PROJET
« 1° II sera formé un corps permanent de chirurgie militaire sous le litre distinctif de chirurgie de bataille.
« 2° La chirurgie de bataille aura un état-major composé d’un chirurgien-major général commandant en chef, de deux chirurgiens-majors visiteurs généraux, d’un payeur et premier gérant-comptable.
. « 3° La chirurgie de bataille sera divisée en plusieurs centuries distinguées par autant de numéros. Il y aura à la tête de chaque centurie un chirurgien-major centurion, ou chef de centurie. Il y sera attaché un gérant-comptable.
« La centurie de chirurgie de bataille sera divisée en dix décuries. Chaque décurie sera composée d’un chirurgien-major décurion, ou chef de décurie, de deux aides-
majors, de sept sous-aides-majors, d’un adjudant-gérant, d’un sergent écrivain, d’un sergent de police, d’un caporal dépensier, d’un I de police, de vingt-cinq servants (soldats-hospitaliers-infirmiers). La décurie pourra être divisée en deux manipules.
« Chaque décurie de chirurgie de bataille aura avec elle deux voitures légères chargées de moyens de secours de toute espèce, deux chevaux de bât pour porter rapidement les moyens de secours urgents sur le champ de bataille, et quinze chariots du pays pour ramener les blessés du champ * de bataille au premier hospice et les transporter successivement plus loin.
« Les chirurgiens de régiments, légions, bataillons, seront de droit affiliés à la chirurgie de bataille. Le nombre des aides et sous-aides sera diminué de moilié au moins par leur admission à la chirurgie de bataille ou leur rentrée au service de santé à la suite de l’armée.
« Pour être admissible à la chirurgie de bataille, il faudra avoir fait une campagne à l’armée active ou avoir été employé pendant un an dans les hôpitaux du territoire. »
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17. — Je suis parti ce matin pour le château de Finkenstein, où est logé l'Empereur. Mon projet me pesait, m’inquiélait ; il fallait que j'en débarrassasse mon cœur. L’ayant mis au net hier, je me suis habillé, ai fait mes affaires et suis monté en voiture à neuf heures et demie. Il y a deux lieues et demie d’un chemin tantôt détestable, tantôt très bon; on traverse un bon pays, bien cultivé, bien ensemencé; on traverse aussi de belles forêts. Nous avons vu plusieurs charrues attelées de bœufs et conduites par des paysans pleins de sécurité; quelques-unes de ces charrues n’ont point de roues; il est difficile de les conduire ; les bœufs qui les tirent sont attelés à plus de « huit ou dix pieds l’un de l’autre et le paysan trace son :