Ed orig. : et le genous
les circoncisent le huitiesme jour de sa naissance. Le parein s’assit sur une table, et met un orillier sur son giron : la mareine lui porte là l'enfant, et puis s’en va. L'enfant est enveloppé à nostre mode ; le parein le développe par le bas, et lors les assistans, et celui qui doit faire l'operation, commancent trestous à chanter, et accompaignent de chansons toute cete action qui dure un petit quart d'heure. Le ministre peut estre autre que rabbi, et quiconque ce soit d’antre eus, chacun desire estre appellé à cet office, parce qu'ils tiennent que c'est une grande benediction d'y estre souvent employé : voire ils achettent d'y estre conviés, offrans, qui un vestemant, qui quelque autre commodité à l'enfant, et tiennent que celui qui en a circoncy jusques à certain nombre qu'ils sçavent, estant mort, a ce priviliege que les parties de la bouche ne sont jamais mangées des vers. Sur la table où est assis ce parein, il y a quant et quant! un grand appret de tous les utils qu'il faut à cet'operation. Outre cela, un home tient en ses meins une fiolle pleine de vin et un verre. Il y a aussi un brazier à terre, auquel brazier ce ministre chauffe premieremant ses meins, et puis trouvant cet enfant tout destroussé, comme le parein le tient sur son giron la teste devers soy, il lui prant son mambre, et retire à soy la peau qui est au-dessus, d'une mein, poussant de l’autre-la gland et le mambre audedans. Au bout de cete peau qu'il tient vers ladite gland, il met un instrumant d’arjant qui arreste là cete peau, et empesche que la tranchant, ne vienne à offenser la gland et la chair. Apres cela, d’un couteau il tranche cete peau, laquelle on enterre soudein dans de la terre qui est là dans un bassin parmy les autres apprets de ce mystere. Apres cela le ministre vient, à belles ongles, à froisser encor quelque autre