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Ledit détachement de M. Duplessis est arrivé ; il n’a point rencontré d’ennemis.
Les six sauvages de M. de la Colombière qui étoient restés derrière sont arrivés; ils ont fait deux prisonniers et deux chevelures entre le fort Georges et le fort Lydius. Ces prisonniers disent qu’il est arrivé un renfort de la Vieille-Angleterre.
M. de Beaujeu est rentré avec son détachement, avec six prisonniers et une chevelure qu'il a faits entre le fort Lydius et le fort Genrges; nous n'avons perdu personne.
Parmi les prisonniers est un capitaine de milice très instruit qui a déposé qu’il y avoit dix régiments de cinq cents hommes au fort Lydius; qu’ils s’attendent d’aller au fort Georges tous les jours; qu’on y transporte beaucoup de vivres et munitions ; qu’on y a mené six grosses pièces de canon; qu’il y a environ quatre mille hommes au fort Georges et près de deux cents bateaux sur le lac; qu’ils cherchent un chemin par terre ; que l’armée arrivée de la Vieille- Angleterre est en mouvement, dont grand nombre d'Ecossois; que milord Loundoun la commande; qu’on n’envoie point de troupes à Choagen.
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LE MÊME JOUR
Il est arrivé cent-vingt hommes de milice de Mont-
réal, qui ne suffisent point pour remplacer les malades.
Partie des sauvages sont partis pour aller mener leurs prisonniers à Montréal.
LE MÊME JOUR
Ecrit à M. le marquis de Vaudreuil et à Monsieur l’intendant ; envoyé copie des dépositions.
LE 6 Rien de nouveau.
Le 7
Il est parti quinze sauvages avec M. du Sablé, officier de la Marine, pour aller vers Sarasto.
LE MÊME JOUR
Un parti anglois a tué quatorze chevaux près de
Saint-Frédéric. Il est arrivé vingt-cinq Iroquois de Montréal.
Le 8
Il est arrivé deux cent quatre-vingt-deux hommes de recrues et cent quarante-deux hommes de milice, qui mettent l’armée à trois mille sept cent-soixanteun hommes, tout compris.
M. le chevalier a été reconnoître différents chemins dans les bois pratiqués par les Agniès.
Vingt sauvages des Anglois sont venus près le camp du portage, commandé par M. le chevalier de la Corne, où ils ont tué deux hommes et blessé un troisième ; ils étoient à pêcher. On les a poursuivis sans succès.
On a envoyé à dix heures du soir, un parti de soixante hommes aux Deux-Rochers pour tâcher de couper le parti.
Le 13
Fausse alerte occasionnée par un sauvage.
Le 16
M. le chevalier de Lévis a été reconnoître la Montagne du Serpent-à-Sonnette et les environs.
LE MÊME JOUR
Reçu un courrier de Montréal. Point de nouvelles du siège de Choagen; mais l’on a appris que les Anglois ont déclaré la guerre à la France.
Le 17
Arrivé onze Hurons ; le même jour fausse alerte; les compagnies de grenadiers sont rentrées tout de suite.
Un parti anglois est venu au camp de Contrecœur et a fait deux chevelures.
LE MÊME JOUR
Le sieur Florimond, officier de la colonie, est parti avec un parti de cent-cinquante hommes du camp de M. le chevalier de la Corne.
Le 20
Ledit détachement est rentré et a dit que les enne-
mis occupent une île du lac à trois lieues du fort Georges et qu’ils avoient des bateaux et une barque à deux mâts.
M. le chevalier a été visiter les camps du portage.
Les Hurons et quelques Canadiens avec trois officiers de la colonie ont été reconnoître le fond du lac Saint-Sacrement.
LE MÊME JOUR
Les boîtes ayant tiré, on a eu une fausse alerte.
On a appris de Montréal que, le 13, un parti anglois avoit défait trois hommes de la Barque, à sept lieues au-dessus de Saint-Jean.
Il est arrivé dix-huit sauvages de Montréal. M. le marquis de Montcalm mande qu’il part le 4 pour aller entreprendre le siège de Choagen, résolu de ne pas compromettre les armes du Roi, s’il ne voit pas jour au succès.
Le 24
Fausse alerte au portage ; on crut avoir vu les ennemis à trois lieues de là.
Le 25
M. le chevalier de Lévis fut visiter les camps du portage et tâcher de les rassurer, donnant continuellement des fausses alertes ; il a décidé d’y envoyer pour renfort soixante hommes de troupes de terre, qui se joindront au camp de Contrecœur et seront relevés tous les quatre jours, et cent-vingt hommes de la Marine, qui doivent former un camp intermédiaire entre celui du chevalier de la Corne et le susdit. Il a
fait rentrer les piquets qui y avoient marché la veille.
LE 26 Rien de nouveau.
Le 27
Le susdit détachement de soixante hommes est parti pour quatre jours.
LE MÊME Jour
M. de Lusignan, commandant au fort Saint-Frédéric, lui apprend indirectement la nouvelle et les circonstances de la prise de Choagen.
Le 28
M. de Saint-Martin est parti avec cent-vingt soldats pour aller occuper le camp mentionné ci-dessus.
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