‹ Journal des campagnes du Baron PercyChapitre 213 sur 293 · SÉJOUR À BERLIN · texte numérisé non relu

SÉJOUR À BERLIN

| mauvais pain de seigle, qui est détestable pour les malades . atteints de diarrhée et de dysenterie.

- Quelques commissaires des guerres, depuis le départ . de Sa Majesté, voudraient sortir de leur coquille et pren- - dre un ton envers les chirurgiens, que l'opinion, la réalité des services et la bienveillance du maître ont placés bien au-dessus d’eux. Je m’en suis plaint à l’intendant général, à qui je crois avoir prouvé qu’un commissaire pouvait être chef d’un hôpital, mais jamais chef des . officiers de santé ; il y a encore bien des choses à dire et à faire sur ce point.

| TI ÈS Jusqu'au 15 le temps a été froid ; hier 16 et . aujourd'hui 17, il s’est adouci. On présume que l'hiver . sera très rigoureux.

CAMPAGNE D'ESPAGNE

Départ pour l'Espagne. — Abus des év@&uations. — Détresse des convois. De Bayonne à Irun. — Hôpital de Tolosa. — Paysans espagnols. — Les pendus de Mondragon. — Encombrement des hôpitaux. — Jeunes et vieux chirurgiens —- Couvent et hôpital de Miranda. — Blessés et hôpitaux de Burgos. — Infirmiers espagnols. — De haut en bas, de bas en haut. — Entretien avec l'Empereur. — Gratifications aux blessés. — Infection de Burgos. — Etat grave des évacués. — Mortalité excessive. — Ivresse générale. Entretien avec l'Empereur. — Organisation du service. — Mutilés volontaires. — Infirmiers militaires. — Dangers des braseros. — Voilà bien de la tendresse. — Infortune des pharmaciens militaires. — Le général Lariboisière. — Evacuation de blessés. — Nuit de bivouac.

Je suis parti de Paris le 18 octobre. Arrivé à Bordeaux, j'ai vu l'hôpital Saint-André, qui était plein de malades venant de l’armée, ainsi que deux autres hospices-succursales formés pour les évacuations. Les administrateurs sont en avance de deux cent mille francs et n’osent aller outre, Ily a dix-huit cents malades en cette ville; c’est tout ce que les hôpitaux et hospices peuvent contenir ; on envoie par eau à Rochefort les malheureux soldats qu'on ne peut recevoir ; de là ils vont à La Rochelle, ec. Si ces évacuations abusives et lointaines continuent, larmée tombera bientôt en deliquium. I passe, à ce qu’on dit, chaque jour à Bayonne trois cents malades ; on les évacue par les Landes; ils vont à Auch, Perpignan, Toulouse, Carcassonne ; d’autres suivent la route par Langon, d'où on les envoie à La Réole, Blaye, etc. Cet état de choses ne peut durer : j'espère, chemin faisant, y porter remède. Un hôpital militaire bien établi à Bordeaux opposerait une

PE Te A PT PE EE TE ET EU

‘ F d AG + *

RE + À a:

ASP 6 te RE TN Re ET

bte étudie LE DR OS Le

Page 1