation du rapport causal entre l'acte possible et les faits conséquents. Mais cet éveil de représentations serait complètement inutile au point de vue du choix, si celles-ci n'étaient pas accompagnées d'un élément afTectif, « senlimeiils de souvenir ■> ou « seoiimcnts d'imagination », suivant que les représentations que ces sentiments accompagnent, ou bien reproduisent purement et simplement l'ordre du passé ou bien conslruisenl des combinaisons nouvelles.

Les « sentiments de souvenirs n, que l'on doit distinguer des ■ souvenirs de senLimenls », variables, s'émoussant avec le temps ou même se iransformanl en leurs contraires — conslilueut, dans la personnalité, des déterminations d'une constance relative, uu ordre des motifs permanents.

Quant aux « sentiments d'imagination t ils ne sont évidemment que des M sentiments de souvenirs x>, mais ils varient beaucoup en iutensiié et en importance chez les dilîerenli» iudividus-

Eotin, il faut joindre au choix entre les Uns, le cbuix entre les moyens, celui-ci se faisant d'ailleurs d'après un double critère : ou bien d'après la plus ou moins grande conformité des moyens au but, ou bien suivant leur valeur intrinsèque.

Tels était les éléments du choix, l'acte même du choix consistera à aboutir à une synthèse. Comment se fera cette unilication?

On peut se la reprèseuler sur le modèle de la composition des forces en mécanique. La volilion résultante sera constituée par l'équilibre des difTérenies impulsions, et sa force et sa direction seront d'ailleun* en rapport intime avec la direction cl la force des impuUions composantes. Et ta volunté ou personnalité pourra être considérée comme le point d'unité où se fait la conciliation des motifs difTérents.

Une telle conce|iiion ne conduit pas au déterminisme, parce qu'on fait eolrer au nombre des forces cumposantes non seutemcnt les motifs momentanés, résultant de l'action immédiate du monde extérieur sur l'individu, mais encore les motifs internes et constants, qui tiennent plus profondément au moi. La liberté du choix consiste, non pas dansun iudéterminisme arbitraire, mais dans la prédominance des motifs du second ordre sarceox du premier.

Comme la liberté de l'action, la liberté du choix est susceptible de degrés.

STUDES GÊSÉUALES. TnÉOniES. MÈTilODEH, APPAtiEILS S45

Lechuix a lieu taire un certain nombre de pos&ibilitcs dénuées : donc il aur& sa limite, variable d'ailteiirs, dau:i le uombre des po:>sJbiliLâi qui lui sont foui-oies {lar les circunstance».

De plus, il ne suniL pas que les possitiilités sonl données, elles doivent encore être repré»enlées : A ce point de vue, la liberté du choix se trouve coodilionnée par l'ctenduc du savoir de l'individu, el celui-ci peut recevoir une infinité de degi t'-s entre la complète ignorance el la pleine connaissance de tous les résultats de l'action.

I Entin, la liberté du choix peut i-ccevoir des atteintes de ce fait que le leinpit nécessaire h la rènexion est enlevé à l'individu, un qu'il est suus le coup d'émotions très i'orlcs.

III. An liLerté de la volonté. — La liberté de l'action et celle du choix consistent dans le passage non entravé d'une volonté existante à un mouvement corporel ou à unedéoision. Mais ce vuuluir primitif, d'où tout le reste Aort, est-il en notre pouvoir, el quel seua prend le concept de liberté lors-

u'on l'applique à la volonlé elle-même?

Nous avons admis, à côté des raisons proprement internes, des motifs dus & l'action du inonde extérieur sur uuus, cl il est iucuulestablc que ceuxci ont leur origine en dehors de la pL-rsonnalitê. — PuurUnt la force avec laquelle il» agissent sur l'individu varie en fonction de ses tendances pro-

15, et, eD délloiiive, il n'est pas de motif purement extérieur ft l'ôtre lumaio.

Dés lors la question qui se pose est celle de savoir quelle est l'origine de cette nature qui est uùtrc. Sommes-nous réellement la cause première et originale de nos aries? Sommes-nous au contraire le simple produit d'autres causes? — Par lA nous entrons dans la partie métaphysique du pro> blême de la liberté.

W. montre que le problème peut s'énoncer de deux manières dîlTérenles,

u'un peut eaiendre en deux sens ce fait que la volonté serait une cause

•remiére. Ou bien ce sont les faits volitifs eux-mêmes qu'on peut regarder

comme soustraits i^ la législation du principe de causalité ou bien c'est la

personne, comme être permanent el qui se distingue de ses pliéoomèaes,

qu'on considère comme la cause première.

W. repousse la première conception de la liberté comme incompatible avec les exigences de la science, mais se plaçant sur le terrain île la per-

Dne, il adopte la théorie kantienne du caractère intelligible. «< L'idéalisme

anscendeotal de Kant, dit-il, resle l'unique possibilité de donner une forme soulenable au concept de la liberté de la Tolonté. » ^K Th. Chrubr.

