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Taffetas très léger

un foco di carbone sotto un fi bocca con un mattone acciocchè trire il fuoco, scalda benissimo, e più comodamente ch'il fuoco nost?

nostro.

Qui si domandano bambe le zii to : e putti li ragazzi fin alla barb

Il Gobbia fui un poco più sollec per tempo, sudai un foco al bagni la folla. Sentiva le forze un poco i poco di gravezza ai reni, buttan,

mendient par pauvreté dans ces | gain ils achètent leurs armes.

Mercredi je fusau bain et }'y re je suai là un peu, et je me baign que l’usage allemand de chauff chose à leurs poéles, l'hiver, est baigneur, tenant un peu de charb focone est ce que nous appelons i sant le bec avec une brique afin c nourrir le feu, chauffait aussitôt € beaucoup plus commodément qu Ici on appelle bambe les petite

fillao servo A-- 3

come del bere, e delle flegma assai. Anzi mi pareva, che faccessino il medesimo effetto che bevute.

Continuai Venerdi. Ogni giorno si vendeva infinite some di questo fonte, e dell’altro di Corsenna, per diverse parti d’Italia. Mi pareva, che questi bagni mi rischiarassino il viso. Era travagliato sempre da questi flati circa il pettignone senza dolore, e per questo buttava nell’orine molta schiuma, e bulle che non si sfacevano di molto tempo. Qualche volta ancora de à peli negri, pochi. Mi sono accorto altre volte, che ne buttava assai. Per ordinario faceva l'orine torbide e cariche di roba. Sopra il suolo suo aveva l’orina del strutto.

Questa nazione non ha il nostro costume di mangiar tanta carne. Non si vende altro che carne ordinaria. Non ne sanno appena il prezzo. Un levoratto bellissimo in

beaucoup de flegmes. Et il me semblait bien que les eaux faisaient le même effet qu’en les buvant.

Je continuai vendredi. Chaque jour on vendait des charges infinies de cette fontaine, et de l’autre de Corsena, pour diverses parties de l'Italie. Il me semblait que ces bains m'éclaircissaient le visage. J'étais tra- ‘vaillé toujours de ces vents vers le pénil, sans douleur ; et c'est pourquoi Je faisais dans mes urines force écume et bulles, qui restaient longtemps sans se défaire. Quelquefois encore des filets noirs, mais peu. Je me suis aperçu d’autres fois que j'en faisais beaucoup. D'ordinaire je faisais des urines troubles et chargées de matière. L’urine, à la surface, avait quelque chose de gras.

Cette nation n'a pas notre coutume de manger tant de chair. On ne vend que de la viande ordinaire. De l'autre ils en savent à peine le prix. Un levreau, fort

1. « Or sens-je quelque chose qui crousle ; ne vous attendez pas que j'aille m'amusant à recognoistre mon poux, et mes urines, pour y prendre quelque prevoyance ennuyeuse. » Æssais (1588), liv. III, chap. xn1.

questa stagione mi fu venduto alla prima fe dire, sei soldi nostri. Non se ne caccia, nem 13 perché nissun li compra. x

Il Sabbato perchè faceva un tempo che si sentiva il difetto di pannate,e vetri, senza bagnare, e senza bere. In questo vedeva un 4 fetto di queste acque, ch'il Fratello mio che accorto di far arenella nè da se, nè nelli altri aveva bevuto con esso me, ne buttava qui futtavia

La Domenica mattina mi bagnai, non la testa i | dipoi pranzo un ballo a premi publici, come si usa a questi bagni : e volsi dare il principio di questo À

beau, en cette saison me fut vendu au premier imôf. peu près six de nos sous. On ne les chasse pas, on li apporte pas, car nul ne les achète!. 2 Le samedi, comme il faisait un temps trouble, et un vent tel que l'on sentait le manque de chassiset dè vitres, je me tins coi, sans me baigner et sans iboîre Je voyais un grand effet de ces eaux en ceci, que è frère, qui ne s'était jamais aperçu qu'il eût fait X sable, ni naturellement, ni aux autres bains DÙ° avait bu comme moi-même, en faisait toutefois | infiniment. “N Le dimanche matin je me baignai, mais non lat et après diner je donnai un bal avec prix. ice, comme on a coutume de faire à ces bains, et CK lus ouvrir la saison de cette année. D'abord,

