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M. Pissard fils, marchand de draps à l'enseigne du Château couronné, rue Saint-Honoré, ayant aperçu à la Comédie française MH* Noirterre, vieille Laïs, est devenu éperdument amoureux d'elle, et ne sachant comment s'y prendre pour lui faire connaître son amour, s'est adressé à la Eudes, femme du monde tenant en garni l'hôtel de la Chesnaye, rue du Four- Saint-Honoré. Cette femme d’intrigue a effectivement réussi à découvrir celte demoiselle Noirterre à Belleville, près Paris, village où elle demeurait avec un vieux pécheur. Après lui avoir fait part du goût de M. Pissard pour elle, elle l’a déterminée à se trouver avec lui chez elle, rue du Four. Les propositions brillantes que lui fit M. Pissard ne l'ont point laissée en balance pour laisser son vieux. Il a été décidé dans l'instant qu’elle prendrait un appartement garni dans l’hôtel de la Eudes, qu’elle occupe présentement, où M. Pissard la comble de bienfaits. Il doit incessamment la meubler; en attendant, de son côté, il a quitté la demoiselle Huot, limonadière, rue Saint-Honoré , derrière la barrière des sergents , avec laquelle il vivait depuis un an.
Le marquis d'Olaville a soupô le 27 de ce mois à la petite maison do Brissault avec quatre autres étrangers; ils avaient pour filles les demoiselles Denesle, S‘ Gérand et Dubuisson. C’est le marquis d'Olaville qui a défrayé et Brissault a été très-content.
Ledit jour 27 , le baron de Wangen a donné à souper chez lui à MM. de Villemur, de Champeron, nu marquis d’Etrehan, au marquis d’Aubigny et au marquis de Sourdis. En femmes ils avaient la demoiselle Vesian , les demoiselles Raymond, Rousse, Saron et Montigny.