ORGANISATION DÉFECTUEUSE
berg et Fribourg formeront la dernière ligne, passé la- - quelle il n’y aura plus d'évacuation. Entre Villingen et Fribourg il y aura un hôpital où les malades évacués pourront passer une nuit pour arriver le lendemain à Fribourg. J'aurais désiré que l'administration fit venir du magasin de Colmar des fournitures pour établir les hôpitaux de Fribourg et Villingen et que successivement on transportât sur la rive droite les fournitures des hôpitaux sup- . primés à Toul, Thionville, Verdun, Longwy, ce qui eût . singulièrement favorisé le service; mais il entre dans son. système de ne rien exposer et de dépenser le moins possible, de sorte qu’il faut que ce soit le pays qui fournisse tout ; ainsi nous verrons encore arracher le linge et autres effets appartenant aux malheureux habitants et il sera facile à l'administration de faire d'immenses profits. L'armée a pris le nom d’armée du Danube le 19 ventôse. - Le quartier général est encore le 23 à Villingen. … La 3° division (Saint-Cyr) a établi un petit hôpital de … circonstance à Rottweill, où elle a déjà envoyé plusieurs malades.
… On demandait si les chirurgiens seraient payés sur le pied de guerre : « Oui, répondit-on, si on retranche un “r du dernier mot. » En effet, on ne les paie guère et, . quand il s’agit d'eux, on ne connaît que ce pied-là. … Tel est l’état de détresse où se trouve le service des . hôpitaux qu’il n’y avait pas hier au quartier général le «moindre secours pour trois ou quatre malades qui y . étaient venus en réclamer : ni fournitures, ni denrées, ni infirmiers nulle part; des infirmiers, parce qu'on ne les paie point et qu'on les maltraite, quand ils vont demander leur dû. On a supprimé des hôpitaux sur les derrières, ceux de Toul, Verdun, Longwy; pourquoi n’avoir pas sur- “le-champ fait conduire au delà du Rhin le matériel et le personnel ? Cette mesure nous eût épargné bien des peines ;
“mais Marchand prétend qu’il ne faut rien exposer devant
pa
pis
l'ennemi: c’est dire qu’il faut tout prendre chez l'étranger
et faire ensuite de gros mémoires au gouvernement; une mauvaise couverte de laine est-elle donc plus précieuse que tant d'objets qu’on ne craint pas d'emmener ?
Il faut absolument, pour faire avec succès notre service en Allemagne, avoir des collaborateurs parlant les deux langues : j'ai coutume d’en placer deux ou trois par division; ils sont nécessaires pour les établissements, pour les évacualions.
Le 22 ventôse, l’armée s'étant portée à droite pour se rapprocher de celle d’Helvétie, il a fallu lever les établissemenis hospitaliers établis tant à Villingen qu'à Hornberg et Offenbourg; les malades du premier ont été sur-lechamp évacués sur le second, qui à son tour a dà les verser sur le troisième et celui-ci sur Strasbourg. Le matériel et le personnel de ces trois hôpitaux ont dù de suite se porter sur Schaffhouse, où il y aura un grand établissement ; dans cette ville se réuniront les officiers de santé, qui de
là se rendront dans celles des villes forestières(1) où il à
aura été nécessaire de placer des hôpitaux.
Le 23, on était à Engen, ville devenue fameuse par le ; pillage auquel elle fut livrée pendant trois jours, pendant : la retraite de Moreau, quæque ego miserrima vidi; je l'ai M
trouvée plus belle et plus propre qu’elle n’était alors.
Le 24, il a été arrêté qu’il y aurait un corps de six mille
flanqueurs aux ordres du général Vandamme, lequel se porterait en avant de Stokach et aurait une sous-division d’ambulance.
Nous avons été obligés de laisser aux soins des magistrats de Villingen huit malades non transportables lors de
la levée de l'hôpital de cette ville et tous affectés de péri-
pneumonies catarrhales. Ayant rencontré à moitié chemin de Villingen et Donaueschingen le citoyen Gouvion, qui
(1) Rheinfelden, Laufenbourg, Sackingen et Waldshut.