^Hoo. — La croissance d après Hall-Précis et commentaires (Hall on ^V Gruwlh-Precis and cominents), par F. Libbv. Imeéti^ations of the ^f Dfpart. of Psyckol. and éducation of the l/nioersity of Colorado, nov.

L'auteur donne une quantité de petits détails relatifs A la croissance dans la vie intra-ulérine et dans le? premières aimées de l'enfance. Avec Weismann, il considère la diversité des fonctions organiques comme une consé-

JOVRSM DE I^SYCIIOLOGIE

qaence Je la dirfieullé plus ou moins grande pour les diverses parties do corps à recevoir leur nourriture. Chez l'cDraot, la croissance est régulière jusqu'à l'accèléralion qui précède la pnberlr, sauf deux irrégularîiés : une accélêralion vers sept ans. uu reUrd vers dix ans. Sur ces questions, fon; Tait autorité. Le niouvement de croissance qui se produit lors de la puberté est constaté chez les animaux et même chez certains Tégétaux.

Les périodes de repos ne sont pas stériles : ce sont des périodes à'organitation interne. L'n pliénoméne curieux, c'est le Tait que j'accélcration de croissance préccdani la pultcrté se produit plus tût chez les femmes que chez les bummc!»; comment l'expliquer? Suivant l'auteur, la femme piiroitive aurait eu besoin d'étredéveloppée 1res jeune, l'appétit sexuel masculin la destinant de bonne heure â la maternité; puis la violence de cet appétit se modérant avec la civilisation, le déreloppcment cellulaire qui profitait aux fouctions de reproduciiim aurait prollté au corps en général.

L'ontogénie reproduisant la phylogénie, les époques de croissance individuelle correspondraient à des stades d'impulsion reproductrice.

Chaque organe a sa vie propre, atteint sa maturité et vieillit à un Age .«pécial. 11 serait à souhaiter qu'on étudi&t la psychologie glnndutairt^ elle fournirait des documents précieux à l'élude des $entimenU et des iiutincts.

Les muscles, en tant qu'orf^ancs de la volonté, sont l'homme même, on peut dire que l'Iiumme est ce qu'il fait. Le nombre des mouvements automatiques chez l'enfant est énorme : Lindley en a compté 897.

L'cducation manuelle est trè:t importante, car éduquer la main (rorgane qui a le plus contribué à l'évolutrou humaine) c'est éduquer le cerveau. Aussi les Américains pratiquenl-its le système du <i sloyd » (d'un mot qui veut dire habileté). Depuis le Congrès des jeux de Berlin {18H) on s'accorde à reconuaitre que les sports sont plus proUtables au corps et k l'esprit que a gymnastique. C Bos.

101. — Histoire de la philosophie moderne, par ElAnALo Horroi:to, 1" volume. In t»*^, Paris, Alcan, iU francs.

L'histoire de la philosophie semble se mouvoir autour des problèmes de la connaissance, del'exislence de l'eslimalion des valeurs et de la conscience. L'auteur la suit depuis la lin du moyen âge jusqu'après Uousscau. Ici on se bornera aux indications semées dans l'ouvrage touchant le point de rue de la psychologie expérimentale.

Ce point de vue est fréquent au xvi^ siècle, période exposée chez nous pour la première fois dans un ouvrage d'initiation par la traduction du livre de U. « Il aime, dit M. Delbus dans la préface, jeter le jour sur les ébauches préparatoires... Oe I& notammment la sympathie extrême avec laquelle est ressuscilce la philosophie de la Rcnai.«sance ». — A celte épo* que Louis Vives essaie à l'aide des nutions biologiques d'alors, d'expliquer les phénomènes psychiques : « S'assuciant à une ihêorio transmise par les stoïciens et par Galieu, il admet que le cerveau est rempli d'air ou d'un soufQc ténu... Ses vibrations sont en relation avec les faits de conscience .»

iTVOES GSNRHAIES. TltÊOntES. MÈmODES, APPAnEUS 247

même question occupe Telesio. Pour lui l'àmc n'est que matière subtile qui est silUL-e <)ans les c&vités cérébrales. Ce qui le prouve c'est d'abord que les nerfs vienuenL dit cerveaa et non du cœur, ensuite que la substance nerveuse ressemble k celle du cerveau, non h celle du cœur, euTIn quo la mort survient si le cerveau est lésé. « De même il y a inconscience dans l'apoplexie, la syncope et le sommeil^ sans quo les aulres parties du corps »emo<iiÛC'nt ».

