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DES PIEDS DES ÉDENTÉS

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H. Pa«l fiBRTAM.

Les pieds des animaux Mammifères qui constituent la sousclasse des Édentés, présentent dans la forme des éléments osseux qui les constituent, des particularités aussi exception*nelles que diversifiées et ils ont déjà donné lieu à des travaux desoriptife à la fois nombreux et importants ; cependant la science est loin d'être fixée au sujet de la valeur de ces caractères, et il n'en a pas été fait une exposition suffisamment comparalive, qu'on les examine, soit dans les espèces actuellement vivantes de cette grande division, soit dans celles qui ont disparu du nombre des êtres vivants. C'est ce dont j'ai pu me convaincre lorsque je me suis efibrcé de reconnaître, à l'aide de quelquei^uns des ossements qui en ont été trouvés dans les marnes éocènes du parc Monceaux, les affinités de

ranimai auquel j'ai donné le nom de Pematherium (1). Le calcanéum qui m'a servi à distinguer 1q genre Valgipes [i], voisin à certains égards des Scelidotherium^ n'offre pas de moindres difficultés, lorsqu'on veut également se faire une idée précise des particularités qui le distinguent» et pourtant les pieds des Edentés fardigrades sont connus dans presque tous les genres fossiles de cet ordre.

Guvier, qui avait indiqué les principales dispositions propres à cette partie du squelette chez les Paresseux, d'après rUnau et TAï de Buffon, espèces qui en sont avec l'Unau d'Hoffmann et diverses sortes d'Aïs également décrites à une époque plus récente, les seuls représentants encore existants, donne aussi la description et la figure des os des membres du Uegatheriim (3). Le même sujet a été abordé depuis lors par Pander et Dalton, de Blainville (4) et Owen (5).

J'ai même eu l'occasion de signaler le calcanéum d'un animal de ce genre provenant de Bolivie, en faisant remarquer les particularités de valeur peut-être spécifique qui le distinguent de celui du Megatherium Cuvieri (0), et j'en ai observé depuis lors un autre qui provient du Bas-Amazone, d'où il a été rapporté par M. Baraquin, avec des ossements appartenant les uns au grand Grocodilien que j'ai nommé Dinoiuchîis terror (7) et les autres à une grande Tortue que je ferai bientôt connaître.

Des gigantesques espèces qui composent la tribu des Hylodoutes la plus rapprochée du genre Hégathérium parait être

(1) Journal ^ Zoologie, t. V, p. 424, pi. xviii; 1876.

(2) Ibid., t. m, p. 162, pi. y ; 1874.

(3) OêsementifoêiUeê, t. V.

(4) OstéograpkU, genre Megatherium, pi. m et iv.

(5) Memoir o» thé MegaHherwm, in-4 av. pi. Londres, 1861.

(6) Foyage de F. de Cait&inau dam V Amérique du tud ; jinalomie, p. S2, pi. xu, flg. 5-6.

(7) Journal de Zool.^ t. V, p. 282, pi. ix ; 1876.

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celle dont je fais le genre Lestodon et dont on trouve le pied de derrière ainsi qu'une partie du pied de devant, décrits dans mon second Mémoire sur les Mammifères fossiles de la région sud-américaine (1).

Les membres antérieurs et postérieurs du Megalonyx sont en partie connus (2) depuis les travaux de Guvier, Harlan et Leidy et ceux du Myhdon roburtus ont été complètement décrits par M. Owen (3).

MM. Lund (4), Owen (5), de Blainville (6), Nodot, etc. (7). ont foomi des détails relativement aux mêmes parties envisagées chez les GlyptodonSj et plus récemment M. Burmeister (8) vient de donner à leur égard des détails plus circonstanciés encore.

Les Tatous fossiles devront être comparés, quant à Tosléol(^e de leurs pieds avec les espèces actuelles du même groupe ; j*ai déjà décrit séparément, sous ce rapport, YEutch tus Seguini; il sera question des autres, dans le présent Mémoire. Ce sujet, déjà si bien traité par Cuvier, me fournira l'occasion d'examiner aussi les Edentés les uns américains conune les Tatous, les autres, au contraire, asiatiques ou afri-* cains, tels que les Pangolins et les Oryctéropes, qui appartiennent à des genres différents des Dasypidés ; enfin, je par-

^ (1) Mém, So€. géoly 2* série, t. IX, part. V : Mammif. fo$s. de VAmériqui mérid,, p. SI9, pi. xxvii. — Voir aussi Reinhardt; Lestodon armaiui;

(S) Cavier, Ou. fo$s., t. V. — Leidy, Extinet Slo^ tribe; 18S3. — Voir luâsi Blatnv., Oiîéogr.^ g. Megalhernm, pi. m.

(3) Deicript ofthe ikeleion ofihe extinet gigtmlie Sloth [Mylodon rohuitm]; iD-4av. pi. Londres, 1842.

(4) BUtk BratiUoM Df/reverden [Jead, de Copenhague, 1839). — Brasi" Uem Udiôde Dfnkabmng (Aead. de Copenhague, 1842).

(5) Cotai, du eoU. dee Chirurgiem.

(6) Ottéographie^ g. Glyptodon, pi. ii.

P) Mim. Aead. Dijon ; 1851.

(9) Anales Mue. pubL Buenoe^Airee, t. \, pi. vu, x, xxii el xzxiii. Jmihal di Zoolociib. — T. VL 1877. 6

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lerai aussi des organes de la marche chez les deux genres Macrotherium et Ancyhtherium, Yun et l'autre très-peu connus à cet égard, malgré la singularité des particularités qui les caractérisent.

J'ajouterai aussi quelques détails au sujet de plusieurs des espèces dont 09 avait déjà décrit les mêmes oi^anes (1) et, dans quelques cas, je comparerai ces organes pris dans Tétat adulte avec ce qu'ils sont dans le premier âge, afin de mieux faire comprendre les modifications qui s'y opèrent. En ce qui concerne les Paresseux des genres Bradype et Cholèpe, ce moyen est le seul qui permette d'expliquer les particularités remarquables que présente la composition ostéologique de leurs pieds.

(A continuer. ]

(1) Soe. géoU^ loeo eU., p. 36, pi. xxix ; 1873.

LE

RHACHIANECTES GLAUGUS

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