‹ Journal de ses retraites annuelles de 1860 à 1870Chapitre 90 sur 174 · I. Soyez prêts. (Matt., xxiv · texte numérisé non relu

I. Soyez prêts. (Matt., xxiv

iPr RETRAITE DE i863.

la gloire de Dieu et ses desseins sur moi ; tant de grâces qu'il ne cesse de me faire. — Reconnaissance par conséquent !

L'amour de Jésus pour moi, l'amour que Jésus attend de moi ; la protection de Marie, de Jésus, spécialement pour l'heure de la mort, le souvenir de tant de péchés, la réparation nécessaire, le temps faA^orable inauguré par la retraite, l'honneur même de la compagnie,, le bien de tant d'âmes, tout le réclame. Donc encore une fois à l'œuvre : toute la retraite est là.

Tous les mois préparation spéciale dans la retraite ; prière spéciale à Jésus, Marie, Joseph ; jugement des choses de ce monde aupoint de vue de la mort ; détachement de plus en plus parfait, purification de plus en plus grande, ferveur et zèle ; communion quelquefois en viatique ; union intime, profonde, constante à Jésus.

Quelle folie de négliger tout cela, de se laisser surprendre !

Vois le religieux tiède ou infidèle, à la mort; comme sont inquiets autour de lui tous ceux qu'il a mal édifiés; comme il est inquiet et agité lui-même! Cependant il est rendu impuissant par la maladie à faire ce qu'il fau-

drait. Au dedans, remords de la conscience; devant lui, Jésus-Christ irrité, ses règles violées, ses vœux méconnus ; derrière lui, sa vie si peu religieuse ; autour de lui , les âmes scandalisées, les traces de ses fautes ; au-dessus, le ciel fermé peut-être; au-dessous, l'abîme, le démon.

Qu'il n'en soit pas ainsi pour moi; que bien plutôt je meure comme les saints.

Vois la mort précieuse du juste..., précieuse parce qu'il est dans la grâce et dans l'amour; parce que les démons sont enchaînés; parce qu'il n'a point de regrets de quitter le monde ; parce que le ciel est entr'ouvert devant lui; parce qu'il a édifié ses frères ; parce que cette mort procure la gloire de l'Église et de Dieu.

Priez avec la confiance d'obtenir cette persévérance finale, cette bonne mort.

QUATRIEME JOUR

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