‹ Journal de psychologie normale et pathologiqueChapitre 71 sur 161 · L.-G. Ubkbkht · texte numérisé non relu

L.-G. Ubkbkht

II. — ÉTUDSâ SOa LE STSTftUB KSaTStJZ (AnATUMIE KT PbiTSIOLOGII)

103. — Quelques altérations primitives du réticule flbrîllalre endooeUulatre et des fibrilles longues dans les cellules de la moelle épinière : liecherches expérimvniaieit tnr iempoigimnement par te fA/orure (Téihyfe et tttr la cumfjrrst^ion de l'aorte abdominale, faite» arec la méthode de coloration de Donaggio. (Su alcune alterarinni primitive del rcticoto librillare endorcllulare et délie fibrille Innphe nelle cellule del midollo spinale, cic), par le D' V, ScARPiM.In -.fljiiiWrt #perime/i/«fcrfi Prfniatria e di ntediritta legnle délie alimasione nuntalit t. XXX[, face IIMV, p. 584-595. Heggio dell' Emilia 1905.

Les principaux résultats auxquels les recherches de l'auteur ont abouti se ré.Mimenldans les points suivants :

1*' Une cellule uerveuse même préseutant un grave désordre fonctionnel,

ÉTvnKS Sun le système seiîvevx

peuL app&raltrc presque comme normale avec la méthode de Donaggio : il &*agit alors d'uQ désordre passager.

2^ L'allér&liou de la siibslanee chromatique précède toujours celle des flbrilles nerveuses et elle présente toujours plus de gravité.

3' Cu arrcl de la circulalion pruluuKéc durant cnvirou trois heures, tend a produire une désintégration granulaire du réticule endoccllulaire.

k^ Cette dèsiut<'-gratiou se produit d'une inanicre uniforme dans le rcLlcule, mais elle n'apparaît que plu^ tard dans les prolongements protoplasmiqucs el cyliudraxiles aiusi que dans les libres longues.

S° Ainsi altéré rélémenl nerveux est presque irrémédiablement perdu.

6" C'est seulement dans les décunipositious très avancées que la coloralion par la thioniuc devient impossible cl* daus ce cas* le nucléole reste souvent coloré. Jean Daonan.

104, — Sur la transmissibilité dos caractères acquis. Hypothèse d'une centro épigenèse, par Eiîgkmo Uh.xanu (Milan). 1 volume. [fJiàliothûque de philosophie eonlemporaine). Félix Alcaa. 1906, 'iiQ pages.

Acceptant avec sa signiHcalion intégrale la loi bingcnélique fondamentale — l'ontogenèse est une récapitulation de la phylogenèse — U. en déduit que deux espèces issues d'une souche commune auront un développement identique jusqu'au siade correspondant à cet ancêtre commun ; après quoi elles divergeront. Kcs diverses actions évohi lires sont donc les mêmes jusqu'au moment de la divergence. Lacause (|ul détermine la divergence manquait à l'espèce fluccstrale; elle est en outre extérieure aux parties qui varient; elle ne peut donc résider en aucune d'elles. Celle cause doit résider nécessairement dans une partie restant constamment inaltérée, dans la substance germïnale; celte cause sera la zone centrale du développement. D'où l'hypothèse de la centro-ëpîgené.ie ; elle implique l'acLion contiuoe du gcrmeu sur le soma pendant tout le développement, Icgermen renfermaot toute une série « d'énergies putenliellcs spécifiques « entrant successivement en jeu et d'une manière cyclique. L'hypothèse veut être un compromis alliant le germen inacUf el inaltérable de Weismann ù. l'idioplasma Intimement mêlé au soma d'après les épizonistes. ■

Conçue par la méthode induutive. la centro-épîgencse trouve un appui dans les a phénomènes qui révèlent une action formatrice couiiiiue ». Tels, la régénération des organes amputé«. L'acliou régénérairicc ne réside pas dans les cellules de la surface d'amputation ou celles du voisinage; elle s*exerce à distance et mcdialement. L'auteur remarque, en elTel* que dans les divers exemples d'itmputaliun (hla.^floinèrcs, enîcmble d'ébauche?» ébauches ou organes isolés) les matériaux qui reconstiiucut les parties disparues dérivent d'élèmenls déjà diiïérenciés daus uu sens itunné ; ces matériaux sont donc dépourvus « de toute capacité déterminalive propre m; ils sout prêts à se différencier et à se disposer indifféremment de telle ou telle manière >, selon qu'ils sont soumis a à tel ou tel stimulus fur* matcur •■ Quelle est la nature de ces ^ stimulus formateurs? »