1, à Car niédotoé le proverbe soit tout CORRE, ‘e el vieil poisson, nos ancestres n'ont-ils pas eu blen p i pris de nous, quand ils mangeoyent les mères et È ne ent les enfans ?... Et toutesfois ce que nous dirons de nos ancestres qu ceci, il le nous faudra dire de plusieurs nations de queta à Car à Venise mesmement j'ay ouy dire À quelques segnare avoyent appris des ambassadeurs du Roy de France à eux : que les perdreaux et les levraux estoyent bons à manger. n° Me

Estienne, Apologie pour Hérodote, tome II, p. 129.

Ma

Prima, cinque o sei giorni innanzi, feci publicare per tutti i lochi vicini la festa. Il giorno innanzi mandai particolarmente a invitare tutti li Gentiluomini, e Signore, che si trovavano all'uno e l'altro bagno. Gli faceva invitar io al ballo, e poi alla cena.

Mandai a Lucca per li premi. L'uso è, che se ne danno più, per non parer scegliere una sola donna fra tutte, per schifare e gelosia, e sospetto. Ce n'è sempre otto, o dieci per le donne : per gli uomini due, o tre. Fui richiesto da molte di non scordare chi se stessa, chi la nipote, chi la figliuola. Gli giorni innanzi Messer Giovanni da Vincenzo Saminiati, secondo che gliene avea scritto, molto mio amico, mi fece portar di Lucca una cintura di corame, et una berretta di panno nero per gli uomini. Per le donne dui grembiali di tafetas, l'uno verde, l'altro pavonazzo (perchè bisogna avvertire, che ci sia sempre qualche

six jours avant, je fis publier la féte par tous les lieux voisins. La veille j'envoyai inviter particulièrement tous les gentilshommes et dames qui se trouvaient à l’un et à l’autre bain. Je les faisais inviter au bal, et puis au souper.

J'envoyai à Lucques pour les prix. L'usage est que l'on en donne plusieurs, pour ne pas avoir l'air de choisir une seule femme entre toutes, pour éviter et jalousie et soupçon. Il y en a toujours huit ou dix pour les femmes : pour les hommes deux ou trois. Beaucoup de femmes me prièrent de ne pas oublier, qui elle-même, qui sa nièce, qui sa fille. Les jours précédents, Messer Jean de Vincent Saminiati, mon grand ami, me fit apporter de Lucques, suivant ce que je lui en avais écrit, une ceinture de cuir et un bonnet de drap noir pour les hommes!. Pour les femmes, deux tabliers de taffetas, l'un vert, l'autre violet (car il

1. On a de Giovanni di Vincenzo Saminiati une Chronique lucguoise des origines de la cité jusqu'en 1572, et un Zraité d'Apriculture, ces deux ouvrages manuscrits. A. d'Ancona.

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premio più onorevole per favorir una 0.) e chu due grembiali di buratto, 4 carte di spl 0,4 pio | pette (ma di queste ne diedi uno a una bella giovane

del ballo) un paro di pianelle (il quale gini a

di scarpette, e ne feci di questi dui uno 3 reti di cristallo, e 3 intrecciature, che fi i il mi; 4 verzetti. Furono premi 19 per le donne, Venne tut a sei scudi poco più. Ebbi cinque fiffari. Gli déba.a' man giare tutto il giorno, et un scudo a tutti : che fulaventura, perchè non lo fanno a questo prezzo. Questi s'appiccano a un certo cerchio molto adornato da, e si mettono alla vista del mondo, |

