CHAPITRE IL
Mirclie sur Barcelonne ; passage de la FluTîa, du Ter, au^de^ sons de Gironne. — L'avaDt-garde ennemie, commandée par le marquis de Lazan, coupée de son armée, par la marche du septième corps sur flosulrîcb. — Arrivée du général Tivès k TilallHi. — Bataille de Cardedeu. — Déroute de l'armée espagnole. — Séparation du général ViYès, forcé de s'embarquer ï Mataro, d'avec son armée en fuite. — Levée du siège de Barcdonne.
Pendant la durée du siège qui venait de finir si heureusement, le major général n'avait cessé de presser le général en chef, au nom de Napoléon, de se porter sur Barcelonne, pour en faire lever le siège, qui était commencé, et pour dégager le général Duhesme qui lui demandait de prompts secours, et lui assurait que la place serait perdue s'il n'en recevait pas pour la fin de décembre.
Le général en chef avait promis de marcher aussitôt la reddition de Roses, en lui annonçant que cette place ne pouvait, selon toute apparence, tenir au delà du 6 décembre : et il avait donné des ordres pour que sa cavalerie, qu'il s'était vu, ainsi qu'on Ta déjà dit, forcé, par le manque absolu de
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fourrages, de renvoyer sur ses derrières, fût de retour à la fin de novembre. En effet elle était arrivée à cette époque, et s'acheminait vers la Fluvia, ainsi que les charrettes et les mulets requis en France. Le général en chef ne perdit pas un instant. Le lendemain de la prise de Roses, 7 décembre, les troupes quittèrent les positions qu'elles occupaient autour de cette place, et, le 8, les vingt-six bataillons et les neuf escadrons destinés à faire lever le siège de Barcelonne, étaient réunis sur la rive gauche de la Fluvia : le 9 au matin, ils passèrent cette rivière, culbutèrent Fennemî de toutes ses positions, le rejetèrent sur la rive di^oite du Ter, dont ils occupèrent la rive gauche, le quartier général à Médinya.
II fallait donc que le général en chef marchât sur la capitale de la province avec environ quinze mille baïonnettes et quinze cents sabres, la division Reille devant rester dans le Lampourdan pour former les garnisons de Figuières et de Roses, et qu'il s**avançftt, avec d'aussi faibles moyens, contre l'armée espagnole, forte de trente-deux escadrons et de plus de cent bataillons, y compris les vingt-quatre tercios de miqueletsS On le répète,
« Voir pièces justificatives^ n* iK.