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TRAVAUX DE M. BABBANDK. MIS

Chalmas (1), les Goniatid» et les Amnumilidx des Tétrabranches ou Tentaculifères (NautUidaB), et on defra les rapprocher de quelques Dibranches ou Âoétabuliftees (Spirulidas et Bdemnitidas) qui sont pourvus d'un ovisac.

II resterait maintenant à savoir si la présence ou l'absence d'un ovisac a une aussi grande valeur que celle que HM. Sandberger, Hyatt, Barrande, Munier-Cbalmas lui attribuent. Il faudrait aussi être éclairé sur le rôle de la cicatrice, et sur la nature de Tovisac. Peut-être ce mot est-il mal choisi, puisqu'il suppose comme démontrée l'existence d'une enveloppe calcaire de Fœuf.

On pourra discuter et errer longtemps sur ce sujet, jusqu'au moment où une observation directe sur l'embryogénie des Nautiles, nous en donnera la vraie solution. C'est ainsi que, jadis, on a agité avec ardeur la question du parasitisme du Poulpe de l'Argonaute, qui a été résolue le jour où Duvernoy a montré des embryons d'Argonautes pourvus d'une coquille dans l'œuf.

Tels sont les points importants traités dans les derniers travaux de H. Barrande. Quelle que soit l'opinion que Ton professe sur la théorie de l'évolution, il est impossible de n'être pas frappé de l'argumentation de cet habile naturaliste, qui continue sans relâche et sans fatigue le plus bel ouvrage que Ton ait jamais écrit sur la paléontologie des terrains de transition.

La doctrine de l'évolution est-elle renversée par les faits qu'il a produits ? Je ne le pense pas. Il a prouvé qu'on distinguait, chez les Céphalopodes anciens, deux grands types d'organisation bien séparés à toutes les périodes de leur existence et n'ayant entre eux aucun lien pbylogénique ; mais l'évolution de chacun de ces types, dans le temps, surtout

(f ) CompUi rendm hebiom. (séance da 29 décembre 1873).

h%k P. GEKYAIS ET E. AUX.

pour les Céphalopodes à OTÎsac (AmnumitidaB et GimiatidB)^ reste extrêmement probable, et conforme àTobservation.

En ces matières on ne peut, en efifet, rien demander de plus qu'une probabilité.

OSTÉOLOGIE ET MTOLOGIE

MANCHOTS ou SPHÉNISGIDÉS ;

PAR

nm. Pnvl «BATAIS ei Bdm«n« AMML.

L'ensemble des Brachyptères ou Plongeurs que Cuvier ne regardait que comme ne constituant qu'une simple famille de son ordre des Palmipèdes, est aujourd'hui partagé en plusieurs groupes naturels, ayant chacun celle même valeur, groupes auxquels on donne les noms de Grèbes ou Podicipidés, de Plongeons ou Colymbidés, de Pingouins ou Alcidés et de Manchots ou Sphéniscidés.

En efifel, les Grèbes, indépendamment de l'élat incomplet de leurs palmatures qui rappellent celles des Foulques et des Talèves, Oiseaux que Temminck plaçait avec eux parmi ses Pinnatipèdes, se distinguent par quelques traits assez importants de leur ostéologie et leur bassin est> en particulier, fort différent ; les Plongeons n'ont pas la même forme sternale que

0STÉ0L06IE ET MYOLOGIE DES MANCHOTS. kiH

que les Pingouins, ce que L'Herminier (1) fait déjà remar^ quer ; enfin les Manchots sont encore plus faciles à distinguer par la singularité de leurs membres : aussi tous les ornithologistes, même ceux qui réunissent en une seule famille les Grèbes, les Plongeons et les Pingouins, dont une des espèces les plus remarquables est YAlca impennis dont M. Owen a décrit le squelette (S), les ont-ils acceptés comme constituant une division particulière bien distincte des trois précédentes. Nous ayons pensé qu'il ne serait pas sans intérêt de revenir sur les principales dispositions ostéologiques propres aux Sphéniscidés, dispositions qui, d'ailleurs, ne sont pas toutes également bien connues, quoique plusieurs auteurs aient parlé de certaines d'entre elles. Nous ferons suivre la partie de ce Mémoire qui leur est consacrée, d'une description myo« logique du même groupe d*Oiseaux, tirée de VEitdypte$ chry^ solopha.

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