‹ Journal des campagnes du Baron PercyChapitre 252 sur 293 · RER EE © “EL: 1 M Z · texte numérisé non relu

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__ C’est ce qui vient d'arriver à un des gens du prince ; il est accouché d’une balle qu’il portait depuis quinze ans. |

J'ai raconté à Sa Majesté la blessure singulière qu'a reçue devant Valence le major Clavel, à qui je voulais attirer quelque intérêt de la part de Sa Majesté. L'Empereur a dit : « Mais cette pièce d’or (je l'avais appelée double napoléon) qui s'était gnfoncée dans les chairs, n’y eût-elle pas fait des ravages si on ne l’eût pas retirée ? Au reste, l'or est moins dangereux. que le plomb, et puis la nature ne souffre rien d’étranger. »

Sur quoi Sa Majesté est sortie de table, et moi je suis sorti de chez elle pour aller déjeuner avec MM. les grands officiers : M. le grand-maréchal avait eu l'attention de placer sur mon chemin un huissier pour me conduire à la salle à manger. Ce déjeuner ne m’a pas réussi : je n'avais pas faim. En sortant de là, je suis entré chez le prince qui m'a bien reçu et à qui j’ai recommandé ma liste de présentations et remis l’exposé relatif au major Clavel; à ce sujet, il m'a dit qu'il voyait ce qu’il fallait à ce brave officier, mais qu’il ne vaquait aucun régiment; je lai quitté satisfait de son accueil, car je craignais de lui avoir déplu en m’adressant directement à Sa Majesté.

13. — Il a fait beau aujourd'hui. Notre hôpital s’engorge; il a fallu en reconnaître un autre dans le couvent de Saint-Ambroise. On a pendu, à onze heures, les Espagnols qui ont assassiné un officier polonais et deux soldats français. Un cinquième, assez riche habitant de la ville et ayant sa maison sur la place même où il allait être pendu, a eu sa grâce au moment où il allait monter à l'échelle; il a été d’abord stupéfait d’étonnement et de joie; ensuite il s’est mis à crier : Viva el Emperador ! Tous les habitants s'étaient portés chez Sa Majesté pour sauver ce particulier, qui pourtant, à ce qu’on dit, était le plus coupable. Il y

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