Cominciammo noi il ballo con le vicine alla bi temeva al principio, che restassimo soli. À

gran compagnia di tutte le bande, e particolarmiél

+ faut vous avertir qu'il y a toujours quelque prix-j honorable, pour une ou deux que vous voulez fawt ser), deux tabliers d'étamine, quatre cartons d'épi gles, quatre paires d' escarpins (mais de celles-là ÿ donnai une à une belle jeune fille en dehors di une paire de mules (laquelle je joignis à une % d'escarpins, et je fis de ces deux un seul prix) ; tri réseaux de cristal et trois tresses, qui fais sien | prix ; quatre petits colliers. Il y eut dix-neuf p les femmes. Le tout revint à six écus, ou un peu pi J'eus cinq fifres. Je leur donnais à manger t journée, et un écu pour eux tous : ce qui fut hetri pour moi, car ils ne le font pas à si bon ere prix se suspendent à un certain cercle fort bien.di de toute part, et s'exposent à la vue du monde. .*

C'est nous qui commençâmes le bal avec les wé sines sur la place : et je craignais d'abord qua lor nous laissàt tout seuls. En peu de temps il vint compagnie de tous côtés, et PRA CRA CRI

t. Ah! coquin de Gascon | s'écrie M, V Ancona,

parecchi Gentiluomini di questa Signoria, e Gentildonne, le quali io ricevetti, et intrattenni secondo la mia fossa. Tanto è, che mi parve, che ne restassino satisfatti. Perchè faceva un poco caldo, andammo alla sala del palazzo di Buonvisi molto convenevole.

Come il giorno cominciò a calare sulle 22 m’indrizzai alle Gentildonne di più importanza : e dicendo, che non mi bastava l'ingegno, e l’ardire di giudicar di tante bellezze, e grazia, e buon modi ch'io vedeva a queste giovani, le pregava, pigliassino questo carico di giudicare esse, e premiare la compagnia secondo i meriti. Fummo là su le cerimonie perchè esse rifiutavano questo carico che pigliavano a trofpa cortesia. In fine ci mescolai questa condigione, che se lor piacesse ricevermi ancora di consiglio loro, ne diria la mia opinione. Per effetto fu, ch'i andava scegliendo con gli occhi or questa, or quella : dove non mancai a aver certo rispetto alla belle;3a, e vaghezza, pro-

gentilshommes et gentilsfemmes de cette Seigneurie, lesquels je reçus et entretins selon mon pouvoir. Tant y a, qu'il me sembla qu'ils en demeuraient satisfaits. Comme il faisait un peu chaud, nous allâmes dans la salle, fort convenable, du palais de Buonvisi.

Sur les 22 heures, comme le jour commençait à baisser, je m'adressai aux gentilsfemmes de plus d’importance : et disant que je n’avais pas assez d'esprit et de hardiesse pour juger de tant de beautés et de grâce et de bonnes manières que je voyais à ces jeunes femmes, je les priais de prendre cette charge de juger elles-mémeset de récompenser la compagnie selon les mérites de chacune. Nous fîmes là quelques cérémonies, car elles refusaient cette offre, qu'elles estimaient de trop de courtoisie. Enfin j'y mélai cette condition, que s’il leur plaisait de me recevoir moi aussi de leur conseil, j'en dirais mon avis. En effet, j'allais choisissant des yeux tantôt celle-ci, tantôt celle-là : où je ne manquai pas d'avoir un certain égard à la beauté et

ponendo, che la grazia del ballo non dip del movimento de’ piedi, ma ancora dél'£ l tutta la persona, e piacevolezza, e garbo. Gli } | rono così distribuiti, chi più, chi manco, al val questa Signora offerendoli alle ballatrici da fatte et io al contrario rimettendo a Lei questo 0h go fa Andò la cosa assai ordinatamente, e regolatamente {fu che una di queste rifiutò il premio. Ben min gare, che io lo dessi per amor suo a un bla ‘ed . lo comportai. Questa non era delle più fi mava una per una dal suo loco, e veniva a | trovare 4 Signora, e me, ch'eramo a sedere darente l'un dava il presente che mi pareva, alla Signora,

