‹ Journal des opérations de l'armée de Catalogne, en 1808 et 1809, sous le commandement du général Gouvion Saint-Cyr; ou, Matériaux pour servir à l'histoire de la guerre d'EspagneChapitre 105 sur 120 · MONTANT · texte numérisé non relu

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CsTsltrie.

Tout.

OBSERVATIONS

des plus grands éloges, durent périr, dans cette journée désastreuse, sans que leurs noms puissent être transmis à la postérité! 1 Yoir le Mamteur du 17 janrier 4809.

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XVIII bis.

OBSERVATIONS

SDR L'HISTOIU DB Là GUEERB DE GÀTALO&IIE, ADttSBiC i l'auteur, don FRANÇOIS -XAVIER CABANES, PAR OR OPFh GIER DE LA DIVISION DU MARQUIS DE LAZAN, OODUIBAR GÉNÉRAL DE L'AYANT - GARDE DB L'ARIUIb DB CBRl HO- YUIGB.

ACTION DE LLINAS.

Instruit à fond de tontes les opérations et moavemei^ de la division du marquis de Lazan pendant son séjour ei Catalogne^ en ma qualité de membre d'un des corps doot cette division était composée, je ne puis m'empécber àt dire qu'en parlant, an commencement du chapitre H, des doutes qui assiégeaient l'esprit de H. de Vives, au sujet de la reddition de la ville de Roses, parce qu'il n'avait pis eu de nouvelles du côté du Lampourdan, M. Cabanes aurait dû faire mention de la correspondance continuelle qm eut lieu entre le général Vives et le marquis de Lazan, eonunandant du corps d'avant-garde : il ne cite qoe h correspondance de la Junte de Gironne ; c'est une omis^ sion de M. Cabanes^ qui n'aura pas eu connaiseuce des rapports fréquents du marquis, dans lesquels celuî-ci fai-

sait part de toat ce qui se passait et de tous les mouvements de l'armée française après la prise de Roses : ces dépêches forent portées par un aide de camp du marquis au général Vives, à son quartier général de San Feliù de Llobregat, longtemps avant que ce dernier vint à la rencontre de Saint-Cyr. Le marquis demandait en même temps qaelques renforts pour la défense de Gironne, attendu que les Français s'étaient rapprochés de cette place et faisaient mine de vouloir l'assiéger.

M. Cabanes assure qae presque tous ks militaires^ àllnstant où la prise de Roses fut connue, pénétrèrent le plan de Saint-Gyr de marcher au secours de fiarcelonne avec toute son année. Qu'U me permette de lui dire que, bien que ce projet semblât le plus convenable pour l'ennemi, il y avait nue foule de gens qui le regardaient comme tout à fait dangereux, même téméraire : d'un autre côté, le général 6aint-Cyr, en habile militaire, masquait ses desseins par des monvements contradictoires qu'il faisait bire à ses b^upes ; c'est ainsi que, tandis que le gros de son armée passait la Fluvia, ensuite le Ter et prenait position à la Bisbal, il avait eu soin de pousser sur Gironne, pendant les journées des 8, 9, iO et 11 décembre, une division de cinq à six mille hommes, laquelle division s'empara des hantenrs de Gostarossa et Santa Juha de Ramis, comme s'il eiât été question d'entreprendre le siège de la place dont ces hauteurs ne sont pas éloignées de plus d'une Uene. Le marquis, qui voyait de la place même ces divers mouvements, fit aussitôt occuper les positions cou-

venables pour empêcher les approches de l'ennemi» per* suadé qu'il avait effectivement le dessein de faire le siège ou du moins de bloquer la ville. Le 11, cette division française disparut tout à coup et par le chemin de Selva et de Molér, se rendit à la Bisbal où se trouvait le général Sainte Cyr. Ce mouvement si rapide et la nouvelle donnée par un affidé que le général Saint-Cyr avait fait retirer dans le château de Fignières toute son artillerie qu'il ne ponvait amener avec lui, ne laissèrent plus de doute sar son véritable dessein de conduire son armée au secours de Barcelonne.

M. Cabanes, qui voyait du Llobregat tons ces moarements, ne tint pas compte de ceux qui précédèrent la marche des Français sur la capitale de cette province.

