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16. — Je suis enfin à Burgos, après une forte journée. de douze lieues de France. Tout est couvert de cadavres. autour de cette capitale de la Vieille-Castille ; les Espagnols y ont été battus et taillés en pièces le 12; on s'occupe d’enterrer les morts, que leurs compatrioles déshabillent auparavant. Le soldat espagnol est fort, mais”sale: et mal tenu ; rien de plus dégoûtant que sa friperie ; il se couvre de lambeaux de drap de capucin, comme les paysans, qui se couvrent du même drap et portent une: espèce de capuce sur leur tête. Dans cette journée nous n'avons eu que cent vingt blessés, sur lequel nombre il a. été fait neuf amputalions ; c’est M. Rozel, chirurgien-
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