‹ Journal de VoyageChapitre 238 sur 294 · Edit orig. : cosà foco à abitata, e · texte numérisé non relu

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lavoravano per il Re di Fez in Barberia una ricchissima opera d’un teatro ch'egli disegna con 50 grandissime colonne di marmo.

In questa Città si vede in luoghi infiniti le arme nostre, et una colonna ch'il Re Carlo 8 diede al Duomo. Et în una casa al muro verso la strada è rappresentato il detto Re al naturale in ginocchione innanzi alla Madonna, la quale pare, che li dia consiglio. Dice la scritta, che cenando il detto Re in questa casa per sorte gli cascò nell animo di dare la libertà antica a’ Pisani vincendo in questo la grandezza d’Alessandro. Gli titoli del detto Re ci sono, di Gerusalemme, di Sicilia ec. Le parole che toccano questa parte della libertà data, guaste a fosta,

roi de Fez en Barbarie à une très riche œuvre d’un théâtre, qu'il a dessein de faire avec 50 très grandes colonnes de marbre.

En cette ville se voient en lieux infinis nos armes, et une colonne que le roi Charles VIII donna au Dôme. Et dans une maison, à la muraille du côté de la rue est représenté ledit roi au naturel, à genoux devant la Madone, laquelle paraît lui donner conseil. L’inscription dit que, soupant ledit roi en cette maison, il lui tomba de fortune en l'esprit de donner la liberté antique aux Pisans, surmontant en cela la grandeur d'Alexandre. Les titres dudit roi y sont, de Jérusalem, de Sicile, etc. Les mots quitouchent cette circonstance de la liberté donnée, gâtés exprès et à moitié effacés ?.

1. Muley-Ahmed, sultan chérif du Maroc, succéda à son frère Muley-Mohammed, qui s'était noyé en fuyant après la bataille d'Alcaçar-Quivir (1578), « cette journée, fameuse par la mort de trois Roys, et par la transmission de cette grande couronne (de Portugal), à celle de Castille ». Essais (1580), liv. II, chap. xx1. Muley- Ahmed mourut en 1603. — Il bâtissait peut-être une mosquée : mais les Pisans étaient trop bons chrétiens pour travailler à un tel ouvrage.

2. Charles VIII, marchant à la conquête du royaume de Naples,

fa mezzo scancellate, Altre case private hanno ancora questearme in fregio per la nobiltà ch'il Re gli diede.

Nor ci sono molti vestigi d'edifici antichi. Ci è una ristna di mattoni bella, dove fu il Palazzo di Nerone, e ne rifiene il none : © una chiesa di San Michele, che fu di Marte,

(;iovedì ch'era Festa di S. Pietro, dicono, ch'anticamente era dorcostiame,ch'il Vescovo andava alla Chiesa S. Pietro

D'autres maisons privées ont encore cesarmesen ornement, pour la noblesse que le roi leur donna.

Il n'y a pas beaucoup de vestiges d édifices antiques. Il va une belle ruine de briques, où fut le Palais de Néron, et elle en retient le nom! : et une église de Saint-Michel. qui fut temple de Mars*.

Jeudi, qui était fête de saint Pierre, ils disent qu'anciennement c'était leur coutume, que l'Evèque allât en procession à l'église Saint-Pierre, à 4 milles hors de

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état entre dans Pise, qui lui avait été « prestée » par les Florentins (140. Un jour les Pisans « vindrent cryer au Roy, en allant à la Messe, en grant nombre d'hommes et de femmes : « Liberté! Liberté!» ct luv supplians, les larmes aux yeulx, qu'il la leur donnast... et le Roy, qui n'entendoit pas bien que ce mot valluit... respondit qu'il estoit content... Et ce peuple commencea i. ontunent à crver Nocl, ct vont au bout de leur pont de la very d Arne iqui est ung heau pont: et gectent à terre un grant Iven, qui estoit sur ung grant pillier de marbre, qu'ilz appeloient masor, ct representantla Seigneurie de Florence, et l'emporterent à la r.viere : et feirent faire dessus le pillier ung roy de France, Lie espec dii pong, qui tenoit soubz le pied de son cheval ce mor, qui est ung lyon. Et depuis, quant le roy des Rommains y stenti. al: ont faict du Roy comme ils avoient faict du lvon : et est Ta nature de ce peuple d'Italie de ainsi complaire aux plus fois ais coulx à estoient et sont si mal traictez que on les doibt ever. + Commynes, liv. VII, chap. 1x. Les Florentins reprisont la ville en 1509, apres un long siège.

1 Bain, on Palais de Néron.

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