‹ Journal de psychologie normale et pathologiqueChapitre 82 sur 161 · L.-C. Herbert · texte numérisé non relu

L.-C. Herbert

133. — De rimportance pour le diagnostic clinique de la paralysïe des mouTCments associés des globes oculaires (lUi'klahmungt, en partîcoUer des mouvements associés d'élévation et d abaissement (The importance in clinical diagnosis oF paralysis of associated moremeiits ortheeyeball5[Ulicklabmung],especiaIly ofupwardauddownward associated movemenls], par G. Sfiller. The journ. of nerv. and ment, disfose. juillet 1905.

Le sujet est peu étudié, cependant tes troubles des mouvements associés des yeux sont un indice précieux pour la localisation des lésions cérébrales. L'auteur étudie 4 cas de paralysie des mouvements oculaires latéraux associés, puis Q cas de paralysie des mouvements associés d'élévation et d'abaissement. Dans le premier cas, il y a lésion du faisceau postérieur longitudinal, au voisinage du sixième noyau. Dans le deuxième cas, la lésion peut être congénitale {Oppenheim}. L'écorce cérébrale semble exercer un contrôle sur les mouvements associés de globles oculaires, surtout sur les mourements latéraux conjugués. La déviation conjuguéf, observée d'abord par Andral, apparaît souvent accompagnée de déviation de la tête; Wemicke rallrîbue à une lésion du tobc pariétal inférieur, cependant il semble plus, prouvé que le centre des mouvements oculaires latéraux est situé dans ta partie postérieure du lobe Irontal (Grùnbaum, Shcrrington).

On a regardé à tort l'hèmianopsie comme la cause unique de la déviation conjuguée: Déjeritie et Houssy ont présenté un cas de déviation chez un sujet né aveugle. L'hystérie peut produire la paralysie des mouvements oculaires associés, mais le diagnostic est en ce cas très difllcile (Marie et Babinsky, Orouzon). Pnnnaud dislingue entre le « champ visuel ■> et le a champ du regard » [ou de fixation]. La méthode pathologique semble révéler dans les cas de paralysies des mouvements associés d'élévaliou el d'abaissement, une lésion proche de l'aqueduc de Sylvius. Cette paralysie peut être produite par des lésions inflammatoires, par l'alcool, ta syphilis, une tumeur, etc. C. Bus.

134. ~ Écriture symbolique et illusions séniles, par Geskll The

ameriean journal of Psychology, octobre 1905, p. 519-537.

Cet article traite d'un cas curieux de folie, bien caractérisée ; le sujet a la folie religieuse, il se croit inspiré de Dieu, destiné à prêcher, et il a réuni dans quantité de volumes des aphorismes de sa façon, au se senant d'une écriture qu'il dit symbolique. L'auteur qui a sous les yeux un grand nom-

ETUDES CimiQVES SVB LES NÉVROSES 281

1>re de ces élucubrations, et qui illostreson article de pluafenrs exemplaires curieux de ceUe écriture y coust&te, en même temps qu'une véritable incohérence due à l'étal sénile, un certain degré de symbolisme. L'article est fort tntcrcssaat à lire eu se rapportant aux ligures qui Taccompaguent.

Abel nRT.

Il — ÉtCDKS CUNIQirBS SUE LES N^VROSKS

135. — Du régime dans l'épilepsie (The diet ïn epilepsy), par J. Rosa* NOFF {The Journ. ofiicrv. 8 mental dixease, vol. 32, n» 12}.

L'influence du régime dans l'cpitopsie est une chose reconnue ; on s'ac* corde à considérer l'excès de viande comme nuisible. Les expériences de Menon^ en vue de vérifier l'hypothè.sc de Hughiings Jackson, sont très probantes : le régime /*ai'i'nrux amène une amélioration dans l'clat des malades, le régime des ni/ro£/<^jt{^5 rend les convulâions plus fréquentes. Il est probable qu'il y a dans répilepsie formation d'une substance toxique qui n'existe pas (ou n'existe qu'en proportion tr^s minime) à l'étal normal.

