Edit. orig. : trois testons : ct le dedans d'oigneaus
devant de nos calotes, elles la portent en derriere, par où paroit tout leur poil tressé. Elles sont aussi volantiers chaussées de botines ou rouges ou blanches, qui ne leur siesent pas mal!.
Il y a exercice de deux Religions. Nous fumes voir l'Eglise catholicque batie l'an 866, où toutes choses sont en leur entier, et vismes aussi l'Eglise de quoi les Ministres se servent. Toutes les villes Imperiales ont liberté. de deux Religions Catholicque et Luteriene, selon la volanté des habitans. Ils s'appliquent plus ou moins à cele qu'ils favorisent. A Linde il n'y a que deus ou trois Catholicques, à ce que le prestre dit à M. de Montaigne. Les prestres ne laissent pas d'avoir leur revenu libre et de faire leur office, come aussi des Noneins qu'il y a. Ledit sieur de Montaigne parla aussi au Ministre, de qui il n’apprint pas grand chose, sauf leur haine? ordineire contre Zvingle et Calvin. On tient qu'à la verité il est peu de villes qui n’ayent quelque chose de particulier en leur creance ; et sous l'autorité de Martin qu'ils reçoivent pour chef, ils dressent plusieurs disputes sur l’interpretation du sens ez escrits de Martin *.
Nous lojames à la Couronne, qui est un beau logis. Au lambris du poile il y avoit une forme de cage de mesme le lambris, à loger grand nombre d’oiseaus ; ell'avoit des allées suspenduës et accommodées de fil d'arechal*, qui servoint d'espace 5 aus oiseaus, d'un