gentillesse, donnant pour raison que la grâce de! danse ne dépendait pas seulement du mouvement: pieds, mais encore des gestes et grâce de toute la j sonne, et de l'agrément et du galbe. Les pré furent ainsi distribués, à l’une plus, à l'autre moli selon leur valeur, cette dame les offrant aux di seuses de ma part, et moi au contraire en repot sur elle toute l'obligation. La chose alla fort ordon:

ment et réglément : excepté qu'une de celles-ci réfust le prix. Elle m'envoya bien prier de le danza: l'amour d'elle à une autre : mais cela, je ne le: point. Celle-ci n'était pas des plus favorisées. Ong lait l'une après l'autre de sa place, et elle venait # ver cette dame et moi, qui étions assis l'un à c6t6 È l'autre. Je donnais à la dame le présent qu'il me pl sait, en le baisant ! : et elle, le prenant, le donnait À

1, « Qu'ils ino: Roys) se desplaisent de cette vilaine dla qui montre si à descouvert nos membres occultes. ces Jong: tresses de puil effeminees : cet usage de baiser ce que nous pi tons à nos compaignons, et nos mains en les saluant : cèn deuc autresfois aux seuls Princes. et ainsi d'autres introductions nouvelles et viticuses : elles se verront ft esvanouyes ct descrites, « Essais (1588), liv, I, chap. xLm.

e Lei pigliandolo lo dava alla Giovane dicendole con buon modo : ecco il Signor Cavaliere che vi fa questo bel presente : ringrazia. Anzi n'avete l'obbligo a sua Signoria che vi ha iudicato degna di fremiarvi fra tante altre. Ben mi rincresce, che non sia il presente più degno di tale virtù vostra : diceva, secondochè erano. Fu d'un tratto fatto il medesimo alli uomini. Non si mettono in questo conto li Gentiluomini, nè Gentildonne, conciosiachè abbino parte della danza. Alla verità è bella cosa, e rara a noi altri Francesi, di veder queste contadine tanto garbate vestiteda Signore ballar tanto bene:eta gara di nostre Gentildonne le più rare in questa virtù, ballano altro!.

Invitai tutti alla cena, perchè li banchetti in Italia non è altro ch'un ben leggiero pasto di Francia. Parecchi pezzi di vitella, e qualche paro di pollastri, è tutto. Ci

Jeune femme, lui disant avec bonne grâce : « Voici le seigneur cavalier qui vous fait ce beau présent : rendez-lui grâces. — Vous en avez plutôt l'obligation à Sa Seigneurie, qui vous a jugée digne d'être récompensée parmi tant d'autres. Bien me fâche-t-il que le présent ne soit plus digne de telle qualité qui est en vous, » disais-je, selon ce qu'elles étaient. Puis on fit de même pour les hommes. Ni les gentilshommes ni les gentilsfemmes ne concourent avec les autres, encore qu'ils prennent part à la danse. En vérité c'est belle chose et rare à nous autres Français, de voir ces paysannes si gracieuses, vêtues en dames, baller si bien : et à l'envi de nos gentilsfemmes les plus rares en cet art; mais elles dansent autrement.

Je les invitai tous à souper, car les banquets en Italie, ce n'est autre chose qu'un bien léger repas de France. Plusieurs pièces de veau ct quelque paire de

1. Peut-être faut-il lire : ef a garz di nostre Gentildonne : le più rare in questa virtù ballano alto. Les plus rares en cet art dansent haut (font des sauts et des pirouettes légères).