Les expériences de Krainsky ont, en tout cas, montré que dans le sang «tes malades épileptiqucs existait une substance toxique, susceptible de provoquer par inoculation, des convulsions et de la paraplégie. Une série d'autres expériences montre que ce qui importe, dans le régime, ce n'est pas la sorte de nourriture (farineux ou viande), mais la quantité absotite <le matière protéide. Un régime mixte donne les mêmes résultats qu'un véglme végétarien, donc le régime animal n'importe en rien ; Tépilepsie est d'ailleurs fréquente chez les herLivures. L'organisme des épileptiques se trouve dans les mêmes conditions vis-à-vis des maliêrcs proléidcs que celui des diabétiques vis-à-vis des hydrates de carbone.

Les cas bénins d'épitepsie sont curables par le régime (en réduisant au xninimum les protéides, en y substituant les hydrates de c&rbone el les graisses).

G. Dos.

"tSO. — Hystérie avec hémianosthésio sensitivo -sensorielle gauohe. Appoint alcoolique. Hallucinations multiples rapportées uniquement à co même côté par la malade, par Drpouv (R-), .IrcA. de Xeurol., vol. XIX, 2" série {1905), pages 253-268.

Observation d'une femme de quaraule-huil ans, cuisinière ; c'est une dégénérée alcoolisée, hystérique. Elle a eu autrefois des crises convulsives, une liémiplégie fugace gauche, et elle présente actuellement de l'hémianesthésie sensilivo-seQsorietle gauche: œil gauche amaurotique, odorat elgoût abolis ^ gauche, sensibilité cutanée dolorîque abolie à gauche, sensibilité tactile diminuée à gauche, sauf à la main et au pied; perte, du câté gauche, de la notion de la position des membres el de la notion des poids : c6lé droit normal. « Celte hystérie iulcrvient dans son délire alcoolique, en déterminant la localisation des hallucinations auseulcûté frappé d'hémianesthésie, «'est-Â-dire placé par la névrose en état de moindre résistance par rapport «u côté sain... L'hémisphère cérébral droit, qui commande le cAlé gan-

JOURSAl OE PhYCIiOlOGÏE

ehe du corps, lésé runclionnellcmenl par rhystérie, el constituanl de ce fait UD loiAU minori» retisUntix, a seul réagi aux coups de t'inloxicalion alcoolique... ; et la malade a déliré par son cerveau droit, tout comme elle avait souiïert par lui dan» ses sensibililés générale et spéciales. ■ C'est à Bon oreille gauche Mtilenient que la malade entend des sottises, des insultes, comme si un appareil téléphonique était accroché à son oreille gauche; les hallucinations visuelles, (Igures grimaçantes, animaux cllrayauts> sont rapportées à gauche; de même les hallucinalionf tactiles, roarmillemeots» secousses électriques.

G. R. d*Allonses.

137. — Horphinisme familial par coDtagion, par lesD"BRUXoet Tmsot.

Architex de nturologie, juillet i903, p. 2 (fO |iages).

Histoire d'une famille de trois personnes peu à peu enlraloêe à lamorphinomanie (et à l'usage de la cocaïne), par l'exemple et le prosélytisme d'un ami. Cet ami, sorte de lils adoptif. resta le détenteur el le dispensateur du puison ; à son instigation, les membres de la famille, après chacun des intcrnemcnls qu'ils subirent, revinrent & leur vice collectif. Ces malades n'ont aucun stigmate de dégénérescence: malgré les fortes doses qaoli*j diennement injectées, ils n'ont présenté qu'une seule fois du délire et des hallucinations. B. et T. réclament pour de pareils cas. où il ne saurait être question d'irresponsabilité, une sanction pénale poitilive. Ils insistent sur la responsabilité des médecins et pharmaciens qui ont joué un triste rôle dans cette histoire.

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