SbO

JOVRSAL DE PSYCttOlOGlE

A cet égard, R, conçoit « un fltix nerveux continu à travers tout l'organisme » ayant son point de départ dans les noyaux des celiuleE. Comme preuve de ces phénomènes de nature nerveuse, il considère les ponts intercellulaires existant chez les êtres rivants les plus inTêrieur». Ces niamrnts protoplasmiques n'auraient d'antre rôle que d'assurer la transmission de l'influx nerveux. L'existence de ces phénomènes lui paraU encore démontrée par l'action générale des anesthésiques aussi bien sur les plantes que sur les animaux. — a Chacune des excitalious ou courants respeclils qui constituent ce flux nerveux général > est capable « de manières d'élre spècinquemcnt dilTérentes », pouvant se combiner entre elles de diverses façons. Celle hypothèse accessoire permet d'expliquer les difTércncialions. Quant aux manières d'être, elles seraient analogues aux intensités des courants continus ou à <• quelque furme de rythmicité ■ semblable à celle des courants allernatifs.

Les phénomènes de corrélalion trouveraient un commencement d'explicalion dans l'hypothcsc d'une circulation nerveuse dans l'organisme. De même les ■ localisalious inégales de l'accroissement » qui sont le procédé général de l'onlogencsc résulteraieul des changements de dislribulioa du flux nerveux à chaque nouveau stade. Ces cliangemeaLs de dislribnLion entraîneraient riuvoluliua des régions abaudonnées.

Quant à l'existence d'uue zone centrale du développement, sorte de réservoir d'électricité, de nombreux phénomènes la font soupçonner. Elle est évidente chez les unicellulaires où celle zone est constituée parle noyau, coudilion nécessaire de ta vie. C'est du noyau qu'émane a l'énergie formatrice ». Par Irannitions ménagées on passe aux organismes plus compliqués.

D'ailleurs, les phénomènes de régénération montrent que si les parties centrales régénèrent les parties périphériques, l'iorerse n'a pas lieu. Des expériences de hiastotomie on lire celle indication que « chaque quadrant d'embryon p renferme une parlîe d'une zone formalrice commune centrale... Eu dénnitivc, chez les organismes supérieurs, cette zone centrale serait localisée « dans la partie la moins dilTêrenciée du système ncrveux même ; probablemeul, chez les vertébrés dans la partie axiale la plus profonde de la moelle u. La substance qui coustitue cette zone n'est aulre chose, pour U., que la substance germinale efteclive, qu'il conviendrait de distinguer de la suhslance germinale apparente.

De celle distinction découle la nécessité d'ajouter aux hypothèses précédentes une nouvelle hypothèse, relative celle-ci à la structure de la substance germinale. Or, étaul donné qu'à chaque stade untogéuique la a distribution nerveuse » constitue un système dynamique en équilibre, il faut donc qu'a chaque nouveau stade entre en jeu dans la zone centrale une nouvelle énergie spéciflque qui provoque le passage à un équilibre dynamique nouveau. Cela conduirait ài admettre que la substance germinale est constituée par une quantité de parcelles matérielles dont chacune serait capable de mettre en action « l'énergie nerveuse spéciflque respective •>. Ces parcelles sont les « éléments poteutiels spécifiques ». Cette hypothèse admise, les problèmes les plus dirUciles de la biologie trouvent leur solution. C'est du moins rafhrmatioD de l'auteur.

Au surplus, la meilleure preuve en faveur de l'hypothèse initiale, la cea-

ÉTUDES SLR LE SYSTÈMK SEUVBVX

tro-é pi genèse. esL fournie par l'en^^emble des faits qui nécessitent le rejet soil du prèformisme, soit de répig*?nè<te.

