‹ Journal de VoyageChapitre 254 sur 294 · à dt · texte numérisé non relu

à dt

. La Solfatara, non loin de Ronciglione. A,

appartato per mangiare manco : et ebbi lubrichez;a del corpo : in modo che mi sentiva assai allegro della persona, fuori che della testa la quale non si riaveva mai del tutto.

Il di ch'io giunsi a Roma ricevetti le lettere delli Giurati di Bourdeaux, i quali mi scrivevano molto cortesemente della elezione ch'avevano fatta di me per Governatore della lor Città : e mi pregavano molto d'andarli a trovare.

La Domenica alli8 d'Ottobre 1581 andai a vedere ne i termidi Diocleziano in sul Monte Cavallo un Italiano il quale essendo suto molto tempo schiavo de i Turchi aveva imparato mille rare cose nel cavalcare: come, che correndo a tutta briglia si stava dritto in piè sulla sella, e gittava con ogni forza un dardo, e poi d’un tratto si calava nella

à part, pour manger moins! : et j'allai facilement du corps; en sorte que je me sentais assez allègre de ma personne, hormis de la tête qui ne se pouvait jamais ravoir tout à fait.

Le jour que j'arrivai à Rome Je reçus les lettres des Jurats de Bordeaux, lesquels m'écrivaient fort courtoisement de l'élection qu'ils avaient faite de moi pour maire de leur ville, et me priaient fort de les aller trouver.

Le dimanche 8 d'octobre 1581, j'allai voir aux Thermes de Dioclétien sur le Monte Cavallo, un Italien qui, ayant été longtemps esclave des Turcs, avait appris mille rares choses à chevaucher ; ainsi, courant à toute bride, il se tenait droit en pieds sur la selle, et jetait de toute sa force un dard, et puis d'un coup retombait en selle. Courant en furie et tenant d’une

1. «... Quand je veux jeusner, il me faut mettre à part des souppeurs ; et qu'on me presente justement, autant qu'il est besoin pour une reglée collation: car si je me mets à table, j'oublie ma resolution. » Essais (1588), liv. III, chap. xm.

462 JOURNAL DE Me

sella. Correndo in furia, e cione, scendeva del cavallo, tt di vt d il mancino tenendo nella are e piu va

saliva sulla sella a questo modo. . a corpo sulla sella correndo se

chesco dinanzi, e di dietro con f agevoi giando la testa, e la spalla sul è 4 a allo, e i piè in su dritto, dava carriera sù cavallo 0, una mazza in mano, la gittava in l'a lar ripi, correndo. Essendo în piede pei Vari a lanci mano dritto dava in un l'infilava | corre all'anello. A piedi girava w collo dinanzi, e dietro, avendola pt la mano,

main à l'arçon, il descendait du ci C he pied droit à terre, tenant le gauche | sieurs fois descendait et remontait en nière. Il faisait plusieurs tours © courant toujours. Il tirait d'un are ture derrière avec beaucoup d' sn | "n a l'épaule sur le cou du cheval, ets droit en l'air, il donnait carrière. au masse en main, il la jetait en l'air et la repren Jours courant. Etant en pieds sur la se e, une l main, il donnait droit en un gant e! ‘eni it, on court la bague. A piedil faisait tou er autour de son cou devant et deniatelii ay t heurtée fortement avec la main*. A

.« J'ay veu homme donner carriere À deux p PAU A sa selle, et au retour la relever, re seoir, fuyant tousjours à bride avallée : ayant} bonnet, y tirer par derriere de bons coup ce qu'il vouloit, se jettant d'un pied à 4 trier ; et autres pareilles singeries, PA il:

liv. I, chap. x1vni.

Al 10 d'Ottobre l'Ambasciatore di Francia mi mandò dopo desinare un staffiero per dirmi, che veniva a pigliarmi nel suo cocchio, s'io voleva ; per menarmi a vedere gli moboli del Cardinale Ursino, i quali si vendevano, perchè Lui era morto questa state in Napoli: et avea lasciato erede delli suoi beni grandissimi una sua Nipote bambina. Fra le altre cose rade ci era una coperta di taffettà fodrata di piuma di cigno. Di queste pelli di cigni intere colla piuma se ne vede assai in Siena : e tutte acconcie non me ne fu domandato altro che uno scudo e mezzo. Sono grandi comeuna pelle di castrato: e poche basterebbono a fare una coperta a questo modo. Vidi ancora un ovo di

Le 10 d'octobre, l'Ambassadeur de France! m'envoya après diner un estafier me dire qu'il venait me prendre dans son coche, si je voulais, pour me mener voir les meubles du Cardinal Ursin, que l'on vendait, parce qu'il était mort cet été à Naples, ayant laissé héritière de ses biens très grands une sienne nièce enfant *. Entre autres choses rares il y avait une couverte de taffetas fourrée de plume de cygne. De ces peaux de cygnes entières avec la plume on en voit beaucoup à Sienne : et toutes préparées, onnem’en demanda qu un écu et demi. Elles sont grandes comme une peau de mouton: et il suffirait de quelques-unes à faire une couverte de cette sorte. Je vis encore un œuf d’'autruche travaillé

Page 1