‹ Journal des guerres civiles de Dubuisson-Aubenay, 1648-1652Chapitre 5 sur 120 · I. La duchcRM de Longueville · texte numérisé non relu

I. La duchcRM de Longueville

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dinalat. Et ont plus de cinquante ou soixante opiné tous que le Roi seroit supplié avec instance que les Cardinaux fussent exclus, fers le président Viole, qui étant fort ami du Coadjuteur et de la nouvelle Fronde des Princes, a dit qu'il étoit à propos d'inviter à venir au Parlement demain ou autre premier jour d'assemblée les plus apparents du Qergé qui ont séance au Parlement, afin que leurs avis fussent ouïs et que le tout se passât en leur présence. On en est demeuré à recommencer par M. le conseiller de Guénegaud, deuxième président en la troisième des Enquêtes, qui ouvrira les opinions en la première assemblée.

A la sortie du Palais, M. d'Orléans et les Princes furent dîner chez le président Le Coigneux.

Duels en ce mois, devant et après, fort fréquents et impunis.

M. Laîné, maître des Requêtes, sieur de Marguerie, intendant de justice en Bourgogne, en retourne ici.

Le conseil de Conscience, dont étoit le chef le cardinal Mazarin , subsiste sous le Garde des Sceaux, Tévéque de Rodez et le Père Paulin, jésuite, précepteur et confesseur du Roi, le grand pénitencier de Paris et M. Vincent, qui en a été dès le commencement. Toutes affaires de bénéfices s^y expédient aisément. M. de Lyonne, secrétaire des commandements de la Reine en est et a envoyé quelques certificats contenant le résultat ou arrêt de leur conseil, comme faisoit le cardinal Mazarin. Mais M. de Brienne ne les a voulu recevoir, ni expédier le bénéfice de son mois -, là-dessus, et prenant mémoire du bénéfice, en a de son chef parlé à la Reine en faveur du poursuivant, tel qu^il a voulu, puis, selon l'ordre de la Reine, Ta expédié, qui est remettre les secrétaires d^État en leurs anciens droits et usages, tels qu'ils avoient avant le cardinal de Richelieu.

Conseil des dépêches, environ ce temps, aussi rétabli.

On parle de brouillerie et d^appel entre le comte d'Harcourt et le maréchal de la Mothe. — Cela est faux.

— Jeudi 2, Parlement assemblé, et y est enfin résolu que le cardinal Mazarin aura encore huit jours, pour toutes préfixions et délais, à vider le Royaume et lieux de Fobéissance du Roi : et quant à la déclaration du Roi présentée dès le 20 février et rapportée hier, on en demeurera à l'exclusion des cardinaux étrangers; et seront, pour ce, faites remontrances au Roi; et sont nommés commissaires deux conseillers du Parlement et de la Grande Chambre, ^MM. Broussel et Meunier-Lartige pour faire et par-

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faire le procès au cardinal Mazarin, au cas qu'il n'obéisse et ne sorte dans huit jours du Royaume.

A la sortie du Palais, M. d'Orléans et les Princes vont diner chez le Premier Président,

Ordonnance de la ville pour la garde des portes; (voyez la ici à part imprimée)'.

Ce soir, le sieur de Béringhen retourne de devers le cardinal Mazarin, auquel il a donné un cheval pour le poner et son manchon. Ses nièces vont dans un carrosse de M, d'Hocquîncourt, et son bagage est porté sur un fourgon à trois chevaux. Il tire par La Fére et Rethel à Sedan. Il a rapporté dudil Cardinal une leiirc à la Reine, qu'elle envoya en original aussitôt à M. le ducd'Orléans et qui est très bien faite. Il y en a ici une copie en ce cahier' et elle a été aussi imprimée et vendue publiqucmeni par la ville.

Le ballet du Roi, dansé dés dimanche ou lundi dernier, se danse encore ce soir, depuis huit jusqu'à dix heures.

— Vendredi 3, le sieur Fouquet de Mézières, frère de M. le Procureur général, est reçu conseiller en Parlement et, comme il faut l'assemblée des Chambres, le maréchal d'Estampes s'y est présenté; et celui de Villeroy l'ayant su, s'y est aussi trouvé et tous deux ont requis d'être reçus conseillers honoraires, le premier à la recommandation de M. d'Orléans, dont il est créature, et l'autre comme gouverneur du Roi : à quoi plusieurs se sont opposés, n'y ayant déjà que trop de tels conseillers honoraires, même maréchaux de France, comme les sieurs de THopiial et de la Mothe- Houdancourt et, selon aucuns, de Gramont aussi. Mais le Premier Président a été pour eux et ils ont été reçus.

Bruit que la dame de Beauvais, ci-devant première femme de la Reine et bannie il y a deux ans à cause d'une lettre du marquis de Jarzé, est rétablie près de la Reine, et ce, à la prière du cardinal Mazarin, lequel elle fut trouver à sa sortie de la Cour sur son chemin au Havre, à Villarceaux, dit-on : autres assurent qu'elle ne Ta point vu, et que son rétablissement se fait m gratiam principis Condœi, cujus causa puisa fuerat. — Voyez au 4 avril qu'elle a été rétablie actuellement.

I. Celte mention de Dubuisson et celle du paragraphe suivant indiquent bien que le recueil pour lequel a Été faite la copie qui «ert à celte édition a été formé par lui-mfmc, et la copie exécutée sous *ee yeux. L'ordonnance en question est à la page 542 du recueil.

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