‹ Journal de psychologie normale et pathologiqueChapitre 72 sur 161 · O0U.UO0 ' SUU.UOU * lUO.UOU · texte numérisé non relu

O0U.UO0 ' SUU.UOU * lUO.UOU

Elles ont été faites sur des chats.

Lorsqu'on augmente la dose, l'action est plus rapide h se produire, la courbe représentai ivc de celte action monte plus vile, plus hanl, et descend plus lentement, sans pourtant que l'efTet soil proportionnel à l'augmcnla' lion. La hauteur maxima de la courbe est loin de correspondre à la dose la

plus lorte : on l'oblienl avec une goutte de ta solution à ■ chez

l'adulte, et aTCc une goutte de la solution ù ^ chez le nouveau-né.

Des doxes plus fortes ne font varier que le temps d'allCQte et la longueur

de la montée el de la descente- Dans tous les cas, la courbe de montée el celle de descente se divisent en

deux parties, la première parcourue plus rapidement, la deuxième plus len-

Lemeul.

Avec des doses 1res faibles, l'elTel est forl long àse produire (Ex. : 1 h. .10

avec la solution à -^^^,1^^^).

III. Influence de Vdge (Etudiée par l'action pupillaîre de l'atropine el de la pilocarpine).

A doses égales, la réaction diffère chez les adultes de celle qni se produit chez les nouveau-nés par un retard dans l'action des $ub.itances toxiques, par plus de lenteur dans la partie ascendante de la courbe et par la durée plus ion;*ue de la descente. Quant à la hauteur qu'atteint la courbe, clic est sensiblement la même ou un peu plus faible chez l'adulte.

IV. Influence des excitations répétées [Etude de fadaolalion).— 1» L*adBplalion est de nature cellulaire. La preuve en est que. si Ton a peu a peu adapté un seul u>il par des expériences locales répétées, à l'action du poison cl qu*eo9uite on soumettra à son influence l'organisme tout entier, par une injection hypodermique de la solution d'atropine, on constate que l'œil

ÉTVOBH SUn LK SÏSTRMtî NEHVEVX

adapté i-éa^il beaucoup moins que l'autre. Or *< si la condition productrice de l'ailaplation avait son siège dans le san^. ces deux yeux devraient participer aux phènoincDca d'adaptation. ■> Il faut cuuclurc que celte adaptation est locale, de nature cellulaire, et se produit daii^ les parties mêmes qui sont spécillquement sensibles à l'aclion de la substance toxique;

2^ La faculté d'adaptation varie beaucoup selon l'&ge du sujet et suivant l'action spéciale de la subs^lance cf>iisi>lLTCo ;

3" La fatiguf? pt^ut i^tre un obstacle ou du muins apporter un retard h Tadaptation. Une série d'expériences concernant l'action de l'atropine Hur le cœur ont semblé démontré à MM, S. et tl. que la Tati^ue eoli-alnc par elle-même une diniculté d'élimination de l'atcalnîde dans les éléments qui oui subi son action, et que celte dtntcuhé allant croissant, les éléments atteints ne peuvent se débarrasser complètement de la substance toxique dans l'intervalle qui sépare deux injections consécutives. Par suite, il faudrait considérer ta prétendue « action commutativc » d'un poison comme une simple conséquence de la fatigue;

4° L'adaptation est précédée dune période préparatoire. On obtient nettement celte période préparatoire quand on écarte rinOuence de l'à^eel qu'on évite lafatiijue. Cette phase est caractérisée par des oscillations plus ou moins fortes que l'onobserTC au cours de l'ensemble des réactions aussi bien que des réactions considérées isolément. On y dislingue trois stades, les deux premiers caractérisés par des réaclions contraires, et le troisième qui se rapproche graduellement de la période d'adaptation ou la réaction alTecle une forme constante. Quand l'exijtation ne se produit pa.î réijiiliéremonl, on peut observer des crises en rapport avec les varialionsdu rythmede l'excitation;

