L.-C. Hkrweht
142. — L'organisation de la défense sociale contre les maladies nerveuses, prophylaxie individuelle, familiale et sociale, par U.-J. GdAî^strr. Li /ievuc des Idcea, 15 mars 11)06, p. 101 à 1«0.
Si la plupart des maladies nerveuses sont dirncilemcnt guérissables une fois constituées, on peut dire qu'aucune des causes de ces maladies nVst absolue et inéluctable et une prophylaxie nerveuse peut être rationnellement organisée par l'intervention du médecin k propos dti mariage et de réducation de l'entant.
Une conférence de médecins de la famille paraît être le meilleur moyen d'éviter des accidents futurs dans l'union : certaines maladies mentales feront interdire le mariage.; d'autres le relarderont ou ne le permettront pas sanâ un choix raisonné et des prescriptions sévères pour l'avenir.
Dès le plus jeune âge leorant doit élre surveillé avec soin. La nourrice doit être capable de fortiHer le bébé qu'elle allêie. — Si des convulsions apparaissent de bonne heure par exemple, ou évite à l'enraiit les causes de fatigues et d'émoLion : on doit redoubler d'attention au moment de la pu* berlé surtout pour les filles cl enrin l'éducation intellectuelle et physique deraaude beaucoup de tact ainsi que te choix et l'adaptation à une profes- KÎon. Il ne faut pas hésiter à traiter par les moyens les plus énergiques les enfants qui présentent des troubles neurasthéniques, avoir même recours à l'isolement dans un établissement spécial, mais pour prendre eftlcacemenl toutes mesures prophylactiques, il est indispensable de bien connaître ceux que Von veul préstrvtr€t ce dont itfauttdchcr dit lespré$erver. On arri-
ÉTUDES VUSIQVES SVR LES yÊVHOHSS
vera aÎDsi à éviter à beaucoup de sujets des maladies qui se sont développées iiOD point tant parce qu'ils liaient prédisposées, que parce qu'ils se sont épuises par les émolions et les excès d'une vie trop active et iulense pour leur organisme.
Clémenl Cu.vni'EKTiBn.
143. — Séquelles nerveuses de la méningite cérébro-spinale épidéml-
que D' Marcel Chailly. 59 pa}?os, Paris-Lyon- Maloîne. i906.
Cinquante à quatre-vingt pour ceat des malades atteints de méningite cérébro-spinale meurent dans les premières semaines de la phase aiguc. — Les autres semblent ne pas guérir déliriiUrcmcnl. C. en a retrouvé un certain nombre qui alLeinta de Iroiiblen mentaux auraient pu aller dans UQ asile d'aliéDés où la cause première de leur afTcction pourrait rester inconnue.
Pierrel et Thomas ont remarque que l'encéphalite et ta myélite qui précèdent on accompagnent la période aigiii: expliquent suflisammenl la présence des troubles mentaux. Comment comprendre leur réapparition long* temps après la guérison apparente? Le pr. Pierrct indique la pathogéuie suivante : Les lésions d'encéphalite, de bulbile et de myélite aiguë laissent après elles des cicatrices : les cicatrices, variables naturellement, suivant l'intensité de la lésion qui les a causées, constituent des lares au puiot de 'Vue cérébral ou médullaire et les individus qui en sont porteurs fout partie <iu groupe appelé par Lasègnc des ciréhraux. Les cicatrices pourront passer inaperçues et ue se manifester par aucun symptl^mc : mais un choc, vne infection (la syphilis notamment), une intoxication sunironl à développer une nouvelle inflammation entraînant des troubles mentaux, moteurs ou sensilifs. Cette théorie f/u rappel est ici une nouvelle application de la pathogénie démontrée par JoITruy de l'épilepsic ou de la paralysie gëuérale. £lle fait penser ainsi aux observations des malades de Jancl chez qui une «motion minime détermine un trouble plus considérable qu'un choc anlci-ieur beaucoup plus intense.