Cette marche n'eut lieu que le 12. Saint-Cyr dit luiméme^ dans son rapport, que, ce jour-là, il fit son mouvement de la Bisbal; par conséquent' jusqu'au H, ni la Junte de Gironne, ni les affidés (espions de confiance), ni personne au monde n'était à même d'annoncer cette marche et moins encore de la donner comme une chose certaine au général Vives; on pouvait, tout au plus, en parler par supposition. Il est évident que le général Vives ne dut jamais hésiter à détacher à Granollérs une forte division de son armée, soit pour secourir Giroxuoe, soit pour observer la marche de l'année firançaise ; mais de toute manière^ depuis le 12 qu'il devait la connaître posi* tivement, jusqu'au 16, jour de l'action de LUnàs, il ent da temps de reste pour prendre, avec le gros de son aimée.

Qne position convenable afin d'y attendre le général Saint-Cyr.

Dès le H, le marquis de Lazan ne cessa de lai envoyer de fréquents avis sur tout ce qui était relatif à la marche de l'ennemi , le nombre de ses troupes, le chemin qu'il suivait) etc., en lui adressant les rapports originaux des affidés et des chefs des guérillas. Je suis convaincu que cela a été fait et que de son cdté le gouverneur d'Hostalrichy don Carlos Saint-EUier, n'a rien négligé à cet égard, de manière que le général Vives savait tout ce qu'il avait besoin de savoir pour régler sa conduite. Le commandant de Tavant-garde pouvait bien se tromper ainsi que ses aflGulés, sur le nombre des troupes françaises ; mais jamais il n'a dit, et je ne dirai point moi-même, que ce nombre fût de vingt mille hommes, comme Tassure M. Cabanes, sans autre donnée que la relation d'un Français^ parce que les renseignements les plus fidèles ne donnaient à Saint- Cyr que douze ou treize mille hommes et mille chevaux : cependant je pense qu'en y comprenant les troupes de différentes armes on pouvait lui en supposer environ quinze mille ; ce qui rectifie toutes les petites erreurs qu'il est si facile de commettre en fait de renseignements de cette nature.

Pendant ces jours-là il y avait dans la place de Girenne certains préparatifs de marche , et Ton croyait qo'il s'agissait d'aller inquiéter l'ennemi : le 13 le général de l'avant-garde reçut du général en chef l'ordre de sortir de la place avec une division aussi nombreuse

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qu'il le jugerait convenable, pour suivre rarmée ennemie dans sa marche sur Barcelonne sans le p^dre de vue; mais sans risquer d'action avec elle jusqu'à ce qu'elle fût battue de front par le général en chef lui-même. Aussitôt le marquis de Lazan se mit en devoir d'obéir. Il prit la route de Selva passant par le village de Gasa^ le même jour 13 ; la division était forte de quatre mille honunes d'infanterie, deux cent vingt chevaux et quatre pièces d'artillerie. J'étais dans cette division avec mon régîmeol. Nous aperçûmes bientôt l'ennemi, du village de Casa: notre général ne voulant en aucune manière manquer à l'ordre précis de ne point engager d'affaire, notre diviàoc resta sous les armes et en position jusqu'au lendemain 14. Le 15, les Français arrivèrent à San Géloni et nous à Riu de Arénas ; nos troupes légères atteignirent, an passage de la grande route de Oironne au village de Maillorquinas, quelques pelotons ennemis de rarrière-garde,etO y eut des coups de fusil de part et d'autre. Le 16 nous étions à Hostalrich, le 17 à San Géloni. Là, nous ne pûmes, malgré tous nos efforts, savoir le résultat de Taffaire de Llinâs^ ni même si elle avait eu lieu : nous entendîmes seulement parler vaguement d'une affaire avec la division du général Reding. Mon général ne reçut aucune dépêche du général en chef depuis celle du 14 à Casa de la Seha; c'est pour cela et parce que le premier ordre n'était pas révoqué, que le marquis de Lazan continua sa route et résolut d'aller à Granollérs avec sa division.

JUSTÎFICÂTIYBS. 431

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