5" La réaction d'adaptation se différencie de la réaction propre aux noiiveau-nés, de la réaction de fatigue, etc. par des caractères spccinques propres. Comme forme typique, on peut cunsidérer celle dans laquelle le temps d'attente est abrégé indépendamment du la hauteur de la courbe. Elle conserve le type de la réaction priutiùve et &'eii distingue puurlaut non seulement par des difTérences quantitatives, mais encore par des difTérences qualitatives, c'est pourquoi la réaction obtenue eu diminuant la dose ne reproduit pas les caractères de la réaction d'adaptation. Avec la réaction de falgue, elle ne pré.<îente qu'une ressemblance : la hauteur de la courbe est moindre dans les ileux cas. La réaction d'adaptation re^te constante et ne diminue [pas si l'on continue d'administrer du poison au sujet. Si l'on cesse, la réaction reprend sa forme primitive en im temps moindre que celui qui fut nécessaire à produire l'adaptation. Suivant MM. S. et U. les caractères typiques de la réaction d'adaptation dénoteraient dans leur ensemble « augmentation d'excitabilité juiiqu'à un certain degré d'iotensilé de l'aclion et diminution au delà de ce degré » (p. 413).

V. Coruidératioiïtt sur L'iietion profonde Ues alcaloïdes et sur le mécanisme de l'adaptation. — MM. S. cL U. insistent sur les trois faits suiraiils d'où ils tirent quelques déductions générales : 1" Longueur de la période préparatoire d'atleute. Bile comprend, pour l'action piipitlaire de l'atropine et de la pilocarpine, a le temps nécessaire au transport du poison a travers la cornée et rhumeor aqueuse (ce temps est long pour des doses faible:*, une demi-heure chn uu chat nouveau-aé); et pour des doses fortes, un dixième

JOLRSAL DE l'SYCUOLOGiS

dti minute chez uq aduUe avec une soluliao à 3 p. 100. — ^ le lemps néces- 9«ire au poisou pour pénélrcr dans la cellule; il c&L assez court. — y le temp« nécessaire au développement des processus d'où dépead directemenL la maDirestatioQ de l'actioD. CVsl la phase la plus longue;

3** Rapidilè du dëveloppemeni de la réaction. Ellij moutre que le pass&ge do la période d'allento au ilcvidoppeiiieiil de l'acliou est la coD&é<]ueDce d'ua changemenl brusque dans tes processus intimes de la cellule;

3" Caractères de la réacliua dèlerminés par l'Age el par l'adaptation. L'ensemble de ces caiactères et leurs rapports d'appaivnce paradoxale ne peut s'expliquer que par des actions anlagooistes, l'une directe^ attirant la substance toxique, l'autre inverse, la repoussant. Mais on ne peut admettre que les phèaomèues d'adaptation soient dus à la production de substances antagonistes.

VI. CoMidéraiiom généraUf. ~ Ayant déllni l'adaptation a comme l'essence de la vie el de l'âme > (p. 418), UU. S. et U. admettent avec Neumeister qu'une forme spéciale de sensibilité, uu plus exat:tement d'activité psychique accompagne le fuuciionuement de toute particule de substajices vivantes. C'est a cette âme du protoplasma • qui, douée à un degré très élémentaire du pouvoir de servir, de distinguer et de vouloir, leur parait seule cxpli(|ucr les uiodincations de la réaction en rapport avec l'ac* croissemcnt de l'Aige el avec la répétiliuu de l'excitation, modifications telles qu'elles produisent des résultats conformes aux intéréls de l'organisme. Cette explication finaliste, rendrait raison des caractères de U réaction d'adaptation qui, disent MM. S. el U. « nous représente dans sa forme typique ce qu'on peut appeler l'idéal, sous le rapport des intéréls de l'organisme u (p. 421), puisqu'elle nous révèle une excitabilité qui croit jusiju'à un certain degré et diminue ensuite si l'action augmente encore el que, d'autre part, lous les excitants en général soûl utiles ou dangereux scion le degré de leur intensité.

