CHAPITRE V
irrivée des dWisions Soubam et Pino sur Yalls. — Mouvement du géuéral Reding, de Tarragone dans la direction d'igualada. — Le septième corps suit ce mouvement. — Retour du général Redîng sur Tarragone. — Reding force le défilé de Picarooioiis, et repousse la division Souham. — Bataille de Valls. — Déroute de Tannée espagnole. « Poursuite jusqu'à Tarragone.
Le 22, les divisions Pino et Souham furent dirigées sur Valls ; elles en délogèrent les troupes et les somatènes qui s*y étaient réunis. On y apprit d une manière certaine le mouvement que Reding avait fait de sa droite sur son centre, et Ton craignit qu'il ne portât ce mouvement jusqu'à vouloir rétablir sa ligne de corn munication, avec sa gauche, au delà de la Noya; ce qui compromettait évidemment les troupes restées à Igualada, si le chef qui les commandait manquait, un moment, de surveillance ou de résolution.
Le général en chef se décida à le suivre en marchant, pour ainsi dire, dans ses eaux; en forçant sa marche, il espérait arriver avec lui et sur
ses derrières, au moment où il pourrait attaquer Igualada ; il fit porter de suite la division Pino à Plâ, oîi il se rendit lui-même; il laissa la division Souham à Valls, pour contenir les troupes espagnoles chassées de ce point, et celles qui étaient restées près de Tarragone, sur lesquelles-elles s'étaient retirées; le même jour il fit porter une avantgarde au col de Cabra, et le lendemain 23 il poussa une reconnaissance aussi loin que possible, sur la route que tenait Reding, afin d avoir de ses nouvelles pour régler lamarche du 24. Cette reconnaissance rentra le soir après avoir eu un engagement avec Tennemi, et ramena des prisonniers et des équipages enlevés au général espagnol ; elle certifia que ce général revenait, se dirigeant sur Tarragone, après avoir seulement opéré le ralliement des troupes du général Castro. Une autre reconnaissance avait aussi été envoyée à Tabbaye de S. S. Creus, et n'y avait plus trouvé personne. On voit, par les positions occupées par les divisions Pino et Souham, qu'il était difficile, pour ne pas dire impossible, à Reding, de rejoindre les troupes qu'il avait laissées près de Tarragone, sans livrer un vigoureux combat. Le général en chef s'était placé entre elles et lui, comme à Cardedeu entre