L. Babat
IIL — Sensations et Mocveiiknts.
t87. — Des facteurs non- sensoriels de la perception sensorielle. (Soasensory components of sensé perception)} par Woooworth (B. S.J {The Journal of philos, psychology and Scient. mW/mk/*, Mars 1907.
Comment expliquer que certaines figures, (laflgure classiquede l'escalier). puissent apparaître tantâl d'une façon, tanlût de l'autre ? On a dû renoncer à la théorie suivant laquelle la dllTérence d'aspect se ramèneraità une différence dans la sensalion visuelle. Les lucmes sensations peuvent donner Ueu ^ deux perceptions ditTércnles, el l'hypothèse d'images distinctes qui expliqueraient ces différences est inadmissible, les images faisaul défaut le plus souvent. 11 faut admettre uu quid proprium, uoe qualité, qu'L'Arfii/eZj appelle la r/ualilé de forme et pour laquelle W. préfère le nom de qualHitU perception. Toute perception aurait aiust une qualilc propre. De mémo, dans la sphère de rauditioi), une môme série de suus peut être perçue soivaut des rythmes différents : le rythme est une qualité de perception. L'auteur propose pour sa théorie le nom de « concepLîon des réaciiuns mentales a, tille conduit A faire de la perception une réaction à la s^ntation.
Celle théorie est importante parce qn'elle muiitru rimpussibililé de délerminer la réaction d'après l'excilation, leur complète différence 4]ualilative.
Cette conception est d'origine biologique el semble jusUnéc par la physiologie cérébrale, car les centres sensoriels n'occupent qu'une bien petite partie de l'écorce cérébrale cl il est très vraisemblable que la conscience s'étend à des zones noD-sensorielles. C'est ce que semble établir l'élude de Vaphoëie, qui montre que la perception d'un objel parla vue ne dépend pat