Au xvn'^ siècle, le Traité des Passions de Descartes est un efTort du mécanisme pour s'emparer de la psycliolugie. Cet efTort échoue à propos do l'adiviié de la raison à cauâc du dualisme métaphysique du philusophe. — Pascal, à la fois cartésien et mystique a vu l'imporiaDCc de l'urganisinedans la psychologie des sentiments, o Si la couviclion ne veut pas venir, prenez de l'eau bénite et faites dire une messe; ctla vous i'era croire et vous abêtira! » L'habitude est la loi .le l'âme comme celle du curps. — Ces idées sa relrouvrnl dans Haylc : la façtin d'agir du Thomme dans la vie publique et dans la vie privée a dépend bien phiiùt du tempérament naturel et du earacLùre que de la foi ou de l'iucréJuliié u. dan5 llubbes : l'origine et te lotir des scnlimcnls sont dans la lutte pour l'existence et pour le succès.

La considération continuelle de nos buts met un ordre systématique dans bos pensées. » [ji len<lance, le sentiment dominent le cours des idées. Voili les concepts précurseurs loinlaînsde nos spéculations sur le r6le des mouvements dans l'ab^itraction et la géueraliï<ation. — Mais chez tous ces penseurs des xvii" cl Kvni" siècles les formules les plus physiologiques ne s'épanouissent jamais qu'on glos.ses intellectualistes. En Spinoza, volonté et

ensée sont des eombinaisons dilTércnlcs des éléments sensibles. Leibnilz

Dmme jadisï Telesio obâervc l'inconscienl. « Gomme exemples... il renvoie aux sensations ordinairnineni faibles que nous appelons maintenant sensations générales, qui correspondent aux fondions organiques, t Crpendant les faits d'affectivité lui semblent aussi des manicrcs spéciales de combiner nos représentations.

C'est ILirtley qui reprendra en l'92 la vraie tradition du xvi" siècle. € Physiologiquenicnt à l'association correspond la liaison de plusieurs vibrations dans les muléculcs cérébrales, v Mais il ne fait pis avancer l'explication. Chez Erasme Darwin enfin a la théorie psychologique de l'associa- Ition s'élargit eu une théorie biologique de l'évolution ■>. j Emile CiRTERON.

102. — Études psychologiques du labovatoiro de Taie. (Yale Psycholugical Sii)die.>), publiée;; par Chaules II, JrhD. The Pnijeholoyical lieview Mono'jraph Supplemcnls, t. VII, n"^ 1, mars 1U05 ('220 pages).

I. — Introduction à une série d'études des mouvements de l'œil au moyen de photographies kinétoscopiques, par C.-U. Judd, C-N. W Allister el ^W.-M. Sieele. Ce premier article décrit l'appareil dont on s'est servi pour es expériences qui suivent. Il s'agit d'éluJier les mouvements de l'ccil en photographiant un point quelconque de la cornée. Ou a d'abord peusé au point lumiucux, mais on a trouvé plus pratique de faire une marque extérieure an moyen d'une parcelle de blanc préparé exprès qui, restant

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JOVnSAL DE PSYCIIOLOaiE

immobile sur la cornée, est Tadle a observer quau4 I'cdU est eu moavenicDt.

II. — La fixation de points dans le champ visuel, par G.-N. W Allisler. Avec cette mélhode on a pu photographier et mesurer très exaciemenl le trajet des yeux de plusieurs sujets qui regardaieul dilTérentes (Igures. On constate que l'image d'un point Jlxé no se forme pas aécessai* rcment à un poiul sp'kial. mais n*itnporle où, sur une paKie asvz étendue de la rétine. Les mouvements des deux yeux ne sont pas coordonnés.

III, IV, Y. — L'illusiun de ftlûller-Lyer, par C.>l]. Judd; l'illusion de Poggeudurr, par E.-ll. Cameron et W.-SI. Steelc; l'illusion de ZOllncr, par C.-H. Judd et Il.-C. Courleii. Ces articles contiennent une élude détaillée des mouvements de l'iril pendaut l'ubservatiun de ces ligures. Il eu résulle que rillusioii peut disparaître avec l'hahilude.

VI. — Analyse des mouvenienls de réaciiou, par C.-II. iudd, C.-N. H' Allistcr et W.-U. Steele. Cette étude est faite sur des tracés graphiques montrant la variété dans tes mouvements de réaction chez différentes personnes. Le sujet devant presser un bouton à un certain signal, il lui arrive souvent d'hésiter ou même de commencer par le mouvement inverse.

VIL — Effets de l'habitude sans connaissance de ses résultats, par C.-K. Judd. Le sujet regardant une ligue tracée sur une carie, doit la prolonger dans la même direclion sans vuir ce qu'il dessine. Avec l'habitude et rimfiussibililc de contrôler ce qu'il fait, les erreurs s'accentuent de plus eu plus et sont très difflcilcs à corriger, l'habitude devenant immuable.

VIII. -. Le mouvement et la consoicuce, par C.-H. Judd. Ce dernier article contient des considérations théoriques sur les e.xpéricnces qui précèilenl. L'auteur étudie les tlièses de psychologues contemporains, tels que Mùustcrberg sur les rapports de la sensation et du mouvement.

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