stettero a cena il Colonnello di questo. | Francesco Gambarini Gentiluomo Bol | fratello! : un Gentiluomo Francese, Hoi feci mettere a tavola Divizia. Questa è di tadina vicina duo miglia de î bagni, che | marito, altro modo di vivere che del travag prie Dian, brutta, dell'età di 37 anni. La gola Non sa nè scrivere, nè leggere. Ma nella sua ti avendo în casa del patre un zio che ‘leggeva tu sua presenzia l'Ariosto, et altri poeti, si 4 00 antmo tanto nato alla poesia, che non: | d'una prontezza la più mirabile che si possa, ci mescola le favole antiche, nomi delli Dei, paasif. sli poulets, voilà tout. Restèrent à souper le Col ce Vicariat, Seigneur François Gambariniy gent homme bolonais, qui était pour moi e frère ?: un gentilhomme français ; point d’at ce n'est que je fis mettre à table Divizia. € pauvre paysanne du voisinage, à deux milles des ai qui n'a, et son mari non plus, d'autre moyen de que le travail de leurs propres mains : laide, 37 ans. Le cou gonflé. Elle ne sait ni écrire, Mais dans son âge tendre, ayant à la maison pate nelle un oncle qui sans cesse lisait en sa l'Arioste et d'autres poètes, son esprit se trouva si Di né pour la poésie, que non seulement elle fait dee € d'une promptitude la plus admirable qui se X mais encore elle y méle les fables antiques, les mé

1. Il faut peut-être lire : mio con fratello, ou bien ; i0 con fratello. V, la note suivante.

2, On est un peu surpris de voir Montaigne regarder: ce comme un frère : le passage est sans doute altéré. a verité un beau nom, et plein de dilection que le nom . À cette cause en fismes nous pid es Boëtie) et moy nostre Essazs (1580), liv. I, chap. xxvn

C'est à ane ve

qie, uomini clari, come se fusse allevata alli studi. Mi diede molti versi in favor mio. A dir il vero non sono altro che versi, e rime. La favella elegante, e speditissima.

La compagnia del ballo fu di cento persone forestiere, e più, con questo che il tempo fusse incomodo : che allora si fa la ricolta grande e principale di tutto l’anno, di seta : et in questi giorni s’affaticano senza rispetto di festa nissuna a coglier mattina e sera le foglie di mori per loro bigatti e frugelli : et a questo lavoro s'adoprano lulte queste giovani.

Il Lunedì la mattina fui al bagno un poco più tardi perchè mi feci radere, e tosare. Mi bagnai la testa, e la docciai più d’un quarto d'ora sotto la gran polla.

des Dieux, pays, sciences, hommes illustres, comme si on l'avait nourrie aux études. Elle me donna force vers en mon honneur. A dire le vrai, ce n'est autre chose que vers et rimes. Le débit élégant et très rapide !.

La compagnie du bal fut de cent personnes étrangères et plus, malgré que le temps fût incommode : car c'est alors que l'on fait la grande et principale récolte de toute l’année, celle de la soie : et ces jJourslà ils peinent, sans respect d'aucune fête, à cueillir matin et soir les feuilles des mùriers, pour leurs chenilles et vers-à-soie : et à ce travail sont occupées toutes ces jeunes femmes.

Le lundi matin je fus au bain un peu plus tard, parce que je me fis raser et tondre. Je me baignai la téte, et la douchai plus d’un quart d'heure sous le grand surgeon.

1. Les improvisateurs ne sont pas rares en Italie, même parmi les illettrés. Montaigne en avait rencontré à Fano et ailleurs, « quasi à toutes les hosteleries ». On connaît les vocératrices de Corse.

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Ne 345 JOURNAL DE VOYAGE DE È ox

Del mio ballo fu tra li altri il 8h tiene la ragione, Si domanda un Magisin la Signoria manda a ogni Vicariato f cause civili in prima instanzia, e de cola somma. C'è un altro Dire fed le nali, A costui diedi ad intendere, che mi + vole, che la Signoria mettesse L sarebbe molto facile : e line gli vano più a proposito) che un numero ff che vengono quà a pigliar di queste acque, € per tutta l'Italia, portassino fede di quanta 4 cano, per levarli l'occasione di far qualche J Di che gli dava una esperienzia mia, ch'era.

