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LE PLEXUS SOLAIRE ET SES FONCTIONS

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L'aaaloffiie, ea mellaDl ca évidence, dans Le plexus solaire, dei ganglions, des nerfâ et des connexions avec les centres bulbo-spinaux el les viscères fait supposer que ses foacUons doivent être à la fois celles d'un carrefour et d'un centre.

La méthode physiologique, par des vivisections el des opérations chirurgicales suivies de survie, démontre la réalité de cette douOle fonction solaire de carrefour el de centre.

Noas étudierons d'abord, d'une façon analytique, l'action du plexus solaire sur les viscères abdominaux, avant de synthétiser les résultats de nos expériences d'excitation ou d'ablation du plexus.

A. Action du plexus solaire sur les viscères abdominaux. — Pour déterminer par quelles voies solaires passe l'influx nerveux qui règle les fonctions des viscères abdominaux, deux procédés doivent être appliqués, l'excitation etl'ablalion. Excilalion et ablation ne soutd*ailleursque les deux faces d'une même mëlhode, toujours suivie dans les questions de conduction et de localisation, dans le cerveau comme dans la moelle ou les nerfs.

Par l'application de ces méthodes, on constate' que la motilité de Vestomac est excitée parle pneumogastrique, que sa sensibilité dépend uniquement du pneumogastrique, qae ses vaso-constricteurs dépendent du splanclinique, que ses fibres sécrétoires dépendent non sealemeut du pneumogastrique, mais aussi du sympathique et que son absorption est activée par la section des splanchniques.

La motilité des intestins, inhibée par le grand splanchnique (à

1. V. poar plos de détails, Laignel-LarasUne . Actioa do pleios soUin sur tts Tticères abdominaux. GoMetU des hôpitaux 13 seplembrs 19ÛI.

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l'exception, dans certains cas, des Gbres circulaires) est excitée par le paeamo- gastrique.

Les vaso-constricteurs de Vintesiin grêle, fournis par les grands splanchnîques, passent par les ganglions mésentériques supérieurs. Les vaso-dilatateurs ne peuvent être mis en évidence que par action réflexe (excitation du nerf dépresseur). Les nerfs sécréteurs du suc entérique sont mal connus. L'absorption intestinale est accélérée par section des splanchniques.

La motililé des voies biliaires dépend du pneumogastrique. Les Taso-cons trie leurs du foie se groupent dans les grands splanchniques. Les uns sont artériels, les autres veineux. Les nerfs glycosécréteurs sont aussi contenus dans les splanchniques.

Leur intégrité n'est pas indispensable à la glycosoformation. Les nerfs qui président à la fonction biliaire ne sont pa» isolés. L'ablation des ganglions solaires trouble cette fonction, comme le montrent les examens des urines; elles coîrîiennent de la bilirubine, delà bilîverdine, do l'urobiline, de la leucine et de la tyrosine.

Les vaso-constricteurs du pancréas passent par le splanchnîque.

Les fibres motrices et vaso-motrices de la raie passent par le grand splaachnique et le ganglion semi-lunaire gauche.

Les vaso-constricteurs des reins, nés des 5" au 13" communicants dorsaux, passent par les deux splanchniques, sans avoir de connexions avec les ganglions semi-lunaires ou mésentéri- <|ues supérieurs.

L'existence des vaso-moteurs des surrénales est démontrée par des expériences pléthysmographiques ^

L'existence de nerfs sécrétoires peut s'induire d'expériences physiologiques et d'observations anatomo-cliniques.

Si maintenant, au lieu d'étudier le facteur sympathique des fonctions abdominales, nous envisageons les voies de conduction sympathiques en tant qu'elles font partie du système solaire, nous Toyons que ces uoies de conduction solaires peuvent être réparties en trois groupes, d'après l'anatomie.

1' Les voies intercentrales, dites afférentes du plexus, comprises entre la moelle et les ganglions solaires;

1. Haillon et Laignel-Lar&stîne. Recherches sur rinnerTatioQ vaso-motrice des glandoi surrénales. Soc. de Biologie. 6 férrier 1903.

JOVRSAL DE PSYCllOLOGiB

2* Les voies pèiHphèriquet^ dites alTérenlea du plexus, comprises entre les ganglions solaires elles TJscères;

S*^ Le cart'e four solaire, comprenant les Ûbres qui avec les ganglions forment le plexus proprement dit.

NoQs avons analysé ces trois groupes par les méttiodes pbysiolo* giques'.

Nos expériences d ablation nous ont indiqué la nature des priacipales libres de cbacuu des trois groupes : du premier groupe, par l'ablation du sympathique thoracique et la section des splanchniques'; du deuxième groupe, par l'arrachement du nerfsplénique': et du troisième groupe, par la ligature, la nicotinisalion, la sectioD, l'ablation totale ou partielle du plexus solaire^.

Inversement, nos expériences d'excitation ont confirmé les inductions fournies par les expériences d'ablation. Plus intéressantes, car elles s'accompagnent de tracés, elles ont complété ces dernières. Nous avons ainsi pu étudier, dans les voies de conduction, les fibres vaso-motrices, dont laconnaissancejougtemps difficile, est devenue, plus précise grâce à la méthode plétbysmographique.

Dans les foies intercentrales t nous avons dégagé d'une pari !a topographie des niveaux de pénétration et de sortie médullaires des filets viscéraux du plexus solaire et d'autre part les connexions du sympathique et du système cérébro-spiytal .

On trouvera dans notre thèse cette étude topographique trop spéciale pour être rappelée ici *.

Puur préciser les connexions du sympathique et du système cérébro-spinal^ il faut d'abord s'entendre sur les termes. Système sympathique n'est pas synonyme de système de la TÏe organique. Il comprend essentiellement des voies de conduction formées chacune d'au moins deux neurones superposes.

Toute conduction est donc sympathique qui, pour aller de la moelle à la périphérie emprunte deux neurones. Toute auire est cérébro-spinale.

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