CH. B
Strasbourg, 18 rue Geiler.
13 janvier 1927.
Monsieur,
L’analogie frappante qui existe entre le mal dont est atteint La Pérouse dans les dernières années de sa vie, et celui dont souffrait Monsieur le Prince, et que nous a décrit Saint-Simon dans ses Mémoires, prouve que Saint-Simon vous a fourni la matière du chapitre III de la troisième partie de votre livre Les Faux-Monnayeurs. Ne l’avoir pas dit, tout au moins dans votre Journal des Faux- Monnayeurs, est la preuve d’un manque absolu de franchise. Vous mentionnez Saint-Simon de la façon la plus ambiguë au sujet d’un rêve. Vous laissez votre lecteur, quant à ce chapitre précité au sujet de La Pérouse, sous la fausse impression d’une création originale de votre part. L’honnêteté ne
vous commande-t-elle pas de lui avouer le pastiche ?
Veuillez agréer, Monsieur, mes sincères salutations.