Probablement des sabliers
Lunedì giudicando, che questa acqua avesse abbastanza aprito la strada, ritornai a ripigliare quella della fontana ordinaria, e ne presi cinque libre. Non mi mosse a sudore come avea usato fare. La prima volta ch'io smaltiva l'acqua, buttava delle arenella che parevano in fatti pietre spezzate. Questa acqua mi parse, a comparazione di quella di Bernabò, come fredda, conciosiacosachè quella di Bernabò abbia una caldezza molto moderata, e non arrivi di gran lunga a quelle di Plomicres, nè all'ordinaria di Banicres. Fece buon effetto d'ambedue le bande : e così fu la mia ventura di non credere questi Medici ch'ordinavano d'abbandonare il bere subito ch'il primo giorno non succedeva.
II Martedì 16 di Maggio, come è l'usanza di queste bande (e mi piace) intermessi il bere : e stetti al bagno un'ora e più, sotto la polla, perchè mi pare l'acqua fredda in altri lochi. Ebbi paura (sentendo durar tuttavia questi
Lundi, jugeant que cete eau avait suffisamment ouvert les voies, je retournai prendre celle de la fontaine ordinaire, et j'en pris cinq livres. Elle ne m’émut pas à sueur, comme elle avait coutume de faire. La première fois que je rendis l'eau, je fis des sables, qui paraissaient en fait des pierres mises en pièces. Cette eau me parut, en comparaison de celle de Barnabé, comme froide; encore que celle de Barnabé ait une chaleur fort modérée, et soit bien loin d’atteindre celles de Plombières, ni l'ordinaire de Bagnères. Elle fit bon effet des deux côtés : et ainsi ce fut mon bonheur de ne pas croire ces médecins, qui ordonnaient d'abandonner le boire s’il ne réussissait pas dès le premier jour.
Le mardi 16 de mai, comme c'est l’usage de ces côtés (et il me plait), j'interrompis le boire, et je restai au bain une heure et plus, sous le surgeon, parce que l'eau me paraît froide aux autres endroits. J’eus peur (sentant durer toujours ces vents dans le bas-
venti nel ventricolo, et inlestino, & stomaco) che l’acqua ne desse partie questo l’intermessi. Mi piacque molto il è ci fussi volentieri addormentato. Non mi 1 st bene il corpo. M'asciugai bene, € stetti letto.
Si fanno le rassegne de i soldati d'ogni mese. II Colonnello, nostro uomo, dal qualer | mondo di cortesie, fece la sua. Erano 200 soldati h el harquebusieri. Li fece combattere. So ip per paesani. Ma questo è il suo princi, 9, in ordine, et insegnare la disciplina militare. |
Il popolo fra se è tutto diviso in la parte Fra Spagnola : e tuttavia si fanno questioni d'imf questa briga. Di questo fanno publica d | donne e gli uomini di nostra parte daria. Td
ventre et l'intestin, sans douleur, et peu de l'estomac) que l'eau n'en fût cause partie pourquoi je l' interrompis. Ce bain me plut È et tant, que je m'y serais volontiers endorti m'émut pas à suer, mais bien à aller. Je bien, et restai quelque temps au lit.
Tous les mois on fait les revues des :
chaque vicariat. Le Colonel, notre aper, del recevais un monde de courtoisies, fit la I étaient 200 soldats, piquiers et arquebusiers. nl le combattre. Ils sont fort bien exercés, gd sans. Mais c'est là sa principale charge, cai les ti en ordre et de leur enseigner la discipline m
Tout le peuple est partagé entre le parti fi l'espagnol : et en cette querelle il se : prod di cesse des disputes sérieuses. Ils en font è publique. Les femmes et les hommes de pen
i, Au lleu de frofpa pratichi, je lirais volontiets truppe pratiche’
ce sont des troupes bien exercées.
fiori sur l’orecchia dritta, la berretta, fiocchi di capelli, et ogni tal cosa : gli Spagnuoli dall'altra banda.
Questi contadini, e le lor donne, sono vestiti da gentiluomini. Non si vede contadina che non porti le scarpe bianche, le calzette di filo belle, il grembiale d'ermesino di qualche colore : e ballano, fanno capriole e molinetti molto bene.
Quando si dice il Principe in questa Signoria s'intende il Consiglio de’ 120. Il Colonnello non può pigliar moglie senza licenzia del Principe, e l'ha con grande difficultà perchè non vogliono, che faccia amici, e parentadi nella patria : e non può ancora comprar nissuna possessione. Nissun soldato parte della patria senza licenza : e ce ne
portent sur l’oreille droite les bouquets de fleurs, le bonnet, les touffes de cheveux et telle autre chose : les Espagnols, de l’autre côté.
Ces paysans et leurs femmes sont vêtus en gentilshommes. On ne voit pas de paysanne qui ne porte les escarpins blancs, les beaux bas de fil, le tablier d'armoisin*® de quelque couleur : et elles dansent fort bien, faisant cabrioles et moulinets.
Quand on dit le Prince, en cette Seigneurie, cela s'entend du Conseil des 120. Le colonel ne peut prendre femme sans la permission du Prince, et il l’obtient avec grande difficulté, car on ne veut pas qu'il se fasse amis et parentés dans le pays : et il ne peut aussi acquérir aucune propriété. Pas un soldat ne quitte sa patrie sans licence ; il y en a beaucoup qui
I. Aucunefois en accoustrement d'homme, Je passageoy pompeusement par Rome Sur un cheval de mesme enharnaché, Et le pennache à la guelphe attaché, Ne me montrois moins superbe et vaillante, Qu'une Marphise, ou une Bradamante.
J. du Rellay, Yeux Rustiques, La vieslle Courtisanne.