L'Eisach
12: evuuvuiL 1es CheMINS, sul estoint pierreux environ come en Pei tames apres, au travers d'un porta] haut, où nous trouvames une plein.
cnviron, et en decouvrions, de la la de pareille hauteur ; mais toutes deu:
reuses ; ce qui restoit le long de la 1 de nous, c'est de tres-belles preries. À per d'une trete à
BRixe ?, quatre lieues. Tres-belle p« vers de laquelle passe cete riviere, « bois : c'est un Evesché. Nous y visme Eglises, et fumes logés à l’Aigle, beau n'est guiere large; mais les mont:
mesmes sur nostre mein gauche, s'ét:
mant qu'elles se laissent testonner et aus oreilles. Tout se voit ramply de clc lages bien haut dans la montaigne, et } plusieurs belles maisons tres plesami assises.
M. de Montaigne disoit : Qu'il s'etc meffié du jugemant d'autruy sur le dis modités des pais estrangiers, chacun ne ter que selon l'ordonnance de sa coustu de son village, et avoit faict fort peu « tissemans que les Voiageurs lui donno lieu, il s'esmerveilloit encore plusde le
ptnntament -
Alpes en cetendroit etoit plein de difficultés, les meurs des homes estranges, chemins inaccessibles, logis sauvages, l'air insuportable. Quant à l'air, il remercioit Dieu de l'avoir trouvé si dous, car il inclinoit plustot sur trop de chaud que de froit; et en tout ce voïage, jusques lors, n'avions eu que trois jours de froit et de pluie environ une heure; mais que du demourant s'il avoit à promener sa fille, qui n'a que huit ans, il l’aimeroit autant en ce chemin, qu'en une allée de son jardin, et quant aus logis, il ne vit jamais contrée où ils fussent si drus semés et si beaus, aiant tous-jours logé dans belles villes bien fournies de vivres, de vins, et à meilleure raison! qu'ailleurs.
Il yavoit là une façon de tourner la broche qui estoit d'un engin à plusieurs roues ; on montoit à force une corde autour d’un gros vesseau de fer. Elle venant à se debander, on arrestoit son reculemant, en maniere que ce mouvement duroit pres d’une heure, et lors il le failloit remonter : quant au vent de la fumée, nous en avions veu plusieurs. Ils ont si grande abondance de fer, qu'outre ce que toutes les fenestres sont grillées et de diverses façons, leurs portes, mesmes contre fenestres?, sont couvertes de lames de fer. Nous retrouvasmes là des vignes, de quoy nous avions perdu la veue avant Auguste. Icy autour, la pluspart des maisons sont voutées à tous les etages; et ce qu'on ne sçait pas faire en France, de se servir de tuile creux à couvrir des pantes fort etroites, ils le font en Allemaigne, voire et des clochiers. Leur tuile est plus petit et plus creux, et en aucuns lieus platré sur la jouinture.
Nous partimes de Brixe lendemein matin, et rencontrames cete mesme valée fort ouverte, et les couteaux la pluspart du chemin enrichis de plusieurs belles mai-
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| 1. À meilleur compte.