questi mulattieri venne a mio oste uomo Free darli una scritta per testimonio che

ce

De r mon bal fut entre autres le seigneur Vi rend la justice. Ainsi appelle-t-on un magistrat is triel, que la Seigneurie mande à chaque vies juger des causes civiles en première instance, qu'à certaine petite somme il juge sans appel. un autre officier pour les causes criminelles. mier je donnai à entendre, qu'il me nable, que la Seigneurie mit quelque règle | serait très facile : et je lui en donnai les moye me semblaient plus à propos), afin que ce :

infini de marchands, qui viennent là prende | | eaux ct les portent par toute l'Italie, portassent | attestation de la quantité d'eau dont ils se ch pour leur ôter l’occasion de faire quelque fr De quoi je lui donnais une mienne exp A était telle. Un de ces muletiers vint trouver mon i homme privé, et le pria de lui donner un écrit, pè témoigner qu'il emportait 24 charges de cette eat

rin

t. Dans le premier semestre de 1581, le vicaire de la Val était Francesco di Paolino Massei. A. d'Ancona.

24 some di questa acqua : e non ne aveva che quattro. L'oste al principio lo rifiutò per questo : ma l’altro soggiunse, che fra quattro o sei giorni era per tornare a cercarne venti some. Diceva io, che questo mulattiere non era tornato. Ricevette molto bene questo mio avviso il Signor Vicario; ma s'ingegnò quanto potè, a sapere chi era questo testimonio, e chi era il mulattiere, qual forma, qual cavalli. Nè l'uno nè l’altro mai non li volsi dire, mai. Li dissi ancora, ch'io voleva dar principio a questo costume che si vede in tutti li bagni famosi d'Europa, che le persone di qualche grado ci lasciano le arme loro, pegno dell’obbligo c'hanno a queste acque : del che Lui me ne ringrazio molto per la Signoria.

In questi giorni si cominciava in qualche lochi a segare il fieno. Il Martedì stetti al bagno due ore, e m'adocciai la testa un quarto d'ora poco più.

Ci venne ai bagni in questi giorni un Cremonese iner-

ne

il n’en avait que quatre. L'héte d'abord le refusa pour cette raison : mais l’autre ajouta, que dans quatre ou six Jours il devait revenir en chercher vingt charges. Et je disais moi, que ce muletier n’était pas revenu. Le seigneur Vicaire reçut fort bien ce mien avis; mais autant qu'il put il s'ingénia pour savoir qui était ce témoin, et qui était le muletier, quelle figure, quelles bêtes. Je ne lui voulus jamais dire ni l’un ni l’autre. Je lui dis encore, que je voulais donner commencement à cette coutume, qui se voit en tous les bains fameux d'Europe, que les personnes de quelque qualité y laissent leurs armes, en gage de l'obligation qu’elles ont à ces eaux : de quoi il me remercia fort pour la Seigneurie.

Ces jours-là on commençait en quelques endroits à faucher le foin. Le mardi je restai au bain deux heures, et me douchai la tête un peu plus d’un quart d'heure.

Il vint aux bains ces jours-là un Crémonais, mar-

cante abitante in Roma. Pativa di molte ordinarie. Parlava tuttavia, andava, e, vedeva, assai allegro della vita. Il printipa alla testa : per la debolezza della quale dir, à modo persa la memoria, che mangiando dava di quel che li era stato messo innanzi di partiva di casa per andar per qualche suo 8 volte bisognava, che tornasse a casa a doi ar do per andare. Il Pater noster a pena gras fair. fine veniva cento volte al principio, non 5° le

al fine, ch'avesse cominciato, nè al rici i finito. Era stato sordo, cieco; e patito dale di à

chand, habitant à Rome. Il souffrait de È firmités extraordinaires. Il parlait cependant, i et, à le voir, d'une vie fort allègre. Le p pal « était à la téte : par la faiblesse de laqualle; il dit qu avait perdu la mémoire à un tel point, € mor geant il ne se rappelait jamais ce qu'on. ti à table. S'il partait de chez lui pour aller ? ‘qu

sienne affaire, dix fois il lui fallait retourner al son, demander où il devait aller. Le patenòtre, à Pe le pouvait-il finir : de la fin il revenait cent #@ commencement, ne s'avisant jamais à la fin q commencé, ni en recommengant qu'il eût :

