I. — Études cumques sl'R lks uai.adies uentalbs
i-M. Uncas de paralysie générale juvénile, par A. Dehoihaix. Bulletin de la Sociiilé de Médecine mentale de lielgique. Avril 1905, d° 120.
Celle observation confirme les travaux de Buck sur l'imporlance (les cellules plasmalîqueâ dans le diagnostic histologiquo de la paralysie générale.
L. est un homme de vingt-six ans, dégâncré et syphilitique héréditaire. Sa maladie date de six ans. Il entre h l'agile en état de démence complète : la mémoire, les sentiments muraux et afTeciifs sont nuls; il n'existe ni délire, ni hallucinations. A ces symplâmcs psychiques s'ajoutent des troubles pupillaires. de l'abolition des réQexes, du tremblement généralisé, du g&ti^me. La mort survient en quelques mois au milieu d'accidents bulbaires.
A l'autopsie : cerveau atrophié; raréractioQ et dégénérescence des cellules ganglionnaires du cerveau ; prolifération ncvroglique assez marquée.
L'auteur insiste surtout sur les lésions vasculaires : les parois des vaisseaux sont épaissies et renTermenl un grand nombre de noyaux, mais il n'y a nulle part le manchon pèrivasculairc considéré comme dû à la diapédèse et comme patliuguumuuique de la paralysie générale. Il existe une néoFormalioo capillaire cousidërable; on trouve des plasmazellen autour des vaisseaux et dans les capillaires qui en sont parfois oblitérés. Ce sont ces lésions vasculaires et particulièrement la présence des cellules plasmatiques qui permeltenl d'aHirmcr l'existence de la paralysie générale.
D** Roger Mignot.
tSO. La classification des enfants anormaux, par 0. DecnoLV, BulUlin de la Société de Mcdeciiie mentale de Belgique, août I905, n" 122, cl octobre 1905, u° 123.
Ce travail est un exposé analytique des nombreuses classillcations des troubles psychiques de renfancc, basés sur rétiologic, la morphologie, la sympiomatologie. l'aoatomie ou sur plusieurs de ces élémeols.
11 est impossible de Taire ici un résumé de cette revue générale historique qui est fort claire et très complète.
Avec 1 auteur, ou doit regretter rexistence d'un aussi grand nombre de classillcations, la multiplicité des vocables employés contribue à augmenter
JOUBSAL DE PSYCHOLOGIE
la confusion. Dccroly propose de reuoncer à loutcs les ctassiOcations anlêrieures et indique une nomeocUturc nouvelle sur laquelle l'accord pourrait se Taire. Cellc-d e^l basée sur les données pli}'siologiquesci biologiques qui comporlont loules les réactions de l'iodividu en tant qu*individu eteo tant qu'uuilé. Voici cette classincatïon :
I. liiBÈouuBSs PAR CAUSES isTHixsÉguEs. — A. IrrégutitTS tlcs fojictions végé' latives (infirmes somaliques) : a) ceux qui oal des difrurmîtês et anomalies physiques indépendantes du système ueuru-musculairc; /«) ceux qui ont des troubles de la nulrlliou générale et des afTeclions chroniques de^ organes de la vie vé^^élalive. H. Irr^gulieTS des fonctions de relations: a) irréguliers des sens; h) irréguliers des mouveinenls; c) irréguliers mentaux (ceux qui ont des troubles de la mémoire, de l'atleuUon, du jugement, etc.); d) irréguliers afl'ectifs (ceux qui ont des troubles des senlimcDlâ, du caractère, de la sociabilité, de la conduite, ete.]-
II. IiiRfx.ruERS PAR CAtJSES EXTRINSKOCBS (influcnce du milieu Tamilial. scolaire, sociale. — Cette cla^sitlcation a l'avantage de supprimer les termes variés, multiples et employés par les divers auteurs avec des acceptions dilîéreoles et de se baser sur an examen complet de l'cnrant.
U' Itoger MiiisoT.
130. — Étude SOT la démence précoce (A sludy of dementia prapcox}, par d'OftSAY Hbcht, Tfte jouni. of uerv. and mental ditease, déc. 1905 (suite).
De la katatonie. — Bien que Kablbauro en Tasse une entité clinique, Krxpelin n'y voit qu'un complexus de sympli^nies. Sur la question de l'êtiologie, les auteurs divergent; quant aux «tymptômes spéciaux, ils dilTerent peu, au début, de ceux constatés dans l'hcbéphrémie, mais bienttït surviennent la stupeur Qi Vexcilation kotatoniqnes. Dans la stupeur, se manifesteul l'aulomaiismc et le ncgaUvismc. puis une rigidité musculaire très caractéristique (dans la marche des malades, la façon dont ils donnent une poignée de mains, etc.).
Dans les périodes d'excitation, les malades sont inlrailables et commettent les actes les plus répuguanls, décrits par KrœpcHn. Ils présentent, en outre, des troubles du langage.
De la démenée paranoide. — Ce type spécial de délire est contesté [Aichaffenburg] ; il serait caractérisé par de terribles hallucinations auditives et aboutirait à la confusion mentale.
L'aualomie pathologique ne lournit presque pas de renseignements, malgré les recherches de Sinsi. Voisin, Ballet, f)ent/. BaUct n cependant coDstalé une altération des grandes cellules pyramidales. Dunton signale la fréquente union de la tuberculose à la katatonie. Deny a trouvé une légère lyniphocytose.
D'après Krsepclin, la forme katatonique de démence précoce serait la moins grave, la plus susceptible sinon de guérison, du moins d'amêlioratiou ; l'hébéphremie serait plus grave et les Formes paranotdes, les plus désespérées de toutes.
ÉTUDES CLISIQUES SVR LES SIAUDIBS .VESTALES
Il importe de dislîngucr la démence précoce de la folie circulais, tontes deux présentant des caractères communs. Il convient d'admettre, eu outre. que la démence simph tVOtto IHem constitue une variété clinique sui generix.
L'élude de la démence précoce est tout à fait actuelle, c'est une « question continentale », soulevée dans touit les récents congrès où la classilication nouvelle adoptée parICrxpclin rencontre de viH admiralt-urs (Den>'}el des adversaires non moins ardents (Ad. Meycr).