‹ Journal de zoologieChapitre 108 sur 130 · J. GALLOT · texte numérisé non relu

J. GALLOT

présentant une succession de sept ou huit renflements. Ces sujets sont femelles. Leurs mouvements sont lents ; elles peuvent à peine se bouger. Du reste, elles doivent rester emprisonnées dans la cellule où on les a mises; je les crois de trop fortes dimensions pour passer par les petites ouvertures qui font communiquer les cellules entre elles. Quand je les rencontrai, elles paraissaient endormies ; elles balançaient à peine les derniers anneaux de leur abdomen ; leur calme et leur inertie contrastaient singulièrement avec Teffroi et le mouvement des ouvriers et des soldats qui fuyaient dans toutes les directions. Les habitants des celcellules non attaquées se remuaient également beaucoup ; je les voyais arriver à la file par les petits détroits, se succédant un à un, formant de véritables processions accélérées. Ile venaient peut-être aux nouvelles, ou plutôt, voulaient fuir le danger qui les menaçait.

Tous les individus que j'ai observés étaient dépourvus d'ailes. Je n'ai pu rencontrer de m&les ni de larves. Sans doute ces dernières n'exis* talent pas à cause de la saison avancée qui ne permettait plus aux ouvrières d'aller aux provisions.

Tai remarqué que tous, au bout de très-peu de temps, rentraient dans les morceaux qui n'avaient pas été détruits, et allaient dans les cellules les plus profondes, les plus éloignées de la surface, probablement pour éviter le froid. Cependant, le thermomètre s'élevait encore, à plus de 18 degrés au-dessus de zéro. Avant de détruire ces termitières, j'ai cherché dans la terre meuble qui entourait la base, et je n'y ai jamais trouvé aucun sujet. Tous étaient réfugiés dans leurs habitations, et vivaient de préférence au centre, c'est-à-dire dans l'endroit le moins accessible au refroidissement. Mais si je n'y ai pas trouvé de Termites, à deux reprises différentes, j'y ai vu d'autres animaux. Sous une première, j'ai rencontré une colonie de grosses Fourmis rouges ; sous une deuxième, dans la partie pulvérulente, une famille nombreuse de petites Fourmis jaunes qui avaient creusé des galeries, et qui se précipitèrent sur leurs larves dès que je détruisis leur habitation. A la partie inférieure de cette même sphère, dans une cellule spéciale qui ne communiquait pas avec celles des Termites, je recueillis douze Araignées brunes, aplaties, à longues pattes, du volume d'un grain de chenevis ; et enfin, toujours dans la partie pulvérulente, et en dehors de l'habitation, des petites Fourmis jaunes, un Hyriapode, long de plus de 5 centimètres, extrêmement rapide qui disparut bien vite en contournant son corps à la façon d'un Serpent.

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