I. Rendre service à Dieu. (Joan., xvi
UNION A JÉSUS-CHRIST. s»
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Au lieu de cela me voilà jésuite.
C'^st que Jésus a dit pour moi à son Père :
a Voici que je viens, ecce venio; » c'est que Jésus m'a dit comme à sainte Thérèse : « Je me serais incamé pour toi. »
Jésus incarné pour moi ! pour moi la visite de range à Marie ! pour moi Marie pleine de grâces! pour moi Ecce ancilla! pour moi la vertu du Très-Haut la couvrant de son ombre!
pour moi Marie devenant la mère de Jésus!.,.
Mais en même temps elle devient ma mère.
Noli timere^. Effroi de Marie de devenir mère d'un misérable tel que moi! — Virum non cognosco^ elle ne cannait pas l'enfant d'Adam, l'homme de la nature et du péché, l'ennemi de Jésus. — Sedvirtus olltissimi obumbrabit^ et la voilà qui devient en Jésus la mère de tous ceux qui seront fils de Dieu en Jésus et d'autres Jésus. L'ange ne lui dit-il pas : Quod nascetur ex te sanctum vocabitur Filius Dei * ? De là, tout fils de Dieu est né de Marie,
1. Ne craignez pas. — Je ne connais pas d'homme. — La Vertu du Très-Haut vous couvrira de son ombre. (Luc, I, 29 et seqq.)
2. Ce qui naîtra de vous, le Saint, sera appelé le fils de Dieu. (Ibid.)
Marie est nécessairement la mère des fils de Dieu , qui spiritu Dei aguntur^ lï sunt filii I^ei^. Ceux-là ne sont point les fils de Dieu qui n'ont point le Saint-Esprit pour père ; de même ceux-là ne sont point les fils de Dieu, qui n'ont point Marie pour mère.
En Marie les enfants sont conçus en même temps que Jésus et en Jésus. Car c'est d'elle qu'il est dit : Qâcervus trittci*; le grain de froment, Jésus, tombe en son sein, et de ce grain, de cette terre féconde, sort la moisson des élus. In electis mets mitte radiées*^ c'est ainsi qu'elle fait pousser dans le cœur de chacun des élus les racines de ce grain sacré. Nous avons donc été ainsi conçus avec Jésus dans le sein de Marie.
Et par une autre merveille, ce Jésus qui s'est formé en elle, vient par l'Eucharistie en nous pour nous tranformer en lui, en sorte que nous ne soyons plus nous-mêmes, mais Jésus, — Jésus, toujours Jésus, dont le règne n'a pas de fin, cujus regni non erit finis.
Quels rapports admirables avec moi et Jésus !
I. Ceux qui sont mus par l'Esprit de Dieu, ceux-là sont les enfants de Dieu. (Rom., vm, 14.) a. Un monceau de froment. (Cantic, vu, 2.) 3. £n mes élus jetez vos racines. (EccL, xxiv, 13.)
quelle obligation de sainteté dans cette naissance surnaturelle que je dois à Marie, dans ce titre d'enfant de Dieu, dans ce nom de Jésus que cette naissance sacrée me confère !
Quod nascetur ex te sanctum^ vocabitur filius Dei.Ahl que ce saint, que ce fils de Dieu naisse pendant cette retraite I