‹ Journal de psychologie normale et pathologiqueChapitre 81 sur 161 · C. Bus · texte numérisé non relu

C. Bus

131. — Des accidents psychiques liés aux maladies de l'oreille et de «es annexes, par F. Jacuues. Tftése de Bordeaux, lOOi-lDOli, u" 67.

De$ faits déjà nombreux et qui Icndenl k se muUipIter chaque jour, démontrent claircmcnl l'innucncc exercée par les maladies de l'oreille sur Kéclosion des hallucinations auditives cl de la fcdie. Il n'est pas une seule afTection de Torganc acoustique périphérique qui ne puisse donner lieu à des manifestalious hallucinatoires et détiranles. Par leur retentissement fàcheui sur l'intelligence et le caractère, les altérations de rouie engendrent un élat mental particulièrement favorable au développement des troubles céréhraux. I.cs désordres inteltecUiels par lésion auriculaire consistent, ou bien en de simples hallucinations auditives avec inté^Hlc du jugemcnl, ou bien en de vérilahles psychoses (elles que manie, mélancolie, délire syslématisé de pcrsêculioti. Les étals de folie «6 anre ixsu ne reconnaissent pas toujours une sente et même pathogéuie : \is dérivent lanlât d'une complication innammatuirc des méninges ou de l'encéphale, tantôt des bruits subjectifs de loule qui se transforment en vuix cl provoquent alors des conceptions ilêliranles variées; tantôt enlln, el le plus souvent peut-être, do l'action combinée de ces deux mécanismes. Mais ces accidents psychiques ne surviennent le plus souvent que che?. des indlvltlus offrant une certaine prédis|>osilion nerveuse, hcrédilaire ou personnelle. Ils empruntent à l'affection génératrice un certain nombre de caractères qui permcLtenl de les distinguer assez facilement des étals psychnpathiques analogues.

Jean Abauir.

133. ~ Les psychoses aiguës et leur classification, par N. Sokalskv (Oufa). Annales mè iico-f>s>jchologiqtn'H, IX'" série, l. lll, u"^ I. p. a, jan- TÎer-fcvrier !90G (2G pages).

La classiÛcation de KrsDpelin. & base symptomalologiqne, semble jusqu'ici la plus satisfaisante; cependant la nature de l'état morbide, la genèse des maladies mentales, reste toujours inconnue. Elle est insufllsantc pour classer avec prét:isioa les formes dilTérenlcs de l'aliénatioD mentale : on ne peul diagnosLiqner sans difficulté que les maladies mentales avec des lésions analomiques appréciables; les autres n constituent un grand groupe de psycho-nëvruiies, dont les formes diverses n'entrent pas dans les cadres artiikiels de noire classificalion ». Plusieurs observations montrent la dilTicullê signalée par S. de classer certaines psychoses ; on peut confondre, par exempte, la confusion mentale avec la démence précoce, le délire chronique de persécution avec la démence pnratuiîitc, elc.

JOURNAL DB PSYCHOLOGIK

M&is B S! nous supposons l'existence d'un ageol morbide de natare infectieuse ou toxique qui attaque Torganiâme avec tons ses organes, tona ses tissus, et qui trouble aussi dans son activité l'organe de la vie psychique, le cerveau, nous Jetons la lumière sur nos conceptions relatives anx aflcctions psychiques aiguës ». Ce qu'il faut pour pouvoir non seulement classer, mais guérir les malades, c'est donc étudier les troubles somaliqoes, les chaugeraeuts que l'agent morbide produit dans l'organisme affecté^ et rechercher la nature de cet agent morbide.

Page 1