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L. DXDRtCON

138. — De la migraine optiqae, par Escat, de Toulouse (Communication

au Congrès dotologie de Bordeaux.

E. croit à l'existence de troubles otiques au cours de la migraine. D'après ses observations, il prétend qu'il existe une migraine otique homologue de l'olphtalmique caractérisée par des troubles otiques concomitant à la migraine. Les sujets atteints d'oto-sclérose primitive, fréquente chez les arthritiques, sont souvent des migraineux et on peut établir ainsi taniiatioD des phénomènes phjsico-pathologiques :

1» Décharge auto-infectieuse sur le ganglion sympathique cervical.

2° Troubles sympathiques secondaires (angio-tonique, ou angio-paralytîque) créant duo côté le syndrome migraine et exerçant d'autre part son action sur les vasa ncrvorum du trijumeau,

Z" Truubles consécutifs dans les fonctions du trijumeau dont :

a. !iéacl\on8cntitivet héraicranie, tension temporale avec ou sans otadyuie.

b. Réaetioii motrice^ bourdonnements intermiltenls par spasmes do tympan.

c. Réaction trophigue, processus sclcrogène alrophique révélé symptomaliqueœent par la surdité et les bruits subjectifs et analomiquemeat parJ la dcgéoéresceoce scléreuse de l'urgaue auditif. L'uriginede cette migraiofl serait donc à la fois auto-infectieuse et tropbouévrolique.

Clémeol Cbarpemleb.

ÊTUDRS CUStQUBS SUR LES NÊVROSBH

139. — Le rire hystérique, par M"^ Eli^aorth Deschamps, Thèse de fiordenux, t9U4-l903.

Dans rhystL-ric, te rire Dormal peut se inoctiQtii* tant dans sa forme même que dans sescauscs occasionnelles : il perd aloi-s de ses caraclôrcs physiologiv]ues normaux cl devient une vcrilablc manifestation morbide. De même que la plupart des matiireslalions An la névrose se produisent latiLàl spontanémeal, lantôl à la ïuitc de cerlaines manœuvres du cIluicicD, de même le rire hystérique peut être spontané ou provoqué. Dans le groupe des rires hyslériques spontanés, il faut tout d'abord étudier les rires intcmpeslifs, survenant à. tout propos, constituant quelquefois les seuls signes anormaux qui précédent de longtemps les autres manifestations de la maladie; dans certains autres cas, on retrouve le rire comme parité constituante de la graude attaque d'hystérie, marquant le commencement ou la Ou de Tatlaque; enQn le rire peut apparaître seul, en véritable équivalent de la grande attaque, il se présente alors !«ou5 ta forme d'attaques spontanées de fcu-rîre : pendant celte attaque, l'état mental peut ne subir aucune inuditlcaliun, aucune idée gaie peut n^apparaltre à la cons> cience, les malades ne savent pourquoi ils rieiil; l'idée gaie quelquefois peut survenir s-icoudairemcnt.

Dans le second groupe, le rire est provoqué par l'excilatioa directe des muscles de la face : la contraction des groupes musculaires qui déterminent l'cxpres^iuu du rire l'ail naître des idéci», des sentiments, des hallucinations, en rapport avec cette expression (ï'itresi. De même on peut provoquer te rire soit par «ugi^eslion directe, soit par l'Julermédiaire d'une hallucination gaie, d'une idée grotesque. L'excitation d'une zone idéogène provoque aussi le rire, mais eu produisant un changement dans l'état de conacienco du sujet : une idée gaie, une hallucination grotesque, un souvenir risibte se présente à sou sujet et il rit de cette idée, de celte hallucinaiion» de ce souvenir: l'excitation de la zone est la cause indirecte du rire, elle provoque les modillcatiouà psychiques et sccoudairemcut la moditicalion de l'expression correspondante.

Eulln. il existe des zones spaâmogcncs dont la compression provoque à volonté Tatlaque do fou-rire, rire bruyant, convulsif, que rien ne peut arrêter : ces attaques provoquées ne déterminent en général aucune modication de l'état psychique; ta compression de certaines autres zones, spasmn-frénatriccs du rire, interrompt l'évolution de l'attaque en un moment quelconque de son évolution.

Jean Abadib.

140. — Hystérie et mysticisme : le cas de sainte Thérèse, par RaENisn DK MoNTMoiuXD. Hovue phiUMophique^ mat-s l9Uti, p. 301 [8 p.).

Les médecins considèrent en général les mystiques comme des hystériques. Pour contrôler ce diagnustie, il faudrait se livrer à l'élude minutieuse des cas particuliers. L'auteur prétend qu'après un pareil examen, le diagnostic d'hyslêrie paraîtrait au moins téméraire. Il discute ici le diagnostic généralement porté sur sainte Thérèse, qu'entre autres M. le D' Jaaet a qualillée <> d'illustre patronne des hystériques «. Il essaie d'éta-

2W JOVnNAl DB PSYCnOWGlF.

blir que les symptômes observés chex sainte Thérèse, (hjpéreslhésies, oonlr&cturcs, crises codviiIsîvcs), sont des symptômes généraux, îasurSsanls pour caractériser l'hystérie, qui convieudraient vraisemblablement soit à des accès d'éclampsic. soit à une chlorose grave par empoisonnement médical, soit à une intoxication paludéenne.

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