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Inciser superficiellement la peau

a. « La saison de les prendre est tout le Printemps. qui faut commencer en May; outre ledit temps. le Juin, l'Aoust, Septembre et quelque fois my Octobre. » Abbrege de la propridte des bains de Plommieres, de J. le Bon, Paris, 1576, Réimprimé par Louis Jouve, Epinal, 1809.

familiarité avec le seigneur d’Andelot, de la Franche- Conté, duquel le pere estoit grand escuyer de l’empereur Charle cinquiesme, et lui premier mareschal de camp de l'armée de Don Jouan d'Austria, et fut celui qui demeura gouverneur à St. Quintin lorsque nous la perdismes'. Il avoit un endroit de sa barbe tout blanc et un costé de sourcil; et recita à M. de Montaigne que ce changement luy estoit venu en un instant, un jour estant ches lui plein d’ennui pour la mort d’un sien frere que le duc d’Albe avoit faict mourir comme complice des Contes d’Eguemont et de Hornes?; qu'il tenoit sa teste appuyée sur sa main par cet endroit, de façon que les assistans pensarent que ce fut de la farine qui lui fut de fortune tumbée là. Il a depuis demeuré en cette façon.

Ce being avoit autrefois été frequenté par les Allemans seulement; mais depuis quelques ans ceux de la Franche-Conté et plusieurs François y arrivent à grand foule. ll y a plusieurs beings, mais il y en a un grand et principal basti en forme ovalle d'un’ antienne structure. Il a trente-cinq pas de long et quinze de large. L'eau chaude sourd par le dessoubs à plusieurs surgeons, et y faict on par le dessus escouler de l'eau froide pour moderer le being, selon la volenté de ceux qui s'en servent. Les places y sont distribuées par les

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1. Le seigneur d'Andelot-en-Montagne ou Andelot-sur-Salins (Jura), fils de Joan d'Andclot qui, à la bataille de Pavie, lutta corps à corps avec François Ier. — Une arméc espagnole, commandée par le duc de Savoie, qui venait de battre le connétable de Montmorency, prit Saint-Quentin d'assaut le 27 août 1557; la ville fut rendue au traité de Cateau-Cambrésis (3 avril 1559). Don Juan d'Autriche gouverna le Pays-Bas, ou plutôt il yguerroya de 1576 à 1578, jusqu'à sa mort. C'est là sans doute que le sr d'Andelot servit sous ses ordres.

a. C'est le 5 juin 1508 que les comtes d'Egmont et de Hornes furent décapités à Bruxelles.

costés avec des barres suspendues, à la mode de nos equiries, et Jette on des ais par le dessus pour eviter le soleil et la pluye. Il y a tout autour des beings trois ou quatre degrés de marches de pierre à la mode d'un theatre, où ceux qui se beingnent peuvent estre assis ou appuyés. On y observe une singuliere modestie, et si est indecent aux hommes de s'y mettre autrement que tous nuds, sauf un petit braiet, et les fames sauf une chemise !.

Nous logeames à l’'Ange qui est le meilleur logis, d'autant qu'il respond aux deux beings. Tout le logis où il y avoit plusieurs chambres ne coustoit que quinze solds par jour. Les hostes fournissent partout du bois pour le marché; mais le pais en est si plein qu'il ne couste qu'à coupper. Les hostesses y font fort bien la cuisine. Au temps de grand presse ce logis eut cousté un escu le jour, qui est bon marché. La nourriture des chevaus à sept solds. Tout'autre sorte de despence à bonne et pareille raison. Les logis n'y sont pas pompeus, mais fort commodes; car ils font, par le service de force galeries, qu'il n’y a nulle sujection d'une chambre à l’autre. Le vin et le pain y sont mauvais.

C'est une bonne nation, libre, sensée, officieuse. Toutes les loix du païs sont religiusement observées. Tous les ans ils refreschissent dans un tableau aude-' vant du grand being, en langage Allemand et en langage François, les lois cy-dessoubs escrites.

1. « Le matin on se met au hain.…. L'homme y entre avec des maronnes ou brayes, la femme avec sa chemise d'assez grosse toile: la trop deliee decouvriroit ce que le bain ne veut voir. On se baigne pesle mesle, tous ensemble d'alegresse joyeuse. Les uns chantent, les autres jouent d'instruments: les autres y mangent, autres y dorment. autres y dancent de maniere que la compagnie ne s'y ennuye point. ny jamais n'y trouve le temps long. » Abbrege... de J. le Bon, p. 30. Cité par P. Bonnefon, Montaigne et ses amis, t. II, p. 8.

Claude de Rynach, chevalicr, scigneur de St. Balesmont, Montureulz en Ferrette, Lendacourt, etc., consetllier et chambellan de nostre souverain seigneur monseigneur le Duc etc. et son Bally de Vosges :

ScavoiR faisons, que pour le repos asseuré et tranquillité de plusieurs dames et autres personnages notables affluans de plusieurs regions et païs en ces beings de Plommieres, avons, suivant l'intention de son Altesse, statué et ordonné, statuons et ordonnons ce que se suit :

Sçavoir est, que l’antienne discipline de correction pour les fautes legieres demeurera es mains des Allemands, comme d'antienneté ; ausquels est enjoint faire observer les cerimonies, status et polices desquelles ils ont usé pour la decoration desdits beings et punition des fautes qui seront commises par ceus de leurs nations, sans exception de personnes, par forme de rançon, et sans user d'aucuns blasphemes et autres propos irreverens contre l’eglise catholicque et traditions d'icelle.

Inhibition est faite à toutes personnes, de quelle qualité, condition, region, et province qu'ils soient, se provocquer de propos injurieus et tendans à querelle, porter armes esdits beings, donner desmanty, ny mettre la main aus armes, à peinne d'estre punys griefvement, comme infracteurs de sauve-guarde, rebelles et desobeissans à Son Altesse.

Aussi à toutes filles prostituées et impudicques d'entrer ausdits beings ny d'en approcher de cinq cens pas, à peine du fuét des quattre carres! desdits beings. Et sur les hostes qui les auront reçeues ou recelés, d'emprisonnemant de leurs personnes et d'amande arbitraire.

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