Enfin, au point de vue psychologique, HM. S. et U. tirent de leurs recherches quelques conséquences relatives aux conditions physiologiques de la mémoire. La conscience, quand elle se souvient, compare une représentation donnée, antérieurement perçue à la même reptcsenlatiou reproduite à nouveau; elle a le pouvoir de les idenlider sous un certain aspect et sous un autre de les distinguer. Le fondemeut originaire de ce pouvoir serait alors dans la diirércnce qualitative des processus physiologiques qui peuvent se développer dans un même éîèment nerveux, ce qui couflrmerail la théorie de ticring.

Le travail de MM. S. et U. définil en tout cas avec plus de précisioD la propriété qu'a luut clémeut nerveux et eu général toute substance vivante de conserver la trace des excitations et de la rendre manifeste dans les actions ultérieures, consécutives à des excitations du même nature. Le fait le plus intéressant qu'ils aient dégagé, c'est la reproductions dans les réactions successives de tracés représentatifs qui, tout en gardant un aspect général sensiblemetit le même, ue sont pasde simples copies, agrandies ou diminuées d un même modèle, mais varieut et par la longueur el par la direction des traits élémeuiaircs qui les composeut.

Jean Dagnan.

Sff.Vi.'jnO\.S ET SIOIVEMENTS

|IV0. — Note physiologique sur le cœur caudal des murénoXdes (Note Asîologictie inloruu al cuore causale ilei iniiretiuitli'i, GirisEiTR Pavaho (Padoue). Archivio di /isiotogii, 11, 5 juillet 1903, p. îift? (2 figures).

Le cœur caudal de Tanguille et des miirt^noïdes en général est constitué ^de deux cavités presque s)-m'>lri(|ues : l'une, furmant veslttute reçoit un gros vaisseau l)'mphali'[uo, crânien, et ud plus petit, caudal, muuts de val- Tulc3 ouvrant vers l'inlërieur, et cuminuuique, à travers un orilîci' à vat- [tule, avec la cavité du cdiè opposé. Celle-ci, forinaal ventricule, pousse le I coDteuu à. travers un orifice k valvule, ouvrant de dedans en dehors, dans la partie initiale de 'a veine caudalo. Le coeur a trol^ tuniques : — interne, endoihcliale; — moyenne. nbro-clasti«|ue; — externe, avec deux couches de fibres musculaires striées : une externe, transversale, et une interne,

• obljquo-longitndiiiale, en rapport avec les nerfs spinaux. Dans la révolution cardiaque, on observe, dans chaque cavité, deux phases distinctes : une diastole et une systole. Dans la diastole, les valvules situées à l'embouchure des vaisseaux lymphatiques, dans le vestibule, s'ouvrent, et la valvule vesiihulo-ventriculaire se ferme; tandis que dans le ventricule se produit l'inverse. Les phénomènes opposés s'observent dans la systole. La fréquence des pulsations varie exti-aordinatrement suivant les conditions propres à ranimai ou au milieu, oscillant en moyenne entre un minimum de 15 et un maximum de 180 h la première minute. A certains momenls le cœur est en repos. L'oiij^inc des mouvemenlA cardiaques doit être en rapport avec un centre spinal au niveau du seguicnl de la motïlle correspondant au cœur. La fonclion de cet organe consiste à. recueillir la lymphe des difTérents tissus de la queue pour la conduire dans l'appareil sanguifère. Mais cxccptioaaclJcmcot il peut s'y produire aussi une véritable circulation sanguine.

D' Pierre Rov.

107. ~ Localisation naédullaire des âbres conductrices do la sensibilité à la douleur et à la tompératuro (The localisation within Ihe spinal curds of thc libers l'or Lcmpcraturc aiid paiu sensations); par le O'G. Spilleh [Thejoum. ofnervous and mental dûease, mai 1905).

On admettait jus'|u'ici que les sensations de température et de douleur étaient localisées dans les faisceaux de GoW^ts: mais uul n'avait pu étai blir avec certitude cette localisation, pas même Pilti.

L'auteur apporte des preuves évidentes, ayant rencontré nn cas très net et fait TauLopsic du sujet : il a constaté un parallélisme exact entre les troubles que présentait te malade et des lésions tuberculeuses sur le trajet des faisceaux de Gowers. n

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