Ls centroêpigenèse étant ain^i établie, il s*a(;iL d'expliquer la transmissibitilê des caractères acquis. R. passe tout d'abonl en revue les faits qui conduisent à repousser ou admettre cette tronsnii^sibilité; il conclut pour r&rnrmative. Pais il énumêre les théories bingénètiques relativement h ce point pariiculiiT et ne se Iruiive satisfait par aucutie d'elles. L'hypothèse centro-épigéiièiiquc rend compte au contraire des phénomènes. En elTet, à chaque modificalion de l'équilibre dynnmiijue, correspondant aux stades successifs de l'outoKenèse, vient se disposer dans les noyaux de toutes les cellule-) sans excepLion i un êltimenl potenli'^l spécillque parliciilier ». Cet élément est une suàstancf cr>mparalile À la$KWAnccqiiic«rislîluc la charge des accumulateurs électriques; cHe en possède les propriétés esscalicllcs; [l'clémeiit potentiel spécilique pourra donc s'appeler un a accumulateur élémentaire nerveux ». Supposons qu'une circonstance extérieure surriennc, le courant issu de cet accumulateur au licude enivre les voies ordinaires se répan'lra d'unr^ faron diiïérente; tous les points de cet organisme et non pas ceux-là seuls qui ont subi rioflucuce extérieure, recensent des éléments potentiels qui ne leur étaient pas destinés. L'organisme tout entier passera dans un état d'équilibre nouveau; il y aura adaptation Tonc- Itionnelle acquise qui se transmettra ncccssairemcnl aux organismes des générations suivantes. Ce nouvel élément potentiel spéciTiquc n'entrera enjeu qu'au moment où l'embryon atteindra le même état où Torganisme parent se trouvait lorsque l'organisme lui-même a été modifié.

L'ouvrage se icrmiue par une comparaison entre le « phénomôQe mné- < Tnonique et le phénomcnc vital a.

Rappelant l'opinion di^ tlivers auteurs, pour qui le phénomène de i mémoire n'est qu'un cas particulier d'un phénomcnc biolof^iqiic général dont on retrouve l'expressiun la plus large dans la récapitul-ition phylogcniquCi R. considère que si l'assimilaliou a un très grand fond de vérité, elle neoonstilue pas cependant une explicatiun. Toutefois les processus évolu- Kib et la mémoire rëpundcul à uu phénomène commua el ce phénomène serait celui ■< par lequel les élémeuts potentiels spéciUqucs nous ont apparu comme des accumulateurs d'énergie nerveuse spécifique n, car ces accumulateurs ont le 9 pouvoir de restituer la même spéciflté de courant nerveux ». Les éléments potentiels spécifiques méritent dès lors uu troisième nom, celui il'éléments mnémoniques. L'hypothèse d'éléments mnémoniques permet de concevoir la « conservation de cert&ias étals comme une accumulation d'énergie spécifique, el leur reproduction comme la décharge de celte énergie spécifique •>. L'atténuation où la perte de la mémoire correspond A la dispai-iliou d'élémeats ninéinouiqucs, tout comme l'abréviation ODlogénéiique.

11 n'y a donc dans toute la substance vivante qu'accumulation et restitution d'énergie nerveuse spécifique, et celte propriété permet d'expliquer le I phénoméuc vital dan;» toute sa généralité : c'esl'à-dire l'assimilaliun 0. L'auteur s'cITurce de lo démontrer.

Etienne Radaud.

JOURS AL DE PSYCROLOCfF

lOS. — Influence de l'&ge et de 1 intensité et de la répétition de lexcitation sur les caractères de quelques réactions nerveuses élémentaires. — Contribution à létude de l'adaptation [Inlluenza deU'età e ik'iriiilensilà e r«:peliztonc dcllo slimoto sui caralteri >lj alctine reazioai nenoseelemenlari; corilributo allô sludio deiradaLtamenlo), par le 0' V. STErAM et le D' F. Hooletti. In : Wvista sperimentale di Frcniatria e m'-dicina legatc datte alienn^ioni rnetitali, l. XXXI, fasc. III-IV, pp. 367-425. Reggio neil' Eniilia, 1905.

I. Méthùde. — Cet inléresBaot travail de MM. S et U. résume des eipériences nooibrcuscs faites durant des années sur des hommes el des auimaux (chieus cl c liât i;, nouveau-nés el adultes). Ils oDt étudié i'adapialîua de l'orgiinisine ft l'acLion exercée par lalropitie {à l'èlal de .suirale neutre) et la pilucarpine (ctilorhvdrate) sur la pupille, et à celle de l'airopioc sur le cœur, lorsqu'on varie les doses cl suivant ràgc des sujets.

II. Influence de la dose (Inleosïté de rexcitalion). — Ces expériences se rappurteiit uniquement à l'actiou pupillaire de Tatropinc et de la pilucarpine. Elles consistaient A passer sur l'œil une gunlle de diver-ses soluiioos

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