DS
le d'artillerie à pied.
GAe pie
65e AUS
88e ses
4e cuirassiers.
hp
I ÿ à eu manœuvre de cavalerie. Les deux empereurs » ct le roi de Prusse y ont assisté. Ce dernier semble n’oser » aller de pair avee les autres ; il reste presque toujours der- - rière eux et ne desserre pas les dents; cependant on le » salue et ses collègues lui font politesse. En revenant de la manœuvre, notre Empereur m'a apercu et salué en sou-
- rian{; il avait à sa gauche l’empereur de Russie et Guil-
Jaume. Que de choses ce souris un peu malin m'a dites! Il
a été remarqué de tout le monde et une si flatteuse distüinction honore toujours la partie dont je suis le chef.
Rien n’est beau comme la petite jument qu’on a achetée avant-hier pour moi : je l’ai appelée Memelée, en souvenir du lieu où je l’ai acquise.
29. — Ce matin j'ai écrit, au nom de mon neveu, une lettre pour Son Altesse Impériale le grand duc de Berg et une pareille pour le prince de Neufchâtel : je leur demande l'emploi de lieutenant-colonel pour cet étourdi, qui, au lieu d’être près de moi et d’y être resté, s’en est allé courir à Varsovie. J’ai aussi mis au net mon état de présentations et, m'étant habillé, je suis allé chez le grand-duc de Berg, qui m’a accueilli avec une bonté et une amabilité toutes particulières. Je lui ai parlé de Wadeleux, avant de lui remettre ma lettre. « À propos, m'a-t-il dit, qu’est-il devenu ? Pourquoi n'est-il pas resté près de moi, ainsi que je le lui avais dit et que l’avait décidé Sa Majesté ? Il aurait fini la querre avec nous et cela lui eût été tres utile. L’Empereur m'en demanda encore avant-hier des nouvelles; Je ne sus que lui répondre. » J’ai tâché de l’excuser et remis sa soi-disant pélition à Son Altesse, qui l’a lue attentivement, s’est récriée au passage des vingt-deux blessures reçues en Egypte, et m’a donné sa parole qu’au premier régiment de cavalerie légère qu’il formerait, il y appellerait mon neveu en qualité de lieutenant-colonel. De là, je suis allé chez le prince de Neufchâtel ; il y avait beaucoup de monde ; il ne m’en a pas moins reçu et très affectueusement. Je lui ai remis mon état, en l’invitant à être notre appui auprès de Sa Majesté et à rendre cette dernière justice et ce dernier service à la chirurgie de : l’armée. Il m’a rappelé que déjà on avait beaucoup fait pour elle, que le décret du 5 mars lui avait été très avantageux et qu'il ne fallait peut-être pas se montrer si exigeant. Je lui ai répondu que la chirurgie, infatigable