Clément Chaiu>entieii.
ii4. — L'épilepsie tardive an cours des psychoses clironiques. (Die
Spiitepilepsie ini Vcrlaufc chrouischer Psyciioreu), par P. Naki: (Huberlusburg). AUgemeine Zeiischn't fur Piti/chialrie, vol. 62, fasc. 5-6.
Élude portant sur 13 cas d'ëpilepsie tardive au cours des psychoses chroniques. — Les accès apparaissent géuér&lcment de six h quinze ans, après l'iaternement. Ce sont habituellement des accès violents, alternant rarement avec des accès légers et rarement aussi avec des vertiges^ le plus sou- 'vent nooLurues. Dans divers c^, l'intervalle compris entre deux accès atteignait de une ù plusieurs années.
Chez deux malades, il n'y eut qu'un accès. Les auras sont rares, les phénomènes posl-épileptiques au contraire fréquents. Les équivalents se "Voient quelquefois. Il n'a pas été possible d'établir si les attaques avaient une influence délinitive sur la mentalité des malades et si, en particulier, «Ues développaient le caractère dit « épileplique o. Le pronostic quoad
W JQVRSAL DE PSYCHOLOGIE
viîa de la maladie primitive ne parait pas modiné par l'apparition des atla-
D'une Taçon générale, l'épili^psie tardive snrvenanl an coars des psychoses chroniques ne diffère que par quelques points Je l'cpilepMe ordinaire.
D' J. RoUt'ES DS FCBS^C.
m. — ËTDDB5 SCR LA PATHOfiBXIB DES TROUBLES IfENTAtTX ET srn L'ANATOUrE VATHOLOtilQDK
145. La ponction lombaire en médecine mentale, par A. Drrocdaix. bulletin de la Société de Médecine mentale de Belgique^ n** il9.
Il résulte des travaux de Deroubaix qu'en générai la pression du liquide céphalo-rachidien est plus élevée dans les états maniaques, dans la para* Ijrsie générale et dans l'épîlepsie. Cette règle souffre des cxcepliuus, surtout quand ces états morbides s'accompagnent d'une démence profonde.
La teneur en albumine du liquide céplialo-rachidicu est habituellement plus forte dans la paralysie générale que dans les psychoses, où elle n'atteint pas la proportion de 1 p. 100 Chez quelques paralytiques, la quantité d'aïbuniiue reste faible.
1^ lymphocytuse est constante dans la paralysie générale, comme dans toutes les cérébropathies interstitielles et mésencliymateuses, alors qu'elle manque dans les cérébropathies uniquement parcnohymaleuses.
La réaction glycosique du liquide céphalorachidieu est presque toujours plus ou moins franche ; néanmoins, dans quelques cas relevant tous de l& démence précoce, la réduction ne s'est pas produite.
D' Boger UicsOT.
146. Nouvelles reoherclies sur le liqnide céphalo-rachidien, par ni BrcK L'L A. Dëiiuiuaix. Bull, de la Soc. de Médtcine vuntak de Belyique^ n" 121.
La densité du liquide céphalo-rachidien reste relativemeol constante dans les diverses psychoses.
Xjh tension osmutique du liquide céphalo-rachidien, évaluée parle procédiJ hémolytiquc de Uamburger-Bard, varie dans des limites assez étendues, mais elle est plus élevée dans les psychoses organiques graves.
L'alcalinité du liquide céphalo-rachidien varie peu; elle est en moyenne. de l,2u p. 100 de NaOll. H existe un rapport entre la diminution de l'alca-' lesceucedu liquide céphalo-rachidien et son pouvoir bémolysant.
Uéme dans les psychoses organiques les plus graves, le liquide céphalo* rachidien ne contient ni ammoniaque, ni acétone, et la recherche de la dtazo-réaction reste négative. Les phosphates sont plus abondants dans lesj démences organiques.
La réduction de liqueur de Rehiing par te liquide céphalo-rachidien est due à un corps de nature gliicosiquc. L'injection intracérébrale et soiiscutanée chez le lapin de liquide céphalo-rachidien démontre la non-loxicilé de celte humeur, même dans les cas de psychose organique grave.
D' Roger Mio.xot.
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