ESPÈCE DE TERMITE
L'espèce de Termite dont je viens de parler, n*est pas la seale que l'oD trouve dans le pays. Tout près du village de Beconquista, le Rey forme un marais d'un kilomètre de largeur et d'une longueur quatre ou cinq fois plus grande. Ce marais est parsemé d'un grand nombre de buttes arrondies, hautes de 7 à 8 décimètres, larges de plus d'un mètre à la base, recouvertes d'eau pendant plusieurs mois de Tannée, et cependant habitées en tout temps par une multitude d'être vivants. Dès que Feau disparait, les Termites que les habitants du pays appellent des Fourmis, sortent en abondance pour rentrer dès qu'une inondation se reproduit. A l'époque où je visitai la région, ce marais était inondé, et malgré mon désir, je ne pus ouvrir aucune de ces habitations. A plusieurs reprises, je passai près d'elles, et même une fois, pendant une nuit obscure, mon cheval monta sur le sommet de plusieurs, sans que son pied, non armé de fer, il est vrai, s'enfonçât dans ces demeures, tellement était grande la dureté de la terre qui les composait.
ANALYSES
D'OUVRAGES ET DE MEMOIRES
LXIIV. — KITCHEN PARKER (W.) et BETTANY (G. F.) : Morphologie du crâne (1). In-8. Londres; 1877.
HH. Parker et Bettany ont rassemblé, dans un volume de 363 pages, l'ensemble des notions que Ton possède aujourd'hui sur le développement du crâne des Vertébrés et qui résultent, pour la plus grande part, des travaux de M. Parker lui-même qui a publié sur ce sujet plusieurs Hémoires trèsdétaillés.
Deux de ces Mémoires, celui qui traite du cr&ne du Saumon et celui qui traite du crâne du Cochon, ont été analysés dans ce Journal en 1874 (2) et en 1875 (3).
Gomme la conception de H. Parker se trouve exprimée dans ces analyses, nous n'avons pas à y revenir ici. Nous devons seulement signaler une variation relative à la signification morphologique des trabécules [trabecuks cranii de Rathke] (4). L'auteur qui avait professé l'opinion que les trabécules doivent être considérés comme des arcs viscéraux, admet cette fois, comme plus probable, l'ancienne opinion qui les rangeait parmi les éléments du crâne. Il pense aussi que le crâne doit être considéré comme composé de sept segments.
(1) Thé morphology ofthe SktdL
(3) T. IV, p. 62.
(4) Plan and segmenlation of (he earlUajfinaui liM/, p. 336.
MAGITOT. 39d
Nous devons faire observer, à rhonneur de M. Parker, que dans son amour pour la vérité, il ne tient à ses idées qu'autant qu'elles lui paraissent concorder avec l'observation rigoureuse des faits.
Le volume dont nous parlons en ce moment contient la description du développement du crâne :
1^ Chez le Squale et la Raie, et, comme appendice, chez les Hurénoïdes, les Siluroïdes, les Ganoïdes, le Gératodus, le Lépidosirène, la Chimère et les Élasmobranches.
^ Chez TÀxololl, et, comme appendice, chez les Urodèles.
3^ Chez la Grenouille, et, comme appendice, chez les Anoures.
4"* Chez la Couleuvre, et, comme appendice, chez les autres Reptiles.
5^ Chez le Poulet, et, comme appendice, chez les autres Oiseaux.
G"* Chez le Cochon, et, comme appendice, chez les Mammifères.
7' Chez l'Homme.
86 figures intercalées dans le texte en facilitent l'intelligence au lecteur.
Cet ouvrage, le plus complet qu'on ait encore publié sur ce sujet, n'est pas moins remarquable par le détail des faits que par la manière dont ces faits sont exposés.
(E. Alix].