avait été sourd, Las: et avait souffert de #

1. « Ma librairie, qui est des belles entre les i village, est assise à un coin de ma maison : s'il me fé en tasie chose que j'y vueille aller chercher ou éserité, de qu'elle ne m'eschappe en traversant seulement ma cour, il fat je la donne en garde à quelqu autre... Et si je durois à vint temps, je ne croy pas que je n ’oubliasse [mon nom propre, tonmmie è faict d'autres.., Et pour mon interest, je rumine par quelle

cestoit que la leur : et si sans cette piece (la © , dla restera assez pour me soustenir avec quelque aisance, ‘ dant de pres, je crains que ce defaut, s'il est dettata, D toutes les functions de l'ame.]» Zssais (1580 et 18 chap. xvir,

tiva tanto calore alle reni, che bisognava, che ci avesse sempre un pezzo di piombo intorno. Viveva sotto la regola de i Medici con una religiosissima osservanzia già più anni. Era cosa piacevole di veder le diverse ordinazioni de î Medici di diverse parti d'Italia tanto contrari, e particolamente sul fatto di questi bagni, e doccie : che di venti consulte non ci erano due d'accordo, anzi accusavano, e dannavano luna l’altra quasi tutte d’omicidio. Pativa costui un accidente per la cosa de i venti mirabile, cioè che li uscivano con tanta furia gli flati per le orecchie. che il'più delle volte non lo lasciavano dormire. Anzi quando sbadacciava sentiva sentiva subito uscire venti grandissimi per le orecchie. Diceva, per avviare il ventre, ch'il migliore rimedio che avesse, era di metter quattro

dents. Il sentait tant de chaleur aux reins, qu’il fallait qu’il y eût sans cesse alentour un morceau de plomb. Il vivait sous la règle des médecins avec une très religieuse observance depuis plusieurs années déjà. C'était chose plaisante de voir les diverses ordonnances des médecins de diverses parties de l'Italie, si contraires (et singulièrement sur le fait de ces bains et douches), que, de vingt consultes, il n’y en avait pas deux d’accord ; mais elles se condamnaient l’une l’autre quasi toutes, s’accusant d’homicide !. Cet homme souffrait à cause des vents un accident admirable : c'est que les vents lui sortaient par les oreilles avec tant de furie, que le plus souvent ils ne le laissaient pas dormir. Bien plus, quand il bàillait il sentait aussitòt sortir par ses oreilles de très grands vents. Il disait que, pour acheminer le ventre, le meilleur remède qu'il eût,

1. « Ya il aucun de ceux qui se sont laissez aller à cette miscrable subjection, qui ne se rende esgalement à toute sorte d'impostures ? qui ne se mette à la mercy de quiconque a cette impudence, de luy donner promesse de sa guerison ? » Zssa:s (1580), liv. II, chap. xxxvu.

coriandri confetti grossi un poco nella b doli bagnati e levigati un poco, matte facevano un apparentissimo, e subito effetto. primo di questi cappelli grandi fatti di diume coperti di tafetaso leggiero, il buso de ) gran palmo, e grosso : e là dentro una È secondola grandezza della testa acciocch'$l en e le ale intorno d'un piede e mezzo di | iscambio de' nostri parasoli che a la verità don a portarli a cavallo.

Perchè mi son altre volte pentito di non aver : tamente scritto sulsuggetto delli altri bagni, regola et essempio ai seguenti, questa volta mi dere, e slargare.

était de mettre dans sa bouche quatre € fits assez gros, et puis les ayant baignés eti peu, de les mettre dans le fondement :- et saient un effet très apparent et subit, C'est à Ÿ vis le premier de ces grands chapeaux faits de p de paon, couverts de taffetas léger, la forme È d'une grande palme, et grosse : et là-dedans une € d'armoisin de la grandeur de la tête, afin que là ne pénètre pas; et tout autour les ailes d’un pie demi de largeur, en échange de nos parasols, qi tablement sont ennuyeux à porter à cheval *,

Parce que je me suis autrefois repenti de name pas écrit plus en détail au sujet des autres bains, pa y prendre règle et exemple aux suivants, cette.foi me veux étendre et élargir *.

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