RÈGNE £T INCARNATION
Uagendo contra^ de Tan dernier est le point de départ ; affermir cet agendo contra^ resserrer les liens qui m'attachent à Notre-Seigneur, c'est le but que je dois me proposer cette année; je sens intérieurement que Dieu me le demande.
1. Dans la méditation du Règne j'ai été surtout frappé de ces mots dans Tappel de Notre-Seigneur : inimîcos et unumquemque^ , Il
z. Voir la Retraite de 1860.
2. Voici le texte d'où ces mots sont tirés : «Voir Notre Seigneur Jésus-Christ et devant lui le monde entier et chaque homme en particulier (unumquemque) y qu*i\ appelle en disant : J^a volonté est de conquérir le monde entier, de soumettre meannemis (inimicos meos), »
appelle même ses ennemis, il n'est donc pas étonnant que je sois du nombre des appelés.
— Mais encore il appelle unumquemquey chacun en particulier, moi-même en particulier, par conséquent. — Il me dit à moi aussi : suis-moi, tu me sequerCy en m'appelant par mon nom.
Quelle est Témotion, le dévouement du soldat, que son général appelle par son nom ! J'en dois être d'autant plus disposé à me signaler à son service, d'autant plus généreux pour aller audevant des souffrances et des injures.
IL Dans la méditation de V Incarnation^ poursuivi de la même pensée, je n'ai vu encore en quelque sorte que Jésus-Christ en moi.
Quel spectacle offrait le monde païen ! Mais ce monde que Jésus-Christ avait arraché au démon est-il moins païen sous nos yeux? Si je me rappelle mon éducation, mes passions antireligieuses à la sortie du collège, combien j'étaif plongé dans ce nouveau paganisme, comme ça m'aurait bien été de combattre par la plume^ par la parole, par le glaive ce Jésus-Christ et son Église, et j'aurais cru par là obsequium prcestare t)eo^.,.