‹ Journal des opérations de l'armée de Catalogne, en 1808 et 1809, sous le commandement du général Gouvion Saint-Cyr; ou, Matériaux pour servir à l'histoire de la guerre d'EspagneChapitre 25 sur 120 · CHAPITRE SECOND · texte numérisé non relu

CHAPITRE SECOND

graves pour obliger à les abandonner à la discré- (fon des somatënes. Les cavaliers conduisaient leurs chevaux par la bride et au petit pas, portaient le fusil du blessé, et étaient obligés de faire halte chaque fois que ses souffrances, augmentées par la fatigue d'une semblable marche, les y forçaient. Ce moyen de transport, tout mauvais et insufiisant qu'il était, détruisait en outre notre cavalerie; car les hommes que l'on transportait de cette manière, tant à cause des douleurs qu'ils éprouvaient que de leur inhabileté à se tenir, aug-; mentée encore de l'embarras que leur donnait leur sac, ne conservant jamais l'équilibre, roulaient constamment sur leurs chevaux, et les blessaient souvent de la croupe au garrot. De sorte qu'aiirès la plupart des affaires, on pouvait compter notre cavalerie diminuée d'un nombre de chevaux égal à celui des blessés transportables.

Le général en chef passa cette nuit seulement à Barcelonne; ce court séjour l'empêcha de connaître les abus qui s'y commettaient journellement. Les nombreuses réclamations qu'ils occasionnèrent faillirent entraîner plus tard la mise en jugement de plusieurs officiers généraux qui y étaient employés.

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