‹ Journal de ses retraites annuelles de 1860 à 1870Chapitre 39 sur 174 · I. Le point de départ et le point d'arrivëe · texte numérisé non relu

I. Le point de départ et le point d'arrivëe

danger de me perdre et le but élevé, la perfection que je dois atteindre.

J'ai tâché d'exciter ma foi. Je me sens prêt cependant à mourir pour chaque mystère, pour chaque vérité en particulier, pour le sacerdoce, pour les vœux religieux, etc. Comment donc ne suis-je pas prêt à vivre aussi pour ces vérités, à mourir à moi-même pour vivre à ces vérités ?

3. Nolentes adjuvare se libertate^... tout est là : Volonté molle et languissante, qui se dément, qui se trahit, qui va quelquefois jusqu'à se tourner contre la fin, contre Dieu.

4. N'y a-t-il pas en moi une passion secrète sur laquelle je me fais illusion, que je n'ai pas assez combattue au commencement, avec laquelle je capitule >

Il y a quelque chose, en eifet, qui revit toujours. De quel côté vont mes pensées habituelles, mes inquiétudes, mes désirs, mes rêves > — Toujours le même point. Mais c'est la force de la nature ; la volonté n'est pas là. Donc, elle n'est point ouvertement pour cette préoccupation, mais elle n^est pas assez énergiquement déclarée contre